Comment acheter quand on a moins de 30 ans ?

En 2018, les taux sont toujours très bas. Devenir propriétaire est à la portée de beaucoup de monde. Et même des plus jeunes… Depuis le début de l’année, les banques proposent des prêts sur 25 ans et sans apport, destinés clairement aux jeunes emprunteurs. Suivez nos conseils pour acheter si vous avez moins de 30 ans.

En octobre, « la grande braderie » des taux continue. Le banques n’ont pas rempli leurs objectifs de production pour 2018, résultat, elles cherchent à financer des dossiers. Dans ce contexte, aucune remontée des taux de crédit n’est à prévoir d’ici la fin de l’année. En octobre, plusieurs banques ont procédé à des baisses. Ainsi, les taux restent à un niveau historiquement bas ! C’est donc le moment d’acheter. Vous avez entre 25 et 30 ans ? Devenir propriétaire est aussi à votre portée. Voici les conseils de Maël Bernier, porte-parole du courtier Meilleurtaux.com, pour convaincre votre banque.

Profitez des efforts des banques et achetez le plus tôt possible

De plus en plus de moins de 30 ans achètent. Ce qui n’était pas le cas il y a dix ans. De nos jours, ils représentent 1/3 des acheteurs. Evidemment, la raison de ce revirement de situation est due aux taux bas qui ont solvabilisé beaucoup d’emprunteurs. Depuis deux à trois ans, on voit donc sur le marché cette nouvelle catégorie de candidats à la propriété. Il faut dire que les banques ont redoublé d’effort pour les séduire. Depuis le début de l’année, elles proposent notamment des prêts sur 25 ans et sans apport, clairement destinés cette population qui n’a pas d’épargne ou très peu. En province, c’est une vraie chance et une vraie opportunité puisque dans les villes où les prix restent raisonnables, ce type de prêt permet aux jeunes de 25 à 30 ans d’acheter. Alors, saisissez la balle au bond !

Faites le point sur votre budget

Inutile de visiter des biens à 300 000 € si vous ne pouvez emprunter que 160 000 €. Cela peut paraître évident mais ça ne l’est pas forcément pour tout le monde. Vous souhaitez acheter ? Avant d’entamer les visites, commencez par rencontrer un courtier et faites le point sur votre budget. La règle est (presque) la même pour tous : vous ne pouvez consacrer au remboursement de votre prêt qu’un tiers de vos revenus. Si votre salaire est de 2 400 €, votre mensualité ne devra pas dépasser 800 €. Attention, la banque tient compte de tous les crédits en cours (voiture, consommation…) et de votre reste à vivre. Elle étudie donc toutes vos dépenses. Pour la rassurer, évitez d’être à découvert et remboursez vos crédits à la consommation qui font très mauvais effet.

N’espérez pas emprunter si vous êtes en CDD

Inutile de tirer des plans sur la comète si vous êtes dans une situation professionnelle précaire. Alors qu’est-ce qu’on entend par précaire ? Pour la banque, un CDD est rédhibitoire. Et pour cause, ce contrat a un début et une fin. Et il n’y a aucune garantie derrière. Si vous êtes en CDD, vous n’avez aucune chance de décrocher un prêt immobilier. En revanche, un intérimaire, un intermittent du spectacle ou un auto-entrepeneur qui est en mesure de démontrer qu’il travaille régulièrement depuis plusieurs années a plus de chance. Heureusement, les banques se sont familiarisées avec ce nouveau type d’emplois et sont aujourd’hui plus réceptives, plus ouvertes. Plus que le statut, ce qui compte à leurs yeux, c’est la régularité des revenus. Pour vous lancer et ce, même si vous êtes impatient, mieux vaut attendre d’avoir des revenus réguliers et stables.

Soignez l’emplacement du bien que vous convoitez

Certains achats sont plus facilement finançables que d’autres. Et pour cause, ils présentent moins de risque à la revente. Si vos revenus sont un peu justes, la banque sera plus frileuse. Forcément, le risque est important. En cas de pépin, vous pourriez être amené à ne pas pouvoir rembourser votre prêt. La banque sera donc tentée de vous opposer un refus de prêt à condition qu’elle soit certaine que le bien que vous voulez acheter se revendra facilement et sans perte. Par exemple, si vous achetez 2 ou 3 pièces dans une ville moyenne, comme Angers, en centre-ville, proche des écoles, des transports, des commerces, le risque est quasiment nul : on est sur du bien de grande consommation immobilière. La  banque le sait donc elle vous suivra sûrement. A contrario, si vous avez jeté votre dévolu sur un bien atypique, à 30 km d’Angers, là, la banque tiquera forcément car la revente sera plus compliquée.

© Olivia Delage
Era France