Des acquéreurs toujours plus motivés

Le mois de mai a tenu ses promesses immobilières. Avec un nombre d’acquéreurs en hausse et des prises de décisions plus rapides, les prix s’y sont envolés (+0,7%). Le point avec le dernier baromètre national des prix de l’immobilier de MeilleursAgents.

Une hausse presque aussi rapide qu’à Paris ! Avec 2,1% d’augmentation depuis le 1er janvier, les prix de la petite couronne flambent littéralement. Et le phénomène semble s’accentuer au fil des mois avec, depuis la dernière édition de notre baromètre, une envolée de 0,6% dans ce secteur. Soit, à peine 0,1% de moins que dans la capitale au cours de la même période.

La petite couronne : marché de report parisien

Alors que la grande couronne apparaît un peu plus à la traîne malgré une évolution plus qu’honorable de ses prix de 1,6% en un an (0,8% dans l’Essonne, 1,4% dans les Yvelines, 1,9% en Seine-et-Marne et 2,5% dans le Val d’Oise), la proche banlieue parisienne explose (+4,7%) suivant de fait le même mouvement haussier que la capitale. Marché de report par excellence des candidats à la propriété cherchant à rester à proximité immédiate de Paris intra-muros, le Val-de-Marne (+2,8%), les Hauts-de-Seine (+4,6%) et la Seine-St-Denis (+6,7%) profitent en effet de l’euphorie parisienne.

Mais attention, si le Val-de-Marne s’affiche en moyenne désormais à 4 900 €/m², les Hauts-de-Seine à 6 500 €/ m² et la Seine-St-Denis à 3 700 €/m², il existe encore de fortes disparités entre les communes d’un même département. La prime revenant aux villes les plus proches de la capitale et surtout les mieux connectées au réseau de transport en commun. Ainsi, en Seine-Saint-Denis, tandis que Montreuil et Les Lilas caracolent en tête (respectivement 6 000 €/m² et 5 800 €/m²), Clichy-sous-Bois se positionne encore loin derrière à seulement 2 000 €/m².

Près de 9 700 € le m² moyen à Paris

Paris poursuit sur sa lancée ! La tendance haussière constatée depuis plusieurs mois dans la capitale se confirme encore une fois avec un rebond des prix de l’ordre de 0,7% en mai. Sauf que… si le rythme de croissance apparaît encore et toujours soutenu à Paris intra-muros, c’est bien le marché des petites surfaces prisées des investisseurs et des primo-accédants qui continue à tirer les prix vers le haut (+6.8% sur les 12 derniers mois dont 1% pour le seul mois de mai). Les grandes surfaces semblant, pour leur part, marquer un peu le pas (+3.7% sur les 12 derniers mois). Le printemps, période habituellement propice aux achats de superficies plus vastes par des familles désireuses d’aménager avant la rentrée scolaire, pourrait cette année ne pas tenir ces promesses. Après une augmentation de 0,6% en mars et de 0,4% en avril, les appartements familiaux n’ont effectivement enregistré une poussée que de 0,2% en mai.

Un marché ultra-dynamique dans les dix plus grandes métropoles

Les ponts du mois de mai n’auront pas eu raison de l’enthousiasme des acquéreurs dans les 10 plus grandes villes de France ! Excepté Marseille où les candidats à la propriété n’ont pas accéléré leur prise de décision, partout ailleurs les délais de vente moyen ont gagné jusqu’à huit jours (-2 jours Nice, -3 à Rennes, -4 à Strasbourg, -5 à Toulouse, -8 à Lille…). En cause ? Un accroissement du nombre d’acheteurs potentiels. Ainsi, à Strasbourg par exemple, il faut désormais compter plus de 12 acheteurs pour 10 vendeurs et, à Lyon, 13 pour 10.

Conséquence : mis à part Nice encore en léger recul (-0,1%), les prix ont fortement grimpé dans toutes ces communes (+0,7%). Mieux, certaines d’entre elles qui semblaient traîner la patte depuis quelques mois par rapport aux 1ers de la classe comme Nantes, Rennes ou Lyon ont connu le mois dernier une très belle embellie. A l’image de Strasbourg (+0,8%), Marseille (+0,7%) ou encore Lille (+0,8%) où les prix moyens au m² s’affichent désormais respectivement à 2 849 €/m², 2 643 €/m² et 2 603 €/m². Dans ces villes qui font leur grand retour sur le devant de la scène, il faut aussi évoquer Bordeaux. En baisse depuis un an, la capitale de la Nouvelle-Aquitaine voit ses prix repartir à la hausse en mai.

© SweetRédaction