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« Il n’y a pas d’histoire d’amou...

« Il n’y a pas d’histoire d’amour sans projet immobilier », Vladimir Fédorovski, écrivain, historien

Historien, ancien diplomate, écrivain… Vladimir Fédorovski évoque la Révolution Russe, Paris, Neuilly et sa vision de l’immobilier au micro d’Ariane Artinian.

Auteur notamment de Poutine de A à Z (éditions Stock) et du Dictionnaire amoureux de Saint Petersbourg ( éditions Plon) le plus Français des écrivains russes était l’invité d’honneur de l’assemblée générale de la FNAIM Grand Paris le 19 octobre dernier. Ariane Artinian l’a interviewé à cette occasion, puis dans le cadre de son émission Toit et Moi sur Radio.Immo. Extraits choisis, de A comme Amour à R comme Révolution Russe.

Amour

« L’immobilier est un moyen de façonner le destin. J’écris souvent sur les histoires d’amour… regardez jusqu’à quel point l’immobilier influence ce genre d’histoire. Prenez un couple, pour souder un couple, il faut un projet immobilier… »

Deauville

« J’adore écrire en Normandie, j’ai eu de nombreuses maisons là-bas. J’ai toujours un appartement à Deauville. »

Déménagement

« J’ai été diplomate, j’ai déménagé 46 fois… j’ai acheté et j’ai vendu bon nombre de biens en France. J’ai habité différentes maisons, à différents endroits, et je possède toujours des résidences secondaires. Pour moi l’immobilier c’est avant tout une de mes passions. Selon moi c’est le nerf de l’économie française, quand on tape sur l’immobilier, on tape sur l’économie. »

Immobilier

Les pierres gardent l’histoire, disent les russes

« Je ne fais que constater la réalité, avec ma petite expérience de combattant pour la liberté durant la fin du communisme. J’ai connu les époques Gorbatchev et la chute du mur. Je suis persuadé que l’immobilier est un facteur essentiel pour développer l’économie. Il permet aussi une transmission civilisationnelle. C’est l’immobilier qui transmet l’histoire et l’âme d’un pays. « Les pierres gardent l’histoire », disent les russes.  Il ne faut pas prendre l’immobilier à la légère.

 Neuilly

« J’habite Neuilly, je fais l’éloge de l’immobilier à Neuilly. (…) C’est propre, les rue sont lavées, l’immobilier est géré avec soin, le patrimoine est entretenu. D’un côté on a Neuilly où tout est propre et de l’autre on passe du côté parisien où il y a un amoncellement de poubelles… »

Paris

 « Paris, c’est une ville russe. Diaghilev, Tchekov, Tolstoi, tout est là à chaque coin de rue. Je ne suis plus parisien. Ce qui me perturbe, c’est que Paris est devenue une des villes les plus sales d’Europe. Ça me tue cette ambiance dans la capitale car j’ai connu Paris en « ville splendide » avec sa grande histoire… »

Patrimoine

« La France est extrêmement riche en patrimoine. Je voyage beaucoup en France, notamment en ma qualité de président d’honneur de salons littéraires. Je vois comment sont les différentes régions et je pense qu’il faut préserver la culture immobilière et patrimoniale française. »       

Révolution Russe

Le passé communiste exacerbe le rapport des russes à l’immobilier, à la propriété.

« La révolution russe c’était une sorte d’apocalypse, tous les biens ont été privatisés, ce fut un grand drame, un traumatisme important. Dans le même temps, on a beaucoup construit aussi. Le Corbusier et d’autres ont beaucoup travaillé pour les  bolcheviks et les soviétiques.  (…) Cela a abouti à une contre révolution en 1991 avec la période Gorbatchev. C’est cependant ce qui a donné la passion de l’immobilier aux russes. Celle-ci existe toujours et c’est ce que vous ressentez sur la Côte d’Azur ou encore à Biarritz. » 


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