Résidences secondaires : 44% des Français préfèrent la mer, 22% la campagne

S’ils pouvaient investir dans une résidence secondaire, 2 Français sur 3 choisiraient le bord de mer ou la campagne, selon les résultats d’une récente étude Laforêt/IFOP. Les autres destinations, comme la montagne ou même l’étranger arrivent loin derrière. La fiscalité et le coût d’entretien constituent les principaux freins à l’acquisition de ce type de biens.

Avec les beaux jours, les envies d’évasion se multiplient. Et que ce soit en bord de mer, à la campagne, en ville ou dans les terres, les résidences secondaires ont la côte ! La France, en compte plus de 3 millions selon l’INSEE*, un record au niveau européen. Comment se porte ce marché ? Est-ce un bon investissement ? Quel sont les lieux que privilégient les Français ?  Une grande majorité de Français rêvent aujourd’hui de se lancer.

La mer et la campagne, championnes des résidences secondaires !

44% des personnes interrogées se laisseraient tenter par le bord de mer tandis que 22% auraient une préférence pour la campagne. Sans surprise, le littoral français bénéficie d’une très forte attractivité et constitue un lieu de villégiature très apprécié.  « A Menton et dans les Alpes-Maritimes, les biens les plus recherchés sont les appartements situés en centre-ville ou proches de ceux-ci. Les propriétaires, sont souvent des citadins qui veulent pouvoir tout faire à pied. L’acquisition d’une résidence secondaire doit leur permettre de changer de  rythme, comme par exemple, ne plus prendre leur voiture pour faire des courses», remarque Nicolas Powilewicz, franchisé Laforêt.

La campagne arrive en 2ème position. Proche de Paris ou des grandes agglomérations françaises, 22% des personnes interrogées rêveraient de se mettre « au vert » le temps d’un week-end. Sur le terrain, Laforêt constate que ces projets d’échappées belles concernent souvent des citadins en mal de nature et de calme. Les biens recherchés répondent à des attentes précises : ils doivent être bien desservis par les transports ou facilement accessibles en voiture et proches des commerces, pour limiter au maximum les contraintes, le temps d’un week-end. Autre condition sine qua non : les temps de trajets doivent rester modérés : à 1 heure 30 voire 2 heures maximum du lieu de résidence principale.

La montagne ne convainc qu’un peu plus d’1 Français sur 10 (13% des personnes interrogées).  « L’achat de résidences secondaires à la montagne connait de véritables particularités : il concerne essentiellement des amoureux du ski et des sports dits « outdoors ». Utilisés quelques semaines par an, ces biens doivent donc présenter une bonne rentabilité locative pour compenser le faible taux d’occupation par les propriétaires et couvrir les charges », ajoute Yann Jéhanno, Président du réseau immobilier Laforêt.

Enfin, la France reste une valeur sûre : seuls 7% des personnes interrogées se tourneraient vers l’étranger.  « Ce chiffre n’est pas surprenant. Acquérir une résidence secondaire en France présente de nombreux avantages, ajoute Yann Jéhanno. D’un point de vue pratique, cela permet de profiter de son investissement en y allant souvent, y compris le temps d’un week-end. La proximité rassure aussi pour gérer facilement les travaux et autres imprévus. Autre avantage : il est également plus simple d’organiser d’éventuelles locations saisonnières permettant de générer un complément de revenus. »

Une fiscalité et des coûts d’entretiens dissuasifs

Sans surprise, la fiscalité reste l’obstacle numéro 1 à l’achat d’une résidence secondaire pour une écrasante majorité de Français. Les taxes diverses (notamment d’habitation et foncière) représentent le premier frein pour 38% des personnes interrogées. 12% des Français se sentent freinés par la mise en place du récent Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI). «Entre la taxe sur les plus-values immobilières, l’augmentation de la CSG et le remplacement de l’ISF par l’IFI, le gouvernement semble oublier que les propriétaires de résidences secondaires contribuent à l’économie réelle par leur consommation locale et lorsqu’ils réalisent des travaux de rénovation ou d’entretien » précise Yann Jéhanno.

En 2ème position des freins à l’achat, les coûts d’entretien sont dissuasifs pour 34% des personnes interrogées.  « dans la région, les acquéreurs de résidences secondaires recherchent des biens avec jardin. Or, l’entretien des parties extérieures constitue un budget non négligeable : taille des haies et des plantations, entretien des clôtures et portails… les dépenses peuvent vite s’accumuler », constate Raynald Tihy, à la tête de deux agences Laforêt à Beuzeville et Pont-Audemer (27). « Ici, les acquéreurs de résidences secondaires recherchent surtout des appartements. Au moment de l’achat, il faut cibler prioritairement des biens « tout électrique » pour maitriser sa consommation. Il est également souhaitable de s’assurer que certains gros travaux ont été effectués avant d’acheter, tels que les façades, l’étanchéité ou l’isolation, sinon gare aux frais supplémentaires ». conseille Nicolas Powilewicz, franchisé Laforêt à Menton.

Autre  tendance  confirmée par le sondage : 16% des personnes interrogées préfèrent recourir à des locations saisonnières afin de diversifier leur lieu de villégiature.

Méthodologie : Etude réalisée par l’IFOP par Internet sur système CAWI du vendredi 9 au mercredi 14 mars 2018. L’échantillon composé de 1000 individus est représentatif de la population française âgée de plus de 18 ans selon les critères suivants : sexe, âge, profession de l’interviewé, région UDA et catégorie d’agglomération.

 

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