54% des Français ne font pas confiance aux serruriers

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Certaines professions font face plus que d’autres à des préjugés négatifs. Les serruriers font partie de ces professionnels … Hop’Dépannage a choisi d’interroger les Français sur les raisons qui les poussent à être méfiants envers cette profession.

Nous faisons appel à eux après avoir perdu ou oublié nos clés et pourtant les serruriers n’ont pas la côte ! Ils font partie de ces personnes que l’on aime autant que l’on déteste. Joignables à n’importe quelle heure de la nuit ou de la journée, nombreux sont les Français victimes d’abus de faiblesse. Hop’Dépannage, site de mise en relation avec des serruriers, a choisi l’IFOP afin d’interroger les Français sur les raisons qui les poussent à être méfiants envers cette profession. Un constat : les Parisiens sont les plus malchanceux et les plus têtes en l’air, largement en tête des régions faisant le plus appel aux serruriers.

En moyenne, les Français ont dû dépenser 335 euros pour l’intervention d’un serrurier à une heure anormale d’un jour ouvré (soir, nuit).

Professions qui suscitent le plus de défiance

  • 54% des Français ne font pas confiance aux serruriers.
  • Parmi eux, les habitants de la région parisienne (68%) sont les plus méfiants vis-à-vis de cette profession.
  • Ainsi, 80% des Français souhaiteraient que le gouvernement renforce l’encadrement de cette activité, notamment les habitants de l’agglomération parisienne (83%). Les ouvriers quant à eux (73%), sont plus réticents à ce genre de mesure, contrairement aux cadres, employés et professions intermédiaires (80%).

Le recours ultime à un serrurier

  • 37% des Français ont déjà eu recours au moins une fois dans leur vie à un serrurier. Le profil type de ces malchanceux étant un cadre supérieur (50%) habitant en agglomération parisienne (53%).
  • Parmi les recours à ce type de profession, 24% des Français font appel aux serrurier pour réparer ou changer une porte d’entrée dans le cadre de travaux prévus de longue date.
  • 25% pour faire face à une situation imprévue (ex: perte ou vol de clefs, oubli…) en journée un jour ouvré (du lundi au samedi).
  • Parmi les plus malchanceux on retrouve les habitants de l’agglomération parisienne (41%), qui s’opposent aux Bretons (9%), moins tête en l’air.

Les critères de choix d’un serrurier

  • En cas de problème de porte, 56% des Français jugent déterminant l’affichage de tarifs modérés par le serrurier dans leur choix. Viennent ensuite les recommandations, que ce soit par leur assureur (54%), ou par leurs proches (52%).
  • Les 50-64 ans sont davantage regardant sur les tarifs, puisque 65% indiquent que le prix reste un élément déterminant dans le choix du serrurier.

Satisfait ou (non) remboursé ?

  • 81% des Français se disent satisfaits de l’efficacité du serrurier pour résoudre le problème, 78% le sont pour le temps pris par le serrurier.
  • 1 Français sur 2 trouve le rapport qualité-prix global de l’intervention satisfaisant et seuls 45% sont satisfaits du montant du tarif final facturé par le serrurier.
  • Parmi les plus mécontents du montant final de la réparation, on retrouve les habitants de l’agglomération Parisienne (25%), contrairement aux catégories les moins aisées (56%) qui se disent globalement satisfaites du montant total de l’intervention.

Mauvaises expériences

  • Plus d’1 Français sur 2 (51%) a déjà été pris de court par un serrurier qui ne lui avait pas annoncé clairement le montant total de son intervention avant de venir, et 43% ont subi des tarifs plus élevés que ceux annoncés.
  • Les premières victimes sont les plus jeunes : 74% des 25-34 ans ont déjà fait les frais d’une intervention sans prix annoncé au préalable.

« Je me suis fait arnaquer ! »

  • Plus d’1 Français sur 2 (55%) a déjà eu le sentiment de s’être fait arnaquer suite à l’intervention d’un serrurier.
  • Les plus nombreux dans cette situation sont encore une fois les habitants de l’agglomération parisienne (74%) et les 25-34 ans (73%), mais également les Français vivant en appartement (64%), contre 45% pour ceux vivant dans une maison.

« Si ces résultats confirment les enseignements des données de la DGCCRF sur les mauvaises pratiques des serruriers – notamment sur leur caractère très urbain et très francilien –  ils montrent aussi que, dans ce domaine, l’ampleur des arnaques est beaucoup plus large que les quelques plaintes recensées par ses services, explique François Kraus, directeur du pôle politique de l’Ifop. Mais surtout, ils montrent l’impact que ces « escrocs en col bleu » peuvent avoir sur l’image de toute une profession et sur ces conséquences politiques, à savoir un soutien massif à un encadrement plus strict de leur activité. »

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