« Je me reconvertis dans l’immobilier pour être indépendante et organiser mon temps ! « , Christine Marti-Fasquelle

Agent territorial dans une collectivité, Christine Marti-Fasquelle fait ses premiers dans l’immobilier en tant que mandataire. Depuis début octobre, elle est « sur le front ». Premières impressions…

Il n’y a pas d’âge pour se lancer dans l’immobilier. C’est parce qu’elle a déménagé dans le Var à Vidauban, commune de 12 000 âmes, en juin dernier, et qu’elle ne se voyait pas faire trois heures de transport par jour pour rejoindre son poste dans une collectivité territoriale, située dans les Alpes-Maritimes, que Christine Marti-Fasquelle s’est interrogée sur son avenir professionnel.  « Un jour, je suis tombée sur un article qui parlait des mandataires immobiliers, je m’y suis intéressée parce que j’ai vu dans ce métier l’opportunité de travailler depuis chez moi, d’être indépendante, donc de pouvoir organiser mon temps, afin de profiter aussi de la vie, explique-t-elle. Et comme j’aime le contact humain, tout est parti de là et tout s’est enchaîné très vite».

Apprendre un nouveau métier

Rapidement, Christine Marti-Fasquelle signe un contrat avec un réseau de mandataires qui lui inspire confiance, BL Agents Immobiliers, et fait une demande de disponibilité auprès de la collectivité qui l’emploie. Début septembre, celle-ci est acceptée. Les choses sérieuses démarrent enfin. Coachée par son « parrain » au sein du réseau, elle découvre et apprend le métier. « C’est à des années lumières de mon ancien travail, s’exclame-t-elle. Ce qui m’aide ? J’ai déjà eu affaire à des agents immobiliers dans ma vie et, en fait, j’avais souvent trouvé qu’au cours des rendez-vous il manquait des éléments, que tout n’était pas carré. De coup, je sais exactement quelle professionnelle je veux être : à l’écoute, empathique … Je me dis que je vais faire les choses différemment, comme ci, comme ça. C’est motivant ! »

Frapper aux portes

Les premières formations assimilées, il faut très vite se frotter au terrain. Début octobre, déterminée, motivée, Christine endosse donc son « nouveau costume » de conseiller immobilier et part en prospection en faisant du « porte à porte », comme on dit dans le métier. Réprimant une légère appréhension, elle propose ses services dans son quartier pour commencer. « Au début, ce type de démarche n’est pas naturel, précise-t-elle. On ne sait pas trop quoi dire, on n’ose pas trop et puis on finit par se lancer. Heureusement, BL Agents nous fournit une méthode à suivre. J’ai des fiches pour m’aider, des termes à employer… Mais ce n’est pas toujours facile. Et puis, je ne veux pas faire n’importe quoi : derrière une vente ou un achat, il y a un projet de vie, un passé, une histoire, des êtres humains… »

De bonnes chaussures

Après de nombreuses heures de démarchage étalées sur plusieurs jours, Christine Marti-Fasquelle est rassurée. Elle n’a pas mal aux pieds et sa nouvelle carrière démarre bien. Certes, elle n’a pas décroché de mandat de vente mais elle est satisfaite d’elle-même. D’un naturel liant, elle a réussi sans difficulté à aller vers les autres. Les contacts ont été intéressants. Et l’accueil souvent chaleureux. C’est un bon début. Et elle se voit bien, désormais, faire ce métier ! « Ce qui est étonnant, c’est que lorsque vous frappez aux portes, au début de l’échange, certains particuliers sont froids, puis après la glace se brise et ils vous racontent plein de trucs, s’amuse-t-elle. Cela ne concerne pas que l’immobilier.»

L’épreuve de la pige

Après l’épreuve du terrain, Christine Marti-Fasquelle s’attaque à la pige : démarcher au téléphone les propriétaires qui ont mis leur logement en vente sans signer de partenariat avec une agence immobilière ou sans signer d’exclusivité. La-aussi, rien de très naturel. « Très vite, à l’autre bout du fil, on vous explique, de façon catégorique, qu’on ne veut pas avoir affaire à un professionnel de l’immobilier, poursuit-elle. Certains acceptent tout de même qu’on les rappelle trois semaines plus tard pour faire le point s’ils n’ont pas réussi à vendre leur bien. Alors, on raccroche rasséréné. »

Même si Christine Marti-Pasquelle est confiante, elle réalise que « faire son trou » à Vidauban et dans ses environs prendra du temps. La concurrence est rude et les gens qu’elles rencontrent en prospection n’hésitent pas à le lui rappeler. Mais elle reste sereine : « On fait tous ce métier différemment : il y a de la place pour tout le monde j’en suis certaine ! »

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