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« Vendeurs, le temps joue contre vous ! », Evelyne...

« Vendeurs, le temps joue contre vous ! », Evelyne Gielen

Ne vous fiez pas à la croyance populaire qui veut qu’il faut prendre son temps pour bien vendre. C’est une erreur. Les conseils d’Evelyne Gielen, économiste en immobilier.

Vous avez un bien à vendre ? Depuis fin septembre, l’activité reprend. Rassurés par le Plan Logement du gouvernement et le maintien des aides dans l’immobilier, les acheteurs sont de retour. C’est donc le bon moment, pensez-vous, pour afficher votre logement à un prix au-dessus du marché afin de « très bien » le vendre. Après tout, vous avez le temps, vous n’êtes pas pressé. Vous verrez bien si un acheteur mord à l’hameçon et il sera toujours temps de revoir votre prix à la baisse si votre logement ne trouve pas preneur. C’est une erreur. Ce que vous risquez ? De passer à côté de la période en or pour vendre et de « brûler » votre logement… Voici les conseils d’Evelyne Gielen, économiste en immobilier en Belgique.

Les chances de bien vendre diminuent avec le temps

Les vendeurs pensent qu’il faut prendre le temps pour bien vendre mais c’est tout le contraire. Il existe une période en or durant laquelle l’attractivité du bien est à son comble. Les professionnels de l’immobilier estiment qu’elle est de 4 à 6 semaines, après la mise en vente. Durant cette période, le charme de la nouveauté opère. Ensuite, que se passe-t-il ? Au-delà d’un mois, le bien se banalise. Les acheteurs l’ont vu et revu, ils ne s’y intéressent plus. Au bout de trois mois, si le bien est toujours en vente, les acheteurs se disent qu’il y a certainement un problème sur celui-ci. Au bout de six mois, il devient ce que l’on qualifie dans le jargon immobilier un bien « brûlé ». Comme il est resté trop longtemps sur le marché, il ne suscite plus aucun intérêt auprès des acheteurs. Il finit donc par se vendre mais à un prix inférieur à sa vraie valeur. Vous l’avez compris : plus les semaines passent et plus la probabilité d’avoir de belles offres diminue, plus les chances donc de bien vendre s’amenuisent.

Avec Internet tout va très vite

Gardez bien en tête qu’avec le système d’alerte que l’on trouve sur les portails immobiliers, les acheteurs sont prévenus immédiatement dès qu’un bien qui correspond à leurs critères est mis en vente. S’ils ne s’y intéressent pas tout de suite, ils ne le feront plus : ils attendront l’arrivée d’autres logements sur le marché.

Il faut réagir vite

Pour éviter que les acheteurs se détournent de votre bien, si vous passez par un professionnel, n’acceptez pas un mandat d’une durée supérieure à trois mois. Plutôt de que de signer un tel mandat, refaites le point avec l’agent immobilier sur le prix, le marché et les caractéristiques de votre logement. Une durée courte, c’est la certitude que votre logement sera bien positionné. Si vous vendez par vos propres moyens, soyez réactif. Si au bout de sept jours, vous vous rendez compte que vous avez reçu peu d’appels et que votre annonce ne rencontre pas le succès escompté, modifiez-la. Refaites les photos, changer le prix…


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