Les taux au beau fixe font le bonheur des primo-accédants

Après deux années record, 2019 devrait encore être une année exceptionnelle pour le marché immobilier. Et pour cause : les banques continuent et continueront de prêter. De quoi faire le bonheur des primo-accédants …

Le marché du crédit immobilier est favorable à l’achat … « La plupart des observateurs estiment que nous dépasserons le million de ventes dans l’ancien en 2019, ce qui démontre que les banques continuent et continueront de prêter et ce, même à des taux bas records », indique Philippe Taboret, Directeur Général Adjoint du courtier en crédits, Cafpi.

Un marché en bonne santé porté par les primo-accédants

Les taux exceptionnels du premier semestre 2019 ont notamment permis aux primo-accédants de réaliser leurs projets immobiliers.  « Le marché du logement est un tout, une chaîne, où chaque maillon a son importance », explique Philippe Taboret. L’immobilier existant en est le 1er maillon, à laquelle s’attache ensuite le neuf. Si l’un se grippe, l’autre bloque irrémédiablement. « Cette bonne santé du marché n’est possible que grâce à un moteur puissant : les primo-accédants », ajoute-t-il.  Sans primo-accédants, l’ancien ralentit et le neuf s’arrête.

Le profil type des primo-accédants au 2e trimestre 2019

D’après la première édition de l’Observatoire des crédits de Cafpi, l’âge moyen de l’emprunteur primo-accédant est de 35 ans (36% des primo-accédants ont moins de 30 ans), 24% sont cadres et 77% sont en CDI. « Si les taux bas ont ouvert le crédit à plus d’accédants, les banques continuent de jouer leur rôle de régulation du marché, en privilégiant les profils les plus intéressants », précise Philippe Taboret. Ainsi, entre le 2e trimestre 2018 et le 2e trimestre 2019, le revenu annuel moyen des primo-accédants a augmenté de 1,6%, passant de 43 600 € à 44 300 €. Autre élément important, les primo-accédants se tournent en majorité vers l’achat d’une maison avec 59% et dans l’ancien avec 82%. « A contrario, les investisseurs locatifs préfèrent l’achat d’un appartement (seulement 22% de maisons) et dans le neuf (40%) », note Fabrice Pesin, Directeur de la Stratégie et de l’Innovation de Cafpi.

Les primo-accédants n’hésitent plus à rallonger la durée de leur prêt : en moyenne au 2e trimestre 2019, 73,2% des emprunteurs souhaitant acquérir une résidence principale pour la 1ère fois ont emprunté sur 25 ans ou plus. « La concurrence entre les banques et les taux très bas compensent la hausse des prix de l’immobilier en permettant aux ménages d’augmenter leur enveloppe budgétaire en empruntant sur des durées plus longues », précise Philippe Taboret. « Les primo-accédants doivent aujourd’hui emprunter plus pour ne pas perdre en surface, comme le démontre le montant moyen emprunté qui passe de 212 000 € à 223 700 € entre le T2 2018 et le T2 2019 (soit +5,5%) », commente Fabrice Pesin.

Des taux qui devraient continuer de baisser …

Alors que, depuis juin, les taux records d’octobre 2016 ont déjà été battus, avec 0,95% sur 20 ans, les barèmes des taux négociés par Cafpi pour le mois de juillet affichent 0,90% sur 20 ans. « Les annonces de la BCE sur le maintien de ses taux directeurs à des niveaux bas permettent de pronostiquer une poursuite de la baisse des taux des crédits immobiliers. Nous pourrions encore perdre 0,10% d’ici la fin de l’année, pour atteindre les 0,80% sur 20 ans, indique Philippe Taboret. La période idéale pour réaliser son projet immobilier.»

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