Immobilier de luxe à Paris : vers une hausse des prix de 9% en 2018

Où se feront les meilleures plus-values dans l’immobilier de luxe ? A Paris, à Hong Kong, à Berlin et à Sidney répond Knight Frank.

L’immobilier de luxe, valeur refuge

Sur les dix dernières années, les principaux marchés mondiaux de l’immobilier résidentiel ont connu plusieurs vagues d’investissements importants. Après la crise financière mondiale, les places fortes comme Londres, New York et Miami ont eu la préférence des investisseurs, qui ont privilégié pour leurs fonds les marchés refuges tels que l’immobilier de luxe, largement en tête des catégories d’actifs pour la clientèle fortunée et les investisseurs.

Avec la hausse prévisible des mesures de stimulation de l’économie et des taux d’intérêt, les dix prochaines années verront l’amorce d’une nouvelle phase de croissance plus mitigée, conduisant les investisseurs à favoriser les environnements à risque moins élevé et à la génération de revenus plutôt qu’à la croissance du capital.

Immobilier Dubaï : légère progression des prix à venir (+1%)

Dubaï devrait connaitre une croissance modeste en 2018, après une performance moindre lors du dernier cycle du marché. Les investissements du gouvernement dans l’économie et les infrastructures en vue de l’Expo 2020 contribuent à créer de l’emploi, avec pour effet d’accroitre la demande.

Immobilier Hong Kong : la plus forte hausse de l’Asie (+7%)

Grâce à une demande continue en provenance de la Chine continentale, Hong Kong devrait enregistrer la plus forte croissance parmi les principaux marchés asiatiques urbanisés en 2018, avec une inflation de 7% sur l’année.

Immobilier Singapour et Genève : l’horizon se dégage (+5%) et (+3%)

Selon les experts de Knight Frank, les marchés de Singapour (5%) et Genève (3%) ont des chances de connaitre la plus belle amélioration de 2018. Après des années de marasme, le marché de l’immobilier résidentiel de luxe singapourien pourrait reprendre des couleurs si la confiance se rétablit. Genève, non accessible aux acquéreurs non-résidents, offre un environnement sûr, respectueux de la vie privée et un système scolaire inégalé, faisant de la ville l’une des destinations privilégiées des familles fortunées désireuses de changer de lieu de vie.

Immobilier Londres : vers une stabilisation des prix (+0,5%)

En ce qui concerne le centre de Londres, les experts Knight Frank prévoient une quasi-stabilité des prix, avec une croissance marginale de 0,5% en 2018, ce qui établira la hausse globale de ces 5 dernières années à 13,1%. Alors que les fortunes londoniennes subiront toujours les évolutions du régime d’imposition et les fluctuations de la livre sterling, le Brexit et ses effets sur l’emploi resteront des enjeux capitaux à surveiller. L’incertitude sur ce point central pousse les analystes Knight Frank à limiter leurs attentes en matière de hausse de prix pour l’année à venir. Ils estiment toutefois que la récente chute des prix facilitera une reprise déjà amorcée des transactions, qui ont atteint leur niveau le plus bas en 2016.

Immobilier Los Angeles : la dynamique haussière se maintient (+3%)

En Amérique du Nord, Los Angeles maintiendra probablement sa dynamique haussière (3% en 2018), conséquence de la tension entre l’offre et la demande. Les marchés de luxe de New York et Miami subissent encore les répercussions du volume élevé de biens sur le marché et risquent d’être confrontés à la même situation que Londres, avec une quasi-stagnation en 2018.

Immobilier Vancouver : vers une baisse à venir (-2,5%)

Vancouver est la seule ville pour laquelle Knight Frank prévoit une baisse des prix en 2018, même si celle-ci sera relativement marginale avec un recul de seulement 2,5%. Cette situation s’explique par l’introduction d’une taxe visant les acheteurs étrangers, à laquelle s’ajoute un contrôle plus strict de la Chine sur ses mouvements de capitaux.

Immobilier Paris : regain d’intérêt des investisseurs internationaux (+9%)

Parmi les 13 villes étudiées, Paris se démarque par une perspective d’augmentation saine des prix de 9 %. La capitale française bénéficie de l’embellie économique de la zone euro et des effets du Brexit. Paris tire son épingle du jeu et connait un regain d’intérêt auprès des investisseurs mondiaux, tout particulièrement ceux des Etats-Unis, du Moyen-Orient et de l’Europe.

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