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5 bonnes raisons de ne pas attendre pour investir à l’étranger

Attendre les résultats des élections présidentielles pour concrétiser votre projet d’investissement immobilier à l’étranger n’est pas une bonne idée selon Victor Pages. fondateur du cabinet de conseil Altitude International Realty. Démonstration.

Si la tentation est grande, n’attendez pas les résultats d’élection et ou le vote d’une éventuelle loi / mesure en France pour avancer sur un projet d’investissement à l’étranger. Au contraire, mieux vaut rester concentré sur ce qui se passe sur le ou les marchés étranger(s) que vous visez. Voici les conseils de  Victor Pages, fondateur du cabinet de conseil Altitude International Realty.

L’élection présidentielle ne devrait pas impacter l’industrie de l’immobilier en France

Lorsqu’on étudie les programmes des principaux candidats, les références à l’immobilier sont assez peu nombreuses et il semblerait que peu d’impacts sont à attendre concernant l’immobilier. La loi Alur ne devrait pas être retouchée et seul François Fillon souhaite supprimer l’encadrement des loyers (pour le remplacer par un bail « modéré » donnant droit à des avantages fiscaux). Les dispositifs de défiscalisation actuels (ex : Pinel, Monuments historiques, etc.) ne devraient pas non plus connaître de modifications immédiates tout comme le poids des droits de mutation (réduction de 10% dans le programme de Marine Le Pen.) Enfin certains candidats évoquent des mesures spécifiques aux logements sociaux (rénovations du parc, conditions d’admission, etc.). Nous pouvons donc en conclure que le marché immobilier ne devrait pas connaître de changements structurels suite à l’élection présidentielle et que toutes les niches  et complexités existantes qui découragent beaucoup d’investisseurs devraient perdurer.

Pas de mesures choc à venir en faveur des propriétaires

Concernant l’imposition des revenus du capital, seul François Fillon évoque le sujet précisément et souhaite ramener le délai d’exonération des plus-values immobilières de 30 ans à 22 ans. Toutefois, alors que plusieurs candidats évoquent la mise en place d’une fiscalité unique pour les revenus du capital de l’ordre de 30% (CSG/CRDS inclus), l’immobilier devrait rester hors du cadre. Bien sûr, les règles actuelles permettent une exonération à terme mais on peut se demander si cette « flat tax » sur l’immobilier également ne serait pas intéressante. Pour permettre plus de lisibilité et rendre moins complexe la fiscalité immobilière en France et rejoindre sur ce point nos voisins, notamment anglo-saxons, qui pratiquent une fiscalité immobilière très stable depuis des décennies. Concernant l’ISF et sa suppression éventuelle, seul le candidat des Républicains propose sa suppression. Emmanuel Macron quant à lui souhaite maintenir un ISF Immobilier. S’il est difficile de prévoir l’évolution de la fiscalité dans les faits et notamment l’application du programme du candidat élu, il n’y a, semble-t-il, pas de mesure choc en faveur des propriétaires immobiliers à anticiper.

L’investissement immobilier à l’étranger se pense en solution de diversification

Non. Un projet d’investissement immobilier à l’étranger ne se construit pas par défaut. La démarche de diversification immobilière garde tout son sens quel que soit la fiscalité immobilière française. On investit à l’étranger pour aller chercher les avantages d’un autre marché ou bien la fiscalité particulière d’un pays et non exclusivement pour fuir le marché immobilier français. Qu’il s’agisse d’un investissement locatif aux Etats-Unis ou à Berlin ou encore d’une résidence secondaire au Canada ou au Portugal, tout projet immobilier à l’étranger doit se penser en solution de diversification, complémentaire d’actifs immobiliers ou mobiliers détenus en France.

L’immobilier américain reste attractif pour les investisseurs français

L’avantage d’investir en dehors de nos frontières est que la majorité des pays disposent d’un cadre fiscal stable, contrairement à celui de la France toujours très changeant. L’Amérique du nord en particulier est réputée pour sa stabilité fiscale, sur les revenus du capital notamment. Aux Etats-Unis, l’imposition sur les plus-values est une « flat tax » de 20%, éventuellement ramenée à 0% en fonction de votre taux d’imposition marginal de vos revenus. Les revenus fonciers sont imposés au taux marginal de l’impôt sur le revenu après déductions de l’ensemble des charges et amortissement (non autorisé en France pour les particuliers). Le Canada présente un cadre fiscal et des taux d’imposition très proches. Par ailleurs, un investissement immobilier à l’étranger est encadré par des conventions fiscales bilatérales. Celles-ci n’ont pas vocation à changer tous les ans et nécessitent l’accord des deux pays. Un gage supplémentaire de stabilité pour les placements à l’étranger. Seule vraie actualité du moment aux Etats-Unis, la potentielle baisse d’impôts promise par l’administration Trump. Cette mesure devrait renforcer l’attractivité de l’immobilier américain pour les investisseurs français qui paieraient encore moins d’impôts sur leurs revenus fonciers.

Investir à l’étranger reste accessible à partir de 80 000 euros

Alors que le marché de l’épargne côté produits reste dominé par des produits très franco-français tels que l’assurance vie ou l’investissement en parts de SCPI, de plus en plus d’épargnants regardent au-delà des frontières en quête de plus de rendement, d’une fiscalité plus douce ou encore de marchés plus dynamiques. Il est certain que l’investissement immobilier à l’étranger va se démocratiser dans les années à venir. Et il convient de rappeler qu’il est accessible à tous ou presque. Loin de l’image d’exil fiscal et de projets luxueux réservés aux plus riches, l’immobilier à l’étranger est accessible dès 80 000 euros. Les acheteurs d’aujourd’hui et de demain ont des profils très variés : jeunes actifs en phase de constitution de leur patrimoine, quadra disposant d’un peu d’épargne, expatriés, jeune retraités. Le véritable dénominateur commun reste le souhait de diversifier un patrimoine qui devra de plus en plus ressembler à nos économies mondialisées et interdépendantes.

 

 


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