Immobilier : 6 solutions pour s’assurer une meilleure retraite

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Elena Azria, directrice du développement du Groupe Océanic, spécialisé dans les secteurs de l’immobilier, de l’investissement locatif et de la gestion patrimoniale

Pour les particuliers souhaitant préparer ou améliorer leur retraite, l’immobilier peut offrir un large panel de solutions intéressantes adaptées aux besoins de chacun. La retraite constitue un sujet d’incertitude. Environ 40% de jeunes Français estiment ainsi qu’ils ne toucheront jamais de retraite, et trois quarts des actifs pensent que leur pension sera insuffisante pour assurer leur train de vie futur. Pour répondre à ce défi, l’immobilier peut constituer une source de revenus complémentaires. Voici 6 solutions, à vous de choisir !

Acheter sa résidence principale

Avant d’être une source de revenus complémentaires, l’immobilier ne doit tout d’abord pas constituer une source de dépenses. Dans l’optique de la retraite, la priorité est donc de devenir propriétaire pour ne plus avoir de loyers à payer. Cet enjeu doit être envisagé relativement tôt dans la vie active, l’idéal étant de ne plus avoir de dettes à rembourser au moment du départ effectif à la retraite. Dans un contexte de taux bas, investir dans la pierre est une solution intéressante : la dette aura un coût relativement faible et le propriétaire pourra ainsi conserver son épargne en parallèle.

Mettre un bien en location

La mise en location d’un bien acheté ou hérité peut également devenir une source de revenus réguliers. Le rendement annuel brut de l’immobilier ancien peut varier de 2 à 4% par an à Paris et de 3 à 9% en province, soit davantage que la plupart des placements actuels. Il est possible de financer cette acquisition à crédit, le remboursement étant assuré en totalité ou en partie par les loyers perçus.
Il est également possible de bénéficier d’une réduction d’impôt en achetant un logement neuf grâce au dispositif Pinel qui reste en vigueur dans les grandes agglomérations françaises jusqu’au 31 décembre 2021. Ce dispositif permet, à condition de respecter certains critères, de bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu de 12%, 18% ou 21% selon la durée du bail (23%, 29% et 32% si le bien est situé dans les DOM-TOM).
Attention : tout investissement locatif doit s’effectuer dans une optique de long terme, le délai de détention minimal conseillé étant de 10 ans. Le risque de non-paiement de loyers et de vacance locative doit également être anticipé.

Bénéficier de revenus immobiliers sans acheter un nouveau bien

Une autre façon de percevoir des revenus locatifs est de louer une pièce dans sa résidence principale, généralement à un étudiant. Cette solution, qui évite d’avoir à acheter un nouveau bien, est avantageuse fiscalement. Les loyers perçus peuvent être exonérés d’impôt sur le revenu sous conditions que la pièce louée soit la résidence principale du locataire et que certains plafonds de loyers soient respectés.
Les particuliers ne souhaitant pas engager une somme élevée pour l’achat d’un bien immobilier peuvent également faire le choix pratique de l’investissement en « pierre-papier », c’est-à-dire via des parts de SCPI. Le principe est simple : l’acheteur de titres de SCPI devient copropriétaire d’un patrimoine immobilier diversifié, essentiellement en bureaux et commerces. Attention toutefois aux frais de gestion élevés associés à ce type de placement ainsi qu’aux risques : ce placement n’est en effet pas garanti.

Partir à l’étranger

De nombreuses personnes retraitées peuvent également envisager de partir vivre leur retraite à l’étranger. Le Portugal apparaît comme une destination privilégiée : l’expatriation au Portugal offre en effet une exonération d’impôt sur le revenu pour une durée de 10 ans. Par ailleurs, l’immobilier portugais présente l’avantage d’être bon marché avec des prix 40 à 50% plus bas qu’en France.

Choisir le démembrement

Une autre solution pour améliorer sa retraite est d’acquérir en nue-propriété un bien dont l’usufruit est détenu par un tiers (en général par un organisme institutionnel, un office HLM par exemple). Cet achat fait l’objet d’un démembrement temporaire : on fixe au contrat une durée déterminée entre 15 et 20 ans, au bout de laquelle l’acquéreur bénéficiera pleinement de son bien. En contrepartie, le nu-propriétaire n’achètera initialement le bien qu’à la moitié de son prix.
Le démembrement peut également être utilisé dans le cadre de la transmission de patrimoine aux enfants. Les parents peuvent par exemple conserver l’usufruit de leur résidence principale et continuer d’y vivre, en transférant la nue-propriété à leurs enfants qui peuvent prendre à leur charge certains frais. Le bien est transmis en pleine propriété aux enfants lors du décès des parents.

Vendre en viager

Enfin, pour les personnes déjà à la retraite souhaitant bénéficier de revenus complémentaires pour assurer leur train de vie, un choix adapté peut être de vendre leur bien en viager, assurant ainsi leur train de vie grâce à la vente de leur bien tout en continuant à l’habiter.

© SweetRédaction