Les pavillons en périphérie de ville moyenne se louent plus vite que les beaux appartements parisiens

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La crise sanitaire a bouleversé l’immobilier. Et notamment le marché de la location. Aujourd’hui avec la délocalisation des Parisiens, la tension locative se déplace partout en France … Le point avec Pandaloc.

Depuis la fin du premier confinement dû à la crise sanitaire du Covid19, nous assistons à un réel changement géographique de la tension locative … Pandaloc, la plate-forme de location immobilière lancée il y a tout juste 1 an et qui veut rendre la location immobilière plus simple, plus sécurisée et plus respectueuse, a mené l’enquête. Celle-ci l’avantage de pouvoir collecter des données de candidatures par logement au niveau national et nous donne donc sa vision sur la vraie tension locative. 

La startup a pu tirer de ses données, les villes les plus prisées en Ile de France et en France en proposant une moyenne des candidatures par logement et par ville sur une base de 1000 logements loués depuis février 2021.

Paris n’a plus la cote : une tendance 2021

L’impact des confinements a eu une réelle répercussion sur les projets de départ de Paris. La démocratisation du télétravail et l’envie de gagner en qualité de vie ont amené 69%(1) des franciliens à entreprendre des démarches en ce sens depuis le début de l’année.
 
Selon une autre étude réalisée par le courtier immobilier Pretto basée sur 47 000 simulations d’achat immobilier réalisées par des Parisiens entre janvier 2019 et mai 2021, les recherches de résidences principales en province et en grande couronne ont respectivement augmenté de 77 % et 25 %. Et certaines villes prisées par les Parisiens se démarquent selon Pandaloc.
 
La tension locative est la plus forte en petite couronne :

On observe une tension locative inhabituelle dans les villes moyennes :

Les grandes métropoles et les villes étudiantes ne sont plus les zones où la tension locative est la plus tendue.

« Les études sur l’impact de la Covid-19 se focalisent beaucoup sur les transactions immobilières. Nous voulions regarder ce qui se passe du côté des tensions locatives. Les données traduisent assez bien ce que nous observons au quotidien sur la plateforme : des pavillons en périphérie de ville moyenne se louent en moins d’une semaine, plus vite que de beaux appartements parisiens !”, explique Laetitia Riachi, co-fondatrice de Pandaloc.

Les choses rentrent dans l’ordre …

Dans les métropoles, la baisse de la tension locative a eu un aspect conjoncturel ces derniers mois. Du côté de l’offre, beaucoup de logements meublés sont venus des plateformes touristiques. Du côté de la demande, beaucoup de jeunes étudiants et actifs, ont préféré rester chez leurs parents plutôt que de payer un loyer. Cependant, ce phénomène conjoncturel est en train de se résoudre avec la préparation de la rentrée.

Mais ces données traduisent aussi un vrai déplacement de la demande pour de nouvelles zones, éloignées du centre-ville, que ce soit les banlieues ou les villes moyennes.

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