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Crédit immobilier : De moins en moins de banques acceptent le transfert du prêt !

Transférer son prêt devient de plus en plus difficile selon une étude publiée par le courtier VousFinancer.

Alors qu’une nouvelle banque nationale vient d’annoncer la suspension de la transférabilité de ses prêts immobiliers, cette option devient de plus en plus rare dans le paysage bancaire français. Pourtant, compte tenu du niveau actuel des taux, la transférabilité du prêt est une option qui peut se révéler très avantageuse : en cas de remontée des taux, elle permet de conserver son prêt immobilier pour l’achat d’un nouveau bien, avec des économies sur sa mensualité chaque mois à la clé ! Cela représente un avantage concurrentiel pour les banques qui la proposent encore, mais également un coût.

Le transfert de prêt permet (de plus en plus rarement) de conserver son crédit à taux bas pour l’acquisition d’un nouveau bien

Lors de l’achat d’un nouveau bien, lorsqu’on est déjà propriétaire, la pratique la plus courante est de rembourser son prêt au moment de la revente et d’en souscrire un autre pour financer le nouveau bien, en s’acquittant au passage de frais non négligeables (indemnités de remboursement anticipé, nouvelle garantie…) et démarches liées à la souscription de l’assurance notamment. Mais certaines banques – dont le nombre se réduit comme peau de chagrin – proposent une autre alternative : conserver son crédit en cours et le trasnférer sur l’acquisition d’un futur bien, en le complétant si besoin par un second prêt. Dans un contexte de potentielle remontée des taux – non pas à court terme, mais à moyen ou long terme – cette option peut se révéler très avantageuse ! « La transférabilité du prêt est avantageuse car, outre la possibilité de conserver un crédit à taux très bas, l’emprunteur peut continuer à bénéficier de l’assurance qu’il avait souscrite il y a quelques années, lorsqu’il était plus jeune et donc parfois moins chère. Il peut également transférer la garantie si c’est une caution et n’a pas à verser d’indemnités de remboursement anticipé ! Au global, les économies générées peuvent être significatives, surtout si les taux remontent fortement dans les années à venir », analyse Sandrine Allonier, directrice des relations banques chez Vousfinancer.

Actuellement, seules deux banques nationales, quelques banques en ligne et certaines banques régionales proposent encore la transférabilité de leurs prêts, ce qui leur amène un avantage concurrentiel non négligeable, qu’elles n’hésitent pas à mettre en avant. En revanche, compte tenu du coût potentiel que cela représenterait en cas de remontée des taux, plusieurs banques nationales ou régionales ont suspendu cette option depuis 2016.

Comment bénéficier du transfert de prêt ?

Peu de banques proposent donc encore des prêts transférables et l’une d’entre elles vient de suspendre cette option. Mieux vaut donc bien vérifier que la banque que vous sollicitez la propose et que cette possibilité est bien inscrite dans l’offre de prêt. Cette option est gratuite mais des frais liés à la rédaction d’un avenant pour modifier l’objet du prêt peuvent être demandés. « Dans tous les cas, le transfert de prêt est soumis à l’accord préalable de la banque car en période de taux bas, c’est un moyen pour elle de conserver ses clients – si elle le souhaite – au-delà de la durée moyenne d’un crédit qui est de 7 ans… Mais cette possibilité, bien que fidélisant les clients sur plusieurs années, représente aussi un manque-à-gagner pour la banque, qui sera d’autant plus élevé en cas de hausse des taux dans les années à venir » explique Sandrine Allonier.

Il faut en outre respecter certaines conditions parmi lesquelles :

– La vente et l’acquisition du nouveau bien doivent se faire dans un délai inférieur à 6 mois (en cas de relais, cela peut aller jusqu’à 1 an), voire le même jour pour certaines banques.

– L’achat doit être pour le même usage que le bien vendu (vente de la résidence principale et rachat de la résidence principale)
– La valeur du nouveau bien doit être supérieure au capital restant dû à transférer

– Il ne doit pas y avoir eu d’incidents de paiement sur le prêt

– L’organisme de caution, le cas échéant, doit accepter le transfert.

 

© Narong Jongsirikul – Fotolia.com© Narong Jongsirikul – Fotolia.com

 


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