Immobilier : 5 chiffres à retenir de la dernière enquête Insee sur le logement

Nombre de logements, répartition entre résidence principale et secondaire, entre propriétaires et locataires… Voici les éléments clés de la dernier enquête Insee sur le logement.

36,6 millions : c’est le nombre de logements en France

Au 1ᵉʳ janvier 2019, la France métropolitaine compte 35,7 millions de logements sur les 36,6 millions de France hors Mayotte (figure 1, sources), soit 11 millions de logements de plus qu’il y a 35 ans. Sur cette période, le parc s’est accru de 1,1 % par an en moyenne. Aujourd’hui, sur 100 logements, 82 sont des résidences principales, 10 sont des résidences secondaires ou des logements occasionnels, et 8 sont vacants.
La part des résidences principales est légèrement plus faible qu’il y a 35 ans. Le nombre de résidences principales croît à un rythme un peu moins élevé que l’ensemble du parc depuis une dizaine d’années avec une hausse d’environ 0,9 % par an, alors qu’il avait augmenté un peu plus vite que ce dernier entre le début des années 1990 et le milieu des années 2000.

Dans les départements d’outre-mer (DOM) hors Mayotte, le parc total des logements augmente plus rapidement qu’en métropole : en moyenne, + 2,9 % par an entre le début des années 1980 et la fin des années 1990, puis aux alentours de + 2,1 % par an jusqu’en 2019.
En 2019, 82 % des logements sont des résidences principales, 5 % des résidences secondaires ou occasionnelles et 13 % des logements vacants. Le nombre de résidences principales s’accroît un peu moins vite que l’ensemble du parc depuis 2008. L’habitat individuel représente plus des deux tiers de l’ensemble des logements ultramarins. Il reste majoritaire quel que soit le type de logement, même si sa part baisse lentement depuis plus d’une trentaine d’années.

Proprietaire locataire

8,4% : c’est la part de logement vacants en 2019

La part des résidences secondaires et logements occasionnels est la même en 2019 qu’il y a 35 ans, tandis que celle des logements vacants est un peu plus élevée. Cette dernière a d’abord diminué lentement, jusqu’à 6,0 % en 2006, avant de remonter pour atteindre 8,4 % en 2019. Sa hausse est toutefois un peu moins soutenue sur les dernières années. Depuis 2006, le nombre de logements vacants s’est accru dans l’ensemble des unités urbaines, mais moins dans celle de Paris. Cette hausse concerne à la fois les logements individuels et collectifs.

56% : c’est la part de logements individuels

En 2019, l’habitat individuel représente 56 % des logements : il est majoritaire parmi les résidences principales comme parmi les résidences secondaires et les logements occasionnels. Depuis 2008, sa part recule légèrement, car le nombre de logements collectifs augmente plus vite que celui des logements individuels (figure 3). Depuis 2013, les logements achevés dans l’année sont en effet plus souvent collectifs qu’individuels, alors que c’était l’inverse avant 2008.

16% : c’est la part des résidences principales dans l’unité urbaine de Paris

En 2019, 16 % des résidences principales se situent dans l’unité urbaine de Paris et 21 % dans une commune rurale (figure 4). Ces proportions ont légèrement diminué en 35 ans au profit des unités urbaines autres que Paris. Dans ces dernières, le nombre de logements s’est accru de 1,3 % par an en moyenne, contre 1,1 % pour l’ensemble des résidences principales.
Les résidences secondaires et logements occasionnels se situent bien plus souvent dans une commune rurale ou dans une petite unité urbaine de moins de 100 000 habitants : près de quatre sur cinq contre seulement la moitié des résidences principales. Toutefois, la part des communes rurales a diminué depuis 35 ans (39 % en 2019 contre 51 % en 1984), alors que celle des petites unités urbaines s’est accrue (de 32 % à 39 %) avec l’urbanisation. Le nombre de logements a augmenté plus vite dans ces communes (+ 1,3 % par an en moyenne, contre + 1,1 % sur l’ensemble des communes).
La majorité des logements vacants se situent dans une commune rurale ou dans une petite unité urbaine (60 % en 2019), comme 35 ans auparavant. Mais la part des communes rurales s’est également réduite au profit des petites unités urbaines.
Enfin, l’habitat individuel est d’autant plus fréquent que la commune est petite, et ce pour toutes les catégories de logements (résidence principale ou autre).

58% : c’est la part de ménages propriétaires de leur résidence principale

58 % des ménages sont propriétaires de leur résidence principale (figure 5). Cette part est stable sur les dernières années, alors qu’elle n’avait cessé de croître depuis les années 1980 jusqu’en 2010.  Parmi les propriétaires, environ un tiers sont accédants, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas fini de rembourser leur emprunt. La part d’accédants à la propriété se stabilise depuis une dizaine d’années, alors qu’elle avait fortement augmenté dans les années 1980 avant de baisser jusqu’au milieu des années 2000. La part des propriétaires sans charges de remboursement s’est régulièrement accrue jusqu’en 2010, en partie sous l’effet du vieillissement de la population. Elle s’établit à 38 % en 2019, contre 28 % 35 ans auparavant.

Proprietaire locataire
Par ailleurs, la proportion des ménages logés gratuitement a baissé et celle des ménages locataires de leur résidence principale a légèrement diminué dans les années 1980 et se maintient depuis autour de 40 %. La part des bailleurs publics a augmenté de plus de 3 points du début des années 1980 jusqu’au milieu des années 1990, puis s’est maintenue. Dans le parc locatif, les parts respectives des bailleurs publics et privés atteignent 17 % et 23 % des résidences principales en 2019.

Pour retrouver tous les chiffres la dernière enquête Insee Logement, c’est ici !

 

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