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Que nous réserve le marché immobilier ?

Que nous réserve le marché immobilier ?

Baisse des taux sur fond de baisse de la demande, mesures moins favorables pour les futurs acheteurs (PEL, PTZ, APL)… Que faut-il attendre du marché immobilier en octobre ?

Ce mois-ci, comme le mois précédent, une dizaine de banques a, de nouveau, baissé ses taux de crédit, de 0,05 % à 0,20 %, pour capter les emprunteurs plus attentistes ces dernières semaines … « Depuis le début de l’été, on constate une légère baisse de la demande, y compris en septembre, mois traditionnellement très dynamique pour l’immobilier…, analyse Jérôme Robin, directeur général de Vousfinancer.com. Dans l’attente des mesures du gouvernement, les emprunteurs ont été assez attentistes mais la tendance devrait désormais s’inverser. C’est dans ce contexte et dans l’objectif de maintenir un niveau d’activité soutenue que plusieurs grandes banques ont baissé de nouveau leurs taux en octobre… » En moyenne on peut emprunter actuellement à 1,45 % sur 15 ans, 1,65 % sur 20 ans, et 1,85 % sur 25 ans.

Un léger infléchissement de la demande au 3ème trimestre

Après un 1er trimestre record et un 1er semestre globalement dynamique, depuis l’été, la demande de crédit est en légère baisse (-2 5% sur un an), en lien notamment avec la baisse des renégociations de prêts (seulement 6 % des demandes en septembre contre 30 % il y a un an), la période estivale plus calme et l’attentisme des emprunteurs qui attendaient d’avoir davantage de visibilité sur la politique fiscale et du logement du gouvernement.

Les compteurs bientôt remis à zéro

« Beaucoup de professionnels ont perçu cette légère baisse d’activité, surtout au regard du niveau exceptionnel d’activité constaté au 1er trimestre, analyse Sandrine Allonier, directrice des relations banques de Vousfinancer. Les remontées de taux avaient boosté la demande qui a finalement fléchi cet été, en lien avec un manque de visibilité. L’activité devrait désormais repartir, d’autant que les banques restent en forte conquête de clientèle et ce, malgré des objectifs de production déjà atteints. Mais les compteurs seront prochainement remis à zéro, les banques ayant de nouveau objectifs pour 2018.» De quoi ouvrir de nouvelles perspectives… Dès début novembre, les crédits demandés ne seront débloqués que début janvier prochain et donc comptabilisés dans la production 2018.

Un contexte globalement moins favorable en 2018 : PTZ, PEL, APL…

PTZ recentré en zones tendues dans le neuf, suppression des APL accession, suppression de la prime d’Etat de 1525 € et imposition des PEL ouverts à partir du 1er janvier 2018 : les aides destinées aux futurs acheteurs se réduisent comme peau de chagrin. «Concernant le PEL, c’est un moyen de se constituer un apport en raison des versements réguliers imposés, ce qui est aujourd’hui un atout quand on veut devenir propriétaire, mais ils seront désormais imposé dès la première année, baissant la rémunération nette de l’épargne … poursuit Sandrine Allonier. Et, si dans le contexte actuel de taux historiquement bas, un taux à 2,2 % ne semble pas attractif, il faut rappeler que, début 2016, les taux de crédit immobilier étaient justement aux alentours de 2,2 % sur 15 ans ! Pouvoir emprunter à ce niveau pourrait donc devenir très avantageux en cas de remontée des taux… Mieux vaut donc ouvrir un PEL avant la fin de l’année car les nouveaux seront davantage imposés et ne pourront plus bénéficier de la prime d’Etat de 1525 € maximum…»

Les taux restent pour les banques un moyen efficace de capter les emprunteurs

En 2018, dans ce contexte d’incitations à l’achat plus limitées, le niveau des taux de crédit devrait être plus que jamais un facteur essentiel pour le dynamisme du marché immobilier…

 

 


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