Crédit immobilier : un marché à deux vitesses

Si dans certaines villes les taux ne baissent plus, même pour les bons dossiers, d’autres proposent des barèmes toujours plus bas pour séduire les acquéreurs.

Qui a dit qu’on ne pouvait pas emprunter à moins de 1 % sur 15 ans en 2018 ? Alors que la hausse prochaine des taux de crédit immobilier fait frémir bon nombre de professionnels, on trouve encore dans certaines villes des taux extrêmement attractifs : « En se tournant vers des villes moyennes comme Reims, Le Mans ou même Lille, on profite de taux avantageux et de surfaces importantes pour moins de 3 000 euros nets par mois, ce qui est impossible dans des villes comme Paris, Bordeaux ou Lyon », constate Maël Bernier, porte-parole du courtier en crédit immobilier Meilleurtaux.

Des communes qui ont parfois pour avantage d’être situées entre 1h et 1h30 de Paris, soit un temps de transport plus court que lorsque l’on réside dans certaines banlieues d’Île-de-France. « Quand nous récoltons les meilleurs taux négociés de nos 270 franchisés partout en France, ce n’est jamais dans des villes comme Paris ou Bordeaux qu’ils arrivent à obtenir pour leur client les taux les plus bas », indique Maël Bernier.

Des taux toujours aussi faibles

Angers, Chalons-sur-Saône, Nîmes, le Havre… autant de villes moyennes où l’on peut emprunter à des taux de 0,90 % sur 15 ans en négociant bien ou encore à 1,10 % sur 20 ans, sans avoir de revenus très élevés. Des villes où les particuliers échappent bien souvent à la hausse des prix qui frappe les grandes métropoles « Aujourd’hui, c’est sur ces territoires composés de villes moyennes que se fait le marché », renchérit la porte parole de Meilleurtaux.

Sans compter que comme le constate le courtier, si tout le monde parle de la hausse des taux, peu de professionnels la constate réellement. « Nous observons depuis le mois de janvier 2018 des barèmes au quasi statut-quo avec une forte propension des banques à appliquer des décotes. Elles ont des objectifs tout aussi ambitieux en 2018 qu’en 2017. La concurrence entre les établissements reste très vive avec une multiplication des offres et de nouveaux acteurs qui maintiennent une pression très forte », souligne Hervé Pratt, président de Meilleurtaux. De quoi rassurer le portefeuille des futurs acquéreurs.

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