Troubles du sommeil : Attention à certains effets de la mélatonine !

Prendre de la mélatonine pour mieux dormir peut occasionner des effets secondaires. Le point avec la Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre).

L’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) déconseille à certaines populations de consommer des compléments alimentaires contenant de la mélatonine en raison d’effets secondaires.

Qu’est-ce que la mélatonine ?

La mélatonine est une hormone favorisant l’endormissement, secrétée naturellement pendant la nuit. Dans les compléments alimentaires, la molécule est en général obtenue par synthèse. Les produits qui en contiennent sont utilisés pour lutter contre les insomnies et les perturbations dues au décalage horaire. Ils sont en vente libre en France.

Êtes-vous un sujet à risques ?

Après examen des signalements d’effets secondaires qui lui ont été rapportés et comparaison avec l’état de la recherche, l’Anses a conclu à l’existence de populations et de situations à risque pour lesquelles la consommation de mélatonine sous forme de complément alimentaire doit être évitée ou soumise à l’avis d’un médecin. L’Anses recommande ainsi aux femmes enceintes et allaitantes, aux enfants et aux adolescents, aux personnes souffrant de maladies inflammatoires, auto-immunes, d’épilepsie, d’asthme, de troubles de l’humeur, du comportement ou de la personnalité, à celles qui suivent un traitement médicamenteux, d’éviter d’en consommer. Sont également concernées les personnes devant réaliser une activité nécessitant une vigilance soutenue chez lesquelles une somnolence pourrait poser un problème de sécurité.

Connaissez-vous les bonnes pratiques ?

Dans tous les cas, il importe de limiter la prise de ces compléments alimentaires à un usage ponctuel et de demander conseil à son médecin. En France, la réglementation autorise la commercialisation de compléments alimentaires apportant moins de 2 mg de mélatonine par jour. Au regard de la variabilité de la réglementation encadrant l’usage de cette molécule au sein de l’Union européenne et en l’absence de données suffisantes sur l’innocuité de la consommation quotidienne de 2 mg de mélatonine, l’Anses estime nécessaire qu’un cadre réglementaire harmonisé soit défini au niveau européen sur la base d’études de sécurité. Elle souligne également l’intérêt de mettre en œuvre une coopération internationale sur la surveillance des effets indésirables associés à la consommation des compléments alimentaires.

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