Le moteur de la construction a des ratés … et si la panne était plus grave ? Il ne faut pas se tromper de diagnostic

Le président du Directoire du Groupe Gambetta déplore le recul du nombre de permis de construire sur les trois mois de juin à août. En réalité, la crise de la construction pourrait être bien plus grave. Explications.

Le secteur de la construction sort d’un été meurtrier. Le nombre de permis de construire a reculé de 12,5% sur les trois mois de juin à août, par rapport à la même période, l’année dernière. Pour ne rien arranger, la Commission des Finances de l’Assemblée nationale songe à brider le dispositif Pinel.

La crise de la construction pourrait être bien plus grave, mais regardons plus loin que les chiffres immédiats. Il suffit d’analyser 2014 et de se projeter en 2020. Le point commun entre ces deux années ? Les élections municipales. Le plongeon a été flagrant lors de la dernière élection.

D’un pic de plus de 450 000 logements autorisés ou commencés en juillet 2013, les chiffres sont tombés à moins de 330 000 douze mois plus tard. Les analyses conjoncturelles ou fiscales ne sont pour rien dans ce plongeon.

« L’explication vient du fait qu’un an avant les scrutins, les maires bloquent la délivrance des permis de construire. Dans ces conditions, si 2019 risque d’être médiocre, l’exercice 2020 menace d’être catastrophique. Les communes sont à court de ressources et les élus hésitent à délivrer des permis. Cette crainte est compréhensible, mais elle est mortifère pour nos territoires et aussi pour le secteur du BTP. Il faut impérativement rassurer les maires et les conseils municipaux par un signal fort qui doit passer par une accentuation de l’aide aux territoires. » 

 

 

© SweetRédaction
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