Marché immobilier : Dans un contexte difficile, l’immobilier fait de la résistance

Immonot.com publie tous les deux mois la tendance du marché immobilier, une enquête nationale réalisée auprès d’études notariales réparties sur toute la France, décryptée par le Professeur Bernard Thion. Le point avec la tendance de septembre …

Un homme résiste au vent avec son parapluie

© adobestock

L’immobilier tient le choc dans le contexte actuel

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Malgré les menaces qui viennent assombrir l’avenir, crises énergétiques et géopolitiques en première ligne, les acquéreurs se réfugient dans la pierre pour construire l’avenir. À juste raison selon les notaires correspondants de la Tendance Immonot qui constatent que l’immobilier tient le choc dans le contexte actuel.

L’activité : baisse de cadence !

Le retournement de tendance sur le marché immobilier s’accentue… Fini l’abondance qui a caractérisé le marché en 2021. Il est vrai qu’avec l’accumulation des mauvaises nouvelles, tant au niveau climatique qu’au niveau économique, on s’attendait à une fin d’été en berne et une rentrée difficile. Et pourtant, à lire les commentaires des notaires, on ne peut pas dire que la chute d’activité ait été très importante pendant cette période estivale réputée paisible hors régions touristiques, ni que les acquéreurs commencent à manquer fortement.

Le nombre de transactions s’érode lentement

Cependant, alors que seule une moitié de notaires ont observé une réduction de leur activité cet été, plus des trois-quarts estiment que cette baisse va se poursuivre cet automne. En effet, depuis le début de l’année le nombre de transactions s’érode lentement. Alors que sur l’ensemble du territoire en cumulé sur 12 mois, il culminait à 1,20 millions fin décembre, il n’est plus qu’à 1,15 fin juin et ne devrait pas dépasser le million en fin d’année, score de l’année 2020. Le poids des médias qui insistent sur les malheurs qui s’annoncent en est, semble-t-il, en partie la cause.

Sur le plan économique et suivant le baromètre de la revue Challenges, le moral des patrons s’améliore, les marges étant en hausse et l’inflation inquiète moins. D’où des intentions d’embauches qui décollent, ce qui ne peut être que favorable au marché.

Prix : atterrissage en douceur

Au niveau des prix observés durant ces deux mois d’été, il y a un parfait équilibre entre augmentation et baisse, soit 16 %, les deux-tiers de nos correspondants ayant jugé de leur stabilité. 

A titre d’exemple, citons Anaïs Fabre à Bordeaux : « Le mois d’Août est toujours plus calme que les autres mois de l’année. Néanmoins, les prix eux ne se sont pas calmés. En effet, on constate une hausse importante sur les maisons dites « classique » autrement dit une T4 avec jardin et garage. Mais il est difficile de se projeter aujourd’hui sur les prévisions de fin d’année en raison de l’augmentation des taux et de la peur d’avoir à réaliser des travaux avec des coûts de matériaux plus élevés ».

Cette inquiétude semble entraîner des prévisions à deux mois, considérablement plus pessimistes. 49 % des participants au panel penchent, en effet, pour une baisse des prix, 45 % pour leur stabilité et seulement 6 % pour leur augmentation. Pour les terrains, ces chiffres sont respectivement de 33 %, 58 % et 8 % et pour les commerces de 54 %, 44 % et 2 %.

Le conseil des notaires : priorité à la vente !

Les conseils prodigués par les notaires suivent, pour les logements, cette tendance un peu désenchantée. La proportion des partisans de la vente en premier remonte de 62 % à 77 %, ceux conseillant de profiter des conditions actuelles pour acheter s’établissant à 19%. Peu de changement au niveau des terrains à bâtir l’équilibre se faisant entre partisans de la vente et ceux de l’achat ou de l’attente.