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Doit-on craindre une pénurie de logements en locat...

Doit-on craindre une pénurie de logements en location à Bordeaux ?

Trouver un toit en location devient difficile à Bordeaux. L’offre est bien inférieure à la demande. Le point sur la situation s’impose…

L’UNIS Aquitaine tire la sonnette d’alarme ! Trouver un logement à louer à Bordeaux sera-t-il bientôt mission impossible ? Les candidats à la location sont confrontés à une pénurie d’appartements et de maisons.

Un marché tendu avec une offre bien inférieure à la demande

Tout d’abord, il est à noter une chute sur les préavis reçus des locataires, tous cabinets confondus, entre -15% et -25% entre 2016 et 2017. La variation entre 2015 et 2017 atteint même 38% dans certaines structures. S’ajoute à cela les loyers qui augmentent moins vite ces dernières années par comparaison aux prix de vente.

Les prix des loyers en hausse

« Depuis 2010, le prix du m² en location s’est valorisé d’environ 20% en moyenne dans la capitale girondine contre plutôt 40% à la vente, déclare Daniel Seignat, président de l’UNIS Aquitaine. Le loyer moyen tout type de logement est aux environs de 12,50€/m2 (variant de 9€ à 16€ suivant les types et la taille des logements, la qualité des prestations et la localisation). Une des conséquences de cette situation est que, dans un marché tendu (plus de demande que d’offre), les locataires préfèrent conserver leur logement dont le loyer est inférieur au prix du marché. Le préavis réduit à un mois accentue ce phénomène. Les locataires attendent maintenant de trouver un nouveau logement avant de donner leur préavis. S’ils ne trouvent pas, ils conserveront leur logement.»

La location meublée saisonnière pointée du doigt

Un manque de produits qui vient également du fait que les petits investisseurs sembleraient être découragés par ce mode d’investissement dont la rentabilité s’est étiolée au fil des années. « Ces derniers ont trouvé refuge dans la location meublée saisonnière comme Air BnB, poursuit Daniel Seignat. Cette ubérisation du marché du logement crée un déficit d’habitation très marqué dans une période où paradoxalement le nombre de locataires augmente. C’est 3% d’étudiants supplémentaires que nous accueillons cette année sur Bordeaux et qui doivent trouver à se loger. Pourtant depuis le mois de Juillet les professionnels n’ont presque plus rien à louer ! C’est la première année qu’une telle pénurie est constatée. Les candidats locataires sont désemparés.»

Loi Boutin : un frein supplémentaire ?

Autre aspect à ne pas négliger, la loi Boutin qui pourraient avoir des répercussions pas toujours positives sur la situation. « Les propriétaires qui avec l’aide de dispositifs fiscaux s’orientent dans l’investissement locatif dans des secteurs où la demande existe se heurtent à une difficulté de taille, ajoute Daniel Seignat. Ces programmes locatifs sont presque exclusivement couverts par des garanties de loyers impayés. Or, l’interdiction du cumul de ce type de garantie par le bailleur avec une caution solidaire exclue les dossiers des candidats qui avec un bon cautionnaire seraient tout à fait recevables. Dans ce cas, nous avons les locataires, nous avons les logements mais les deux sont incompatibles. Cette disposition dont l’objectif était de faciliter l’accès au logement a l’effet opposé à celui escompté.»

Et la transaction dans tout ça ?

Une explosion tarifaire est enregistrée par la ville depuis dix ans (+ 44 %) plaçant Bordeaux, avec 3.490 euros/m² médian, sur le podium des villes les plus chères de France.

Les prix sur les 12 derniers mois

  • Appartement prix moyen 3 550 € m², soit +15.5%.
  • Maisons Prix de vente moyen 287 000 €, soit +8.7%.

Quelques exemples  

  • Un T1 de 31 m² près de la place Paul Doumer acheté 173 000 €.
  • Un T4 de 94 m² près du cours de la Martinique acheté 557 000 €.
  • Un T1 de 18 m² près de la victoire acheté 95 000 €.
  • Entre le centre historique et les boulevards, les appartements dans de beaux immeubles du XIXe et début XXe s’affichent autour des 4 000 €/m² en bon état et des 3 000 €/m² à rénover.
  • Un 50 m² quartier centre Pey Berland à rafraichir 280 000 €.
  • Un studio de 24 m² gare Saint Jean secteur Euratlantique 128 000 €.
  • Un immeuble de 250 m² quartier Jardin Public, à rénover, 1 350 000 €.

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