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Paris, ville la moins verte du monde ?

Paris, ville la moins verte du monde ?

Une étude réalisée par des chercheurs américains est formelle : un piéton verra moins de verdure dans les rues de Paris, qu’à Singapour ou Seattle.

Pourtant, Paris est le théâtre d’une végétalisation de plus en plus présente : les quais de Seine interdits aux voitures, l’agriculture urbaine ou encore l’interdiction progressive des véhicules diesel dans ses rues… Toutes ces politiques vertes ne seraient pas suffisantes d’après une récente étude réalisée par des équipes du MIT américain, le Senseable City Lab. Ce groupe de chercheurs a tenté d’innover dans la manière dont on catégorise les villes dites « vertes » et au contraire, les « polluées ». Cette nouvelle technique étudie la « quantité de vert visible en marchant dans les rues », ce, au lieu de compter le nombre et le volume d’espaces verts. Cela donne Treepedia : une belle cartographie évolutive, avec plus ou moins de touches de vert. Ne sont représentés que les espaces verts visible par un passant, et le tout est compilé dans un algorithme dont les chercheurs seuls ont le secret. Le résultat, c’est un classement de plusieurs grandes villes du globe, dans lesquelles les promeneurs ont été plus ou moins confrontés à de la verdure.

Paris, à la traîne

Hé oui, le constat c’est que Paris est pour le moment la dernière du classement établi par Treepedia. Certes, il est bien indiqué à la fin qu’il ne s’agit que d’un panel de villes préliminaires, mais le constat est sans appel. La capitale française a un indice de verdure de seulement 8,8%, pour 21 000 habitants au km2. Attention tout de même, il ne faut pas prendre ce classement au pied de la lettre. En effet, l’étude ne se base que sur les clichés Google Street View des villes en question. Ainsi, la Chine et l’Inde en sont exclus. Deux concurrents qui auraient pu éviter à Paris de se retrouver lanterne rouge. Précèdent Paris de peu, Kobe (9,4%) et Quito au Japon (10,8%), Sao Paulo au Brésil (11,7%) ou encore Londres au Royaume-Uni (12,7%).

Tampa, Oslo et Singapour, les bons élèves

En tête de ce classement, on trouve Tampa, aux Etats-Unis, qui culmine à 36,1%. Puis Singapour, dont les heureux passants peuvent se réjouir d’une verdure présente à 29,3% dans les rues. La ville est directement suivie d’Oslo en Norvège, qui dispose de 28,8% d’indice de verdure. Les suivants sont assez éparpillés sur le globe : Vancouver et Sydney (25,9%), ou encore Montréal (25,5%) ou encore Johannesburg (25,6%). Sur la page de Treepedia, on peut lire cette phrase prononcée en 2015 en Forum Economique Mondial, à propos de l’avenir des villes : « les villes auront toujours besoin de grands projets d’infrastructures, mais parfois des projets à petite échelle, par exemple des pistes cyclables à la plantation d’arbres…tout cela peut avoir un impact important sur une zone urbaine ». A méditer.


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