65% des Français sont convaincus de devoir financer leur retraite eux-mêmes

Face aux incertitudes concernant le financement des retraites, l’épargne immobilière représente plus que jamais une valeur refuge. Voici les résultats du 4ème BAROMETRE DE L’EPARGNE IMMOBILIERE – PERIAL & IFOP.

Réforme des retraites, tensions sur le pouvoir d’achat, retour de l’inflation ou encore gel du taux du livret A et du LDD fixé à 0,75% depuis août 2015 : les Français sont de plus en plus nombreux à envisager le financement personnel de leur retraite mais également la constitution d’un patrimoine de sécurité.

L’épargne immobilière, une valeur refuge…

L’étude réalisée en décembre 2018 par l’IFOP et PERIAL révèle que face aux incertitudes quant au financement des retraites, l’épargne immobilière représente une valeur refuge : sa notoriété (+6 points* ), sa possession (+1 point* ) et son attractivité (+0,3 point* ) augmentent simultanément. Le sondage a également été l’occasion d’interroger les épargnants français sur leurs critères d’investissements immobiliers dans des métropoles : le Grand Paris arrive en tête de classement pour les Franciliens et en 4ème position pour l’ensemble des Français.

« Une crispation et une inquiétude très forte se fait ressentir sur la question du financement des retraites alors que la réforme d’Emmanuel Macron devrait être mise en place au cours de ce quinquennat. Dans ce climat, les Français sont de plus en plus nombreux à s’intéresser à l’épargne immobilière qui représente une alternative solide pour gagner du pouvoir d’achat et ainsi préparer l’avenir », explique Eric Cosserat, Président de PERIAL.

… l’immobilier, un produit retraite par excellence

On note une légère hausse de l’attractivité de l’épargne immobilière (+0,3 point * ) et plus particulièrement chez les Franciliens, les jeunes, CSP+, épargnants confirmés et détenant un patrimoine supérieur à 30 000 euros. • Sans connaître le contenu exact de la réforme des retraites, les Français anticipent une baisse des pensions et se préparent à financer eux-mêmes leurs retraites : 65% des Français et 69 % des Franciliens jugent qu’il est indispensable d’épargner pour financer sa retraite (on note une hausse spectaculaire de + 25 points pour l’ensemble des Français en un an). • Dans ce contexte, les épargnants intéressés par l’épargne immobilière l’associent à un produit rassurant, aux rendements attractifs et pertinent pour préparer son avenir. De manière générale, l’épargne immobilière est globalement mieux perçue par la globalité des Français qui la perçoivent comme le « produit de retraite par excellence » à 64%

Les SCPI, un vecteur de pouvoir d’achat

Dans un marché où le placement immobilier séduit moins, notamment à cause de la hausse des prix du m2 en 2018 (-7 points* pour l’investissement locatif, -3 points* pour l’achat d’une résidence principale et -4 points* pour l’achat d’une résidence secondaire), le niveau de possession de SCPI reste stable à 19% pour les épargnants intéressés par l’épargne immobilière. Les spécificités et les rendements des SCPI expliquent ces résultats : – Acquisition d’un produit immobilier sans les inconvénients de gestion – Accession à des produits immobiliers avec des niveaux de prix moins élevés qu’avec l’immobilier direct – Mutualisation des risques et diversification des placements – Placement accessible à partir de 5000 euros – Performance des SCPI qui distribuent chaque année un revenu proche de 5% de la valeur de l’investissement – Liquidité et agilité du produit

Investissements immobiliers,  Grand Paris et grandes métropoles européennes

Les perceptions entre les Français et les Franciliens divergent. Les métropoles de France les plus attractives pour investir sont Bordeaux, Lyon, Nantes puis le Grand Paris aux yeux des Français, alors que les Franciliens mettent le Grand Paris en tête, puis Bordeaux, Lyon et Nantes. Paradoxalement, les investissements en épargne immobilière obéissent à la même logique de projection et de proximité que les investissements en immobilier direct (en effet, 66% des Franciliens plébiscitent le Grand Paris en premier choix). Concernant les métropoles européennes, les Franciliens se distinguent encore en plaçant Londres en deuxième position, quand les Français la placent en 3 ème position. Les villes espagnoles (Barcelone et Madrid) sont les plus attractives. 32% des Français et 38% des Franciliens se disent prêt à investir dans l’immobilier à l’étranger. Ces chiffres révèlent la part d’affect dans l’investissement immobilier : il ne s’agit pas seulement de rentabilité, mais aussi de pouvoir se projeter dans son investissement. Il est très intéressant enfin de noter que les Franciliens retiennent comme premier critère d’investissement dans une métropole étrangère l’accès aux transports en commun (55%), à quasi égalité avec le prix du mètre carré pour 54% (alors que 59% des Français donnent clairement la priorité au prix). Le développement économique n’arrive pour les deux échantillons qu’en 5ème position.

1 L’épargne immobilière permet d’acquérir des parts ou des actions de sociétés (SCPI, OPCI) ayant pour objet d’acheter, d’entretenir et de gérer un patrimoine immobilier locatif (d’habitation et/ou d’entreprise) pour le compte de ses porteurs de parts. A titre d’illustration, les SCPI distribuent chaque année un revenu proche de 5% de la valeur de l’investissement. * Evolution entre les résultats du Baromètre Epargne Immobilière 2017 PERIAL – IFOP et les résultats du Baromètre Epargne Immobilière 2018 PERIAL – IFOP. L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 2007 personnes selon la répartition suivante (un échantillon principal de 1002 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 et plus et un sur-échantillon de 1005 Franciliens, représentatif de la population francilienne âgées de 18 ans et plus, dans lequel ont été ajoutées 192 personnes vivant en Ile de France, issues de l’échantillon principal, soit un total de 1197 Franciliens. La représentativité de l’échantillon principal a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de l’individu) après stratification par région et catégories d’agglomération. La représentativité de l’échantillon de Franciliens a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de l’individu) après stratification par zone géographique (Paris, Petite Couronne et Grande Couronne). Les interviews ont été réalisées par questionnaires auto-administré en ligne du 3 au 12 décembre 2018.

 

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