Annecy, Annemasse, Aix-Les Bains, Chambery : les loyers se stabilisent !

La course au logement bat son plein dans les villes universitaires. La FNAIM Savoie Mont-Blanc fait le point sur le marché locatif dans les bassins d’Annecy, d’Annemasse, de Chambéry et d’Aix-les-Bains.

Malgré une légère augmentation des prix des loyers -qui suit naturellement la courbe de l’inflation-, le marché locatif est aujourd’hui à la stagnation dans les deux Savoie. L

Marché tendu pour le bassin Annécien

Grâce à son attractivité et son dynamisme, Annecy et son agglomération accueillent chaque année plus de 5000 personnes supplémentaires ; ses besoins en logements sont donc en
constante croissance et l’offre peine à suivre. D’après Corinne Desmoulins, vice-présidente de la chambre Savoie Mont-Blanc à Annecy, « la seule donnée qui a un peu évolué est le délai de location qui s’est accru. Comme Annecy est située en zone tendue, la durée des préavis a été ramenée à 1 mois ce qui entraine forcément un allongement du délai de relocation. La  vacance locative est quant à elle négligeable, aux alentours de 2%, alors que ce taux est en moyenne à 8,3% au plan national. ». Le loyer médian est annoncé au premier semestre 2018 à 784€ soit une hausse de 2,4% par rapport à 2017. « Les prix des loyers restent stables, ils suivent simplement l’inflation. Aujourd’hui, les locataires privilégient souvent les logements récents, qui sont eux soumis à des régimes de fiscalisation Pinel, avec des loyers contraints et en dessous du marché. Annecy centre et Annecy-le-Vieux restent à ce jour les quartiers les plus recherchés tandis que Seynod et Cran-Gevrier sont des zones accessibles et répondant à la demande du plus grand nombre » conclut Corinne Desmoulins.

Genevois : le neuf prend le dessus sur l’existant

Situés à la frontière suisse, Annemasse et le bassin genevois progressent sur un marché tendu en raison de l’augmentation régulière du nombre de travailleurs frontaliers et de nouveaux résidents. « Le marché est dans une vraie dynamique et aujourd’hui nous pouvons noter une augmentation importante du parc neuf à Annemasse » souligne Sébastien Cartier, président adjoint de la FNAIM Savoie Mont-Blanc. « Cependant, est apparu un nouveau phénomène : nous avons, dans notre portefeuille, des biens vieillissants qui sont difficiles à relouer et pour lesquels nous sommes obligés de baisser les niveaux de loyers. C’est assez représentatif de la concurrence qui existe aujourd’hui entre le neuf et l’ancien sur notre marché ». Cette situation sera amplifiée dans le futur avec de nombreux programmes neufs livrés à Annemasse et la difficulté de Genève à héberger ses travailleurs et frontaliers. « On constate une vraie érosion de l’évolution du portefeuille. Les biens dévalorisés car pas rénovés ou vieillissants seront plus difficiles à louer dans les années à venir. Les propriétaires qui ne souhaiteront pas rénover leur bien ou revoir leurs perspectives seront dans une vraie impasse ».

Chambéry et Aix-les-Bains : deux villes voisines aux marchés similaires

Du côté du département de la Savoie, les chiffres du marché locatif sont également stables. Malgré la proximité de ses deux plus grandes villes avec la Haute-Savoie, le département a
des caractéristiques distinctes. « On a plutôt l’habitude de regarder les tendances du marché à Grenoble qui a le même fonctionnement, à quelques mois près, que celui de Chambéry »
déclare Caroline Pillet, vice-présidente de la FNAIM Savoie Mont-Blanc à Chambéry. « Nous ne sommes pas sur une zone tendue comme les grandes agglomérations haut-savoyardes
mais nous voyons arriver tout doucement les annéciens du côté d’Aix-les-Bains qui viennent chercher des prix plus attractifs. Il existe également une différence dans la typologie des
locataires : Aix-les-Bains est plus résidentielle quand Chambéry porte le poids des résidences étudiantes et universitaires qui font inévitablement baisser le prix médian ».

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