My Sweet Question : « Est-ce une bonne idée d’acheter une maison où il s’est passé un drame ? »

Certains lieux ont une histoire particulière, parfois dramatique. Comment les agents immobiliers doivent-ils en informer leurs clients ? Jean-Luc Brulard, gérant de l’agence Immédiat, nous livre son expertise.

Comment réagiriez-vous à l’idée d’acheter une maison à l’histoire trouble ? Un lieu qui a connu un crime, une disparition… Une seule chose est sure : tout le monde préférerait être au courant avant de signer… Nous avons demandé à Jean-Luc Brulard, agent immobilier à Rueil-Malmaison, de nous dire plus.

« Déontologiquement, l’agent immobilier doit être clair »

Le gérant de l’agence Immédiat constate en premier lieu qu’il existe deux types de clients : ceux que ce genre d’informations laisse de marbre, et ceux qui au contraire n’y sont pas insensibles. « Pour certains client, c’est même complètement rédhibitoire », explique-t-il.

C’est la raison pour laquelle l’agent immobilier doit être transparent sur le bien qu’il s’apprête à vendre. « D’un point de vue de la loi, je ne crois pas qu’on puisse parler de vice caché, continue Jean-Luc Brulard. Mais déontologiquement, ce serait quand même très lourd de cacher cette information à un acheteur. »

Au-délà des cas extrêmes (meurtre, disparition…), certains acheteurs peuvent être très sensibles à d’autres questions que l’agent immobilier doit évoquer avec eux. « Une maison près d’un cimetière peut aussi être rédhibitoire pour certaines personnes ! » affirme Jean-Luc Brulard. L’important reste donc pour les particuliers de poser toute leurs questions !

Jean-Luc Brulard au micro d’Ariane Artinian lors du Congrès de l’immobilier 2017.

© Ariane Artinian