L’assurance vie et le livret A c’est fini, il faut dorénavant investir dans l’économie réelle !

L’assurance-vie et le livret A ne rapportent plus rien, il faut investir dans l’économie réelle. L’analyse de Nicolas Kert, Directeur Général de Novaxia Asset-Management.

La Banque de France a communiqué dernièrement les données relatives à l’épargne et au patrimoine des Français. Les flux et encours d’épargne, présentés de manière globale et par famille de produits, permettent de mesurer les dynamiques et comportement des épargnants.

Hausse massive des dépôts à vue

Première information, les Français ont très massivement augmenté leurs dépôts à vue. Si le phénomène n’est pas nouveau, il a été continuellement observé et relayé dans différentes analyses depuis 2015, force est de constater que la dynamique s’est accentuée, portant les encours à des niveaux particulièrement importants. Ainsi, les ménages laissent désormais « dormir » sur leurs comptes courants quelques 429 milliards d’euros (source banque de France Aout 2017). Ceci correspond à peu près à 1 point de notre PIB et compte pour 28% du patrimoine financier global des Français (2016).

Baisse des taux sur les livrets réglementés et capital garanti

Ce phénomène est la conséquence de la baisse des taux constatée aussi bien sur les livrets réglementés que sur les autres produits à capital garanti. Face à la baisse des rendements mais aussi devant l’absence d’inflation depuis 10 ans, les ménages s’en tiennent à un comportement d’attentisme et privilégient la sécurité et la liquidité (le caractère immédiatement disponible) à la performance pour leurs placements.

Mais en 2018, pour la première fois, le rendement moyen servi par les fonds en euros des contrats d’assurance-vie devrait être négatif une fois l’inflation déduite… En clair avec une inflation à 1,8% et des rendements moyens autour de 1,6% selon Good Value for Money, un investissement de 1000 euros en contrat d’assurance-vie à capital garanti aura fait perdre 2€ nets à son épargnant. Mais une fois prise en compte la fiscalité, cet écart peut atteindre 8€ dans certaines situations !

Le taux d’épargne des Français traduit leur anxiété

Le taux d’épargne des ménages français se situe à 14%. Il est à la fois important, comparé aux autres pays européens, et stable. Cet effort particulièrement important traduit sans doute l’anxiété des ménages français face à une conjoncture économique incertaine, au besoin de financement de leur retraite, voire à la faiblesse de la progression de leur pouvoir d’achat.

Les comportements d’épargne sont assez inertes. Pourtant, un changement s’amorce. La collecte en unités de compte au sein des contrats d’assurance vie dépasse désormais les 20%. L’épargne salariale progresse et les supports d’investissement choisis sont un peu plus risqués que par le passé. Le goût du risque reviendrait-il ?

Il faut s’en réjouir car le sacro-saint capital garanti devient un leurre : l’inflation et la fiscalité rongent inexorablement des rendements durablement faibles.

Renoncer au diktat de la liquidité ou du capital garanti

Quelle posture adopter dans ces conditions ? Probablement renoncer au diktat de la liquidité ou du capital garanti ! C’est la condition aujourd’hui pour retrouver des rendements réels satisfaisants.

Nous offrons à des investisseurs particuliers l’accès à l’immobilier. J’y vois deux vertus. La première c’est d’allier sens et rentabilité. Le sens à travers une thématique rare et utile socialement utile, le développement et la transformation en d’autres usages ; la rentabilité, avec des objectifs de performance supérieurs aux placements sans risque. A condition de renoncer à la liquidité immédiate et assumer une perte en capital potentielle.  La seconde, c’est que dans un contexte souvent d’instabilité des marchés, se tourner vers des actifs tangibles comme l’immobilier permet d’en retrouver un peu. Seulement, au sein d’un PEA ou d’un PEA-PME, les foncières (ayant le statut de Société d’Investissement Immobilier Cotée) ne sont pas éligibles. Il faut donc sortir des sentiers battus et se tourner vers le non coté.

 

© SweetRédaction