ACRE : un retour en arrière regrettable pour les micro-entrepreneurs

Jerome Tarting
© mysweetimmo

L’ACRE va connaître de nombreuses évolutions à compter du 1er janvier 2020. Evo’Portail décrypte les changements à venir, tout en regrettant le manque de stabilité pour entreprendre sereinement. Explications.

Limitation à un an pour les nouveaux bénéficiaires du régime de la micro-entreprise

A partir du 1er janvier 2020, l’Acre sera réduit à 1 an au lieu de 3 ans pour les micro-entrepreneurs. Ils ne seront plus exonérés qu’à hauteur de 50% des cotisations sociales contre 75% actuellement. “L’État considère actuellement l’extension de l’ACRE comme un effet d’aubaine coûteux. Nous considérons plutôt qu’il s’agissait d’un investissement d’avenir, conforme aux promesses de la start’up nation” explique Jérôme Tarting, Président de Evo’Portail.

Réduction du taux d’allégements pour les micro-entrepreneurs en exercice

Retournement inattendu dans l’écosystème, un coup de rabot est aussi prévu pour les micro-entreprises déjà créées. L’exonération en 2ème année actuellement de 50% est abaissée à 25%, et en 3ème année de 25% à 10%. “ C’est une forme d’injustice. Une clause d’antériorité aurait dû maintenir les dispositions précédentes, estime Jérôme Tarting. Nous ne sommes pas fermés aux évolutions, mais celle-ci est brutale dans le sens où elle va fragiliser le modèle économique de nombreux micro-entrepreneurs et modifier leur prévision de gestion”. 

Restriction des populations éligibles à l’ACRE

De plus, le dirigeant d’Evo’Portail regrette le recentrage des populations éligibles à l’ACRE. Étendue à tous les créateurs il y a un an, elle ne concernera plus que les demandeurs d’emploi, les allocataires du RSA et les jeunes de moins de 26 ans le 1er janvier prochain. “Cette vision est contraire à l’esprit de conquête, de création de valeur ajoutée et la dynamique d’un pays”, analyse t-il. 

Enfin, le retour aux anciens critères d’éligibilité est pointé du doigt. Auparavant automatique, l’exonération va être certainement assujettie à des démarches administratives ; ce qui ne va pas dans le sens de la simplification attendue par les acteurs de l’entrepreneuriat.

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