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Achat d’un terrain : Bien choisir son terrain

Achat d’un terrain : Bien choisir son terrain

L’acquisition d’un terrain est une étape clé dans un projet de construction de maison. Découvrez les conseils des internautes de ForumConstruire.

Le choix d’un terrain, première étape d’un projet de construction, peut rapidement devenir un véritable casse-tête. Comment s’y prendre ? Que vérifier ? Quels surcoûts envisager ? ForumConstruire.com, plateforme d’échange entre particuliers sur la construction de maison et l’amélioration de l’habitat, a demandé à ses membres de partager leur expérience et de livrer leurs conseils.  Pour éviter les mauvaises surprises, suivez le guide.

Pensez à la revente

Avant de se lancer dans la recherche d’un terrain, gardez en tête que l’on achète toujours dans l’optique de revendre un jour… Ainsi, un coup de cœur peut se révéler dramatique si l’on n’arrive pas, plus tard, à s’en séparer. Il faut donc prendre garde aux petits inconvénients du terrain que l’on est prêt, aujourd’hui, à accepter, mais que l’on aura du mal à justifier au moment de la revente.

Déplacez-vous sur place à plusieurs reprises

Rendez-vous sur place à différentes heures de la journée, différents jours de la semaine, y compris le week-end (les bruits de voisinage et l’environnement diffèrent en effet selon le jour et l’heure), et ce même dans les pires conditions climatiques.

Vérifiez l’ensemble des aspects financiers du projet

Tenez compte de l’ensemble des aspects financiers qui découlent de la localisation du terrain : montant de la taxe d’habitation et de la taxe foncière bien sûr, mais aussi de la taxe d’aménagement, prix et qualité de l’eau etc.

Vérifiez la qualité de la connexion Internet

Renseignez-vous à propos de la qualité de la connexion Internet. En effet, une bonne connexion Internet (voire un dégroupage) peut permettre de faire de réelles économies sur le téléphone, sur la pose d’une antenne râteau pour la télévision etc.

Attention à l’orientation

Quand on fait construire une maison, autant bien faire les choses dès le départ et  suivre quelques logiques de bioclimatisme. Ainsi, il est conseillé de choisir un terrain offrant une vue dégagée de tout bâtiment haut au sud, afin de pouvoir bénéficier de la chaleur douce du soleil en hiver. De même, il faut se méfier des terrains en bordure de forêt ou bordés d’immeubles, pouvant cacher le terrain du soleil à certaines heures. Mieux vaut généralement opter pour un terrain dont l’entrée se situe plutôt côté nord, permettant ainsi un accès à la maison sans manger du terrain au sud (terrasse, piscine).

Intéressez-vous au plan local d’urbanisme (PLU)

Selon l’emplacement du terrain dans la commune, une future maison devra répondre à certaines règles strictes de construction. Distance par rapport aux limites du terrain, hauteur maximale, occupation maximale des sols (COS)… déplacez-vous à la mairie pour consulter le PLU (plan local d’urbanisme) ou le POS (plan d’occupation des sols), afin de savoir précisément ce qu’il sera possible, ou non, de construire.

Consulter le PLU peut aussi se révéler capital lorsque l’on achète un terrain entouré d’autres terrains vierges, qui plus est constructibles. Vérifiez sur le PLU qu’il est bien impossible d’y construire des immeubles ou autres bâtiments hauts, afin de ne pas vous retrouver collé à une barre HLM ou une usine dans quelques années.  Prenez compte aussi des futures possibilités de stationnement.

Assez techniques, les Plans d’Occupation des Sols et les Plans Locaux d’Urbanisme sont donc riches d’informations. On y trouve notamment le COS (Coefficient d’Occupation des Sols), à partir duquel il est possible de calculer la surface hors œuvre nette (SHON) maximale constructible sur la parcelle. Inutile d’être un matheux pour connaître la SHON maximale possible, il suffit de multiplier la taille du terrain par le COS.

Enfin, il est également important de vérifier que la parcelle n’est pas référencée sur un Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur. Ceci signifierait que le terrain est dans un secteur protégé et donc soumis à des règles d’urbanisme strictes, comme la validation du projet par un Architecte des Bâtiments de France.

© AGPhotography – Fotolia.com


  1. Jasmine

    12 avril

    Bonjour,
    Merci pour cet article. Toutefois, une précision à votre article ou plutôt un correctif. Le COS ne s’applique depuis la Loi Alur. Même si le Plan d’occupation des sols continue à le mentionner, l’instructeur de permis de construire doit en écarter son application. La SHON n’existe plus, on l’appelle la surface de plancher désormais.
    J’alerte tous les acheteurs potentiels sur un risque qui n’est quasi jamais envisagé, pensant que le notaire aurait l’obligation de les renseigner sur le sujet ce qui n’est pas le cas. Avant de signer la promesse de vente, assurez-vous que la réglementation n’est pas sur le point de changer : contentieux en annulation sur le PLU, enquête publique en cours sur le PLU ou le PPR aboutissant à modifier la réglementation etc…Je dispose d’un certain nombre de témoignages de personnes qui se retrouvent tout simplement propriétaires d’un terrain inconstructible car ils ne s’étaient pas informés de ces risques. La Loi n’impose ni au vendeur ni au notaire de se renseigner sur ces dangers de changements. Evidemment, c’est une « galère » sans nom !
    Bonne journée
    Bien cordialement
    Jasmine Jovanovic

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