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Déserts médicaux : la région Île-de-France s’engage

Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France s’est lancée à l’assaut du problème des déserts médicaux. Pour cela, elle a choisi d’employer les grands moyens, notamment pour que les jeunes diplômés puissent s’installer plus facilement.

3,5 millions d’euros, c’est la somme que va débloquer la région Île-de-France pour lutter contre les déserts médicaux. Une annonce dont se félicite sa présidente Valérie Pécresse, après l’adoption d’une stratégie régionale il y  quelques jours.

Bonne nouvelle, notamment pour l’immobilier

Premièrement, l’Île-de-France s’engage à soutenir l’installation de tous les praticiens de la région, de toutes les structures, et de toutes les spécialités médicales. Soutenir l’installation signifie : une aide à l’équipement et aux travaux pour les cabinets de groupe à hauteur de 50%, plafonné à 15 000 euros, ainsi qu’une aide financière pour la protection des locaux des praticiens libéraux.

Ensuite, la région promet une bourse de 700 euros par mois à destination des praticiens qui manquent particulièrement dans la zone, comme les kinésithérapeutes ou les sages-femmes. Une bourse qui leur sera versé durant leur deux dernières années d’études, avec en contrepartie, la promesse d’exercer pendant trois ans dans une zone désertée par leur spécialité.

Bonne nouvelle donc, pour toute personne du secteur médical, désireuse de s’installer en Île-de-France. Une aide au logement et à l’installation, qui tombe à pic dans une région où l’immobilier est cher et où trouver un cabinet à prix abordable est compliqué. Grâce à ces aides, un jeune diplômé pourra s’installer plus aisément, et ainsi pratiquer sa profession.

Un engagement polyphonique

En 2017, d’après un rapport publié avant l’été de la DREES, la direction de la Recherche du Ministère de la Santé, près d’un français sur dix vit dans un désert médical.Selon ce rapport, 8,6 % de la population vit dans une commune souffrant d’une pénurie de médecins généralistes en 2015. Contre 7,6 % en 2012. Il était donc urgent de remédier à ce manque de professionnel de santé, dans une région comme l’Île-de-France. Le ministère de la Santé considère qu’un territoire est un désert médical quand la densité de médecins par rapport à la population est de 30 % inférieure à la moyenne nationale.

Cette décision de s’armer contre les déserts médicaux en Île-de-France a été prise conjointement par la Région Ile-de-France, en accord avec les principaux acteurs concernés : institutions, collectivités locales et professionnels de santé : ARS, les différents ordres médicaux et paramédicaux ainsi que les Unions Régionales des Professionnels de santé – URPS. Une concertation qui s’articule autour d’une ambition forte : opérer un véritable choc de simplification dans les dispositifs régionaux pour maintenir les professionnels de santé sur le territoire francilien.

 

(c)Andréane Meslard/BazikPress (c) Fotolia


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