Crédit immobilier : les banques déclarent la guerre aux courtiers ?

Arnaud_Guilleux
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Certaines banque font le choix de limiter l’acquisition de nouveaux clients par l’intermédiaire des courtiers. L’analyse de Arnaud Guilleux président et fondateur du courtier en ligne monemprunt.com.

Confrontés à des taux historiquement bas, à un poids réglementaire et financier de plus en plus lourd, les banques cherchent à restaurer leurs marges. Certaines font le choix de limiter l’acquisition de nouveaux clients par l’intermédiaire des courtiers. Ces derniers représentent aujourd’hui 40% de la production de crédit immobilier en France. Pour Arnaud Guilleux président et fondateur du courtier en ligne monemprunt.com, il n’y aura pas de disruption, car les courtiers apportent avant tout un service aux banques et c’est au final le client qui aura le dernier mot.

Le courtage : un service apporté aux Français mais aussi aux banques

Près d’un français sur deux passent aujourd’hui par un courtier et ce chiffre monte à deux sur trois en région parisienne. Pourquoi ? Crise de confiance envers les institutions bancaires ? Peut-être. Gain de temps ? C’est certain. Les courtiers  permettent aujourd’hui aux clients de gagner en praticité et en temps. Rappelons que 85% des français se disent stressés par la recherche de crédit immobilier.  Les banques, qui sont nos partenaires au quotidien, ont un poids réglementaire et financier de plus en plus lourd, nous le savons et nous les comprenons. Mais malgré la baisse des taux, le courtier apporte un gain de temps considérable aux banques.
Nous consacrons 50 à 70% de notre temps à la prospection, ce qui se traduit par moins de commerciaux sur le terrain pour les  banques et donc un gain important de productivité.

Pas de disruption mais les ménages risquent d’en pâtir

Les taux bas vont pousser les banques à durcir leurs critères de sélection envers les courtiers et les futurs dossiers clients. Aujourd’hui 40% de la production habitat est réalisée par les courtiers et le coût de la prescription a été multiplié par quatre en 7 ans, les banques ne souhaitent pas aller au-delà. Si les banques prennent la décision de réduire leur utilisation du courtage ou de supprimer totalement cet intermédiaire, le risque principal est de faire disparaître les courtiers indépendants et de donner le monopole aux poids lourds déjà bien installés.

Les taux bas semblent se maintenir pour l’année 2020, il est possible qu’un rapport de force s’engage entre certaines banques et leurs courtiers. Les banques vont continuer à durcir leurs demandes avec des taux de transformation plus exigeants au risque de voir certains profils écartés car tous les critères ne seront pas respectés. Et de l’autre côté nous aurons des courtiers qui travailleront exclusivement avec des banques partenaires, c’est au final les ménages qui risquent d’en pâtir.

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