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« Le Brexit, une excellente nouvelle pour les emprunteurs ! », Michel Mouillart, Professeur d’Economie à l’Université de Paris Ouest, FRICS

Bonne nouvelle pour les emprunteurs… Le Brexit améliore encore les conditions d’accès au marché. L’analyse de Michel Mouillart, professeur d’Economie à Paris Ouest, FRICS.

Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Le climat anxiogène issu des résultats du référendum britannique du  23 juin rend les investisseurs fébriles et les incite à se protéger encore plus qu’avant le Brexit, en acceptant des taux d’intérêt négatifs. « Le taux de l’OAT à 5 ans était à -0,376 % le  1 er juillet. Au pire de la crise grecque, en 2015, il n’est jamais descendu sous les – 0,023 % et pendant seulement une semaine. Et rien ne nous dit que nous n’aurons pas bientôt des taux  d’intérêt négatifs à 10 ans ! Le 1 er juillet, l’OAT à 10 ans était à 0,157 %. Du jamais vu… », analyse Michel Mouillart, professeur d’économie à l’université de Paris-Ouest, FRICS dans un entretien exclusif accordé au Journal de l’Agence.

Des taux d’intérêt moyens à 1,6%… 3,5 fois moins élevés qu’au début des années 2000

Dans ce contexte, la baisse des taux d’intérêt des crédits immobiliers a repris à un rythme soutenu. Selon les derniers chiffres de l’Observatoire CSA-Crédit Logement, au mois de juin 2016, les taux d’intérêt se sont établis à 1,6% en moyenne contre 1,77% en mai. Soit des niveaux jamais atteints : 3,5 fois moins élevés que ceux observés au début des années2000 ! « Toute baisse du taux de l’OAT à 10 ans se traduit par une diminution du taux des crédits immobiliers de l’ordre d’un tiers : pour un taux moyen de 0,39% en juin, la marge de baisse est encore de l’ordre de 5 à 10 points de base pour les crédits immobiliers », observe Michel Mouillart.

Les taux des crédits immobiliers pourraient encore baisser un peu d’ici la fin de l’année

Cette baisse de l’OAT est une bonne nouvelle pour les emprunteurs, dans la mesure où les conditions de crédit sont déjà exceptionnelles. On peut ainsi compter sur des taux à 1,5% jusqu’à la fin de l’année (et même, probablement, sur une grande partie de 2017). Une bonne nouvelle pour le marché de l’accession dans l’ancien.

Le Brexit ne devrait pas avoir d’impact direct sur le marché immobilier français

« Il devrait être limité« , selon Michel Mouillart. Ce ne sera pas la dépréciation de la livre qui va  pousser massivement les Anglais à acquérir une résidence secondaire en France. Les difficultés économiques que va traverser la Grande-Bretagne vont en outre se traduire par une diminution des pensions de retraite et il n’est pas certain que tous les Britanniques installés depuis longtemps en France vont rester. Enfin, Michel Mouillart ne croit pas non plus à un retour massif des expatriés qui donnerait un coup de fouet au marché parisien.  « Le Brexit, ce n’est certainement pas que cela », conclut-il.


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