« L’université de Paris Saclay va devenir la première université d’Europe Continentale « , Philippe Van de Maele

Philippe Van de Maele est le directeur général d’EPA Paris-Saclay. Il est passé par le micro d’Ariane Artinian au forum Global Cities Makers pour nous parler du campus de demain.

Construire la ville mon de demain que sera le Grand Paris

« A Paris-Saclay, nous avons un rôle très particulier tourné vers la connaissance, l’innovation scientifique et technologique ; nous faisons partie de ceux qui construisent la ville monde de demain, que sera le Grand Paris » explique Philippe Van de Maele, directeur général d’EPA Paris-Saclay. C’est de cette économie de la connaissance, localisation et dématérialisation du savoir dont Philippe Van de Maele au tout premier forum Global Cities Makers à la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Ile-de-France, à Paris. « Il est essentiel d’avoir cette dimension d’innovation de recherche dans une ville monde » précise-t-il, tout en indiquant que Paris en dispose déjà.

Paris Saclay, un cluster d’innovation scientifique et technologique…

L’enjeu est fort selon Philippe Van de Maele car « l’économie du futur passera par l’innovation disruptive » explique-t-il. Le projet de Paris-Saclay, « lancé il y a maintenant une dizaine d’années, c’est de créer un cluster d’innovation scientifique et technologique autour de cette économie de la connaissance » précise Philippe Van de Maele. Un cluster est un groupe rassemblant diverses entités qui fonctionnent en réseau. « L’une des grandes idées c’est de créer une université de rang mondiale en France » explique-t-il. Le processus est simple : mettre en lien les laboratoires de recherche, le personnel et les chercheurs, avec le monde de l’économie comme par exemple les centre de recherche des entreprises, des start-up, etc. On peut même lire sur le site de l’EPA Paris-Saclay que le projet « travaille étroitement avec les collectivités locales pour en faire un projet de territoire équilibré. Il mobilise les acteurs industriels pour stimuler la croissance autour de filières stratégiques comme l’aérospatial, la défense, la sécurité ou encore l’énergie ».

Au programme, une desserte par la ligne 18 du Grand Paris Express

« Le projet de Paris-Saclay est lié à la création de la ligne 18, l’une des lignes de ce Grand Paris Express qui est en construction et qui est portée par la société du Grand Paris », détaille le directeur général d’EPA Paris-Saclay. Tout sera pensé à l’avenir pour que l’EPA Paris-Saclay soit au centre d’un réseau de transport, afin que tous les acteurs de la recherche puissent travailler côte à côte. « On a la chance d’avoir ‘garantie’ la livraison de 2026 entre Massy, le hub de transport de masse où il y a des lignes de RER, des lignes de TGV et le plateau de Saclay. 2027 jusqu’à l’aéroport d’Orly, donc nous serons en lien avec l’ensemble de l’Europe et l’international (…) puis jusqu’à Versailles à la fin 2030 » précise Philippe Van de Maele. Une accessibilité essentielle aujourd’hui car la connaissance est trop hyper localisée, même si cela n’empêche la recherche à la fin, « évidemment les entreprises seraient beaucoup plus réticentes s’il n’y avait pas le métro » ajoute-t-il.

Cambridge, Oxford et Paris Saclay

Le directeur général de l’EPA Paris-Saclay poursuit en évoquant « une étude du MIT, Massachussetts Institute of Technology, à Boston qui a identifié Paris-Saclay parmi  les huit sites mondiaux de l’innovation dans le futur. Cela va contribuer à attirer les meilleurs chercheurs et les meilleurs étudiants sur un territoire de Saclay offrant un cadre de vie  exceptionnel avec  les terrains agricoles les plus proches de Paris,  des coteaux boisés, des étangs,  mais aussi la forêt, le parc régional naturel de la Vallée de Chevreuse (…) le Château de Versailles, la Seine Musicale à Billancourt, l’Opéra de Massy… ».  Et faire du cluster Paris-Saclay la première université continentale d’Europe continentale parce qu’il y a quand même Cambridge et  Oxford, qui sont par nature déjà depuis très longtemps parmi les premières mondiales ».

© Andreane Meslard
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