Location vide et meublée : Quelles sont les villes où les loyers ont le plus baissé et augmenté ?

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Quel est le Top 10 des villes où les loyers ont le plus baissé et de celles où ils ont le plus augmenté en 1 an ? Le point avec une étude de SeLoger.

Locations vides : à Paris, les loyers dévissent (- 4,6 % sur 1 an)

Dans la capitale, les prix à la location s’orientent à la baisse. Selon les données du Baromètre des Loyers – SeLoger, sur le marché de la location vide, les loyers parisiens (1 613 € mensuels, charges comprises) accusent ainsi un recul annuel de 4,6 %. Toutes choses étant égales par ailleurs, c’est donc sur les loyers de la Ville Lumière que la tendance baissière est la plus marquée. Sur la seconde marche du podium, Besançon affiche un recul annuel de 3,3 % des loyers moyens (charges comprises) qui y ont été relevés, ceux-ci s’élevant à 595 € par mois. Avec une baisse de 2,9 % sur 1 an des loyers de son parc immobilier ancien (821 € par mois, cc), Annecy se hisse sur la troisième marche du podium, coiffant ainsi Aix-en-Provence (830 € mensuels / – 1,6 % sur 1 an) au poteau.

Locations vides : – 0,6 % sur les loyers dyonisiens

Alors que les loyers des meublés explosent à Saint-Denis (+ 9,8 % sur 1 an), sur le marché de la location vide, la tendance y est baissière, avec un recul de 0,6 %. Enregistrent de 1,4 % à 0,8 % de baisse sur leurs prix à la location :

  • Saint-Étienne (487 € mensuels, charges comprises / – 1,4 % sur 1 an).
  • Nice (844 € / – 1,4 %).
  • Le Havre (539 € / – 1 %).
  • Le Mans (512 € / – 0,8 %).
  • Tours (600 € / – 0,8 %).

Locations meublées : les loyers bordelais chutent (- 4,6 % sur 1 an)

Pour ce qui est des meublés, c’est à Bordeaux que la baisse est la plus sévère, avec des loyers qui accusent 4,6 % de recul sur 1 an pour tomber à 831 € par mois, charges comprises. La baisse est également marquée à Brest (555 € / – 4,7 % sur 1 an) ou encore à Paris (1 795 € / – 4,5 %), ces deux villes occupant respectivement la deuxième et la troisième place de notre classement. Affichant des loyers en recul de 2,6 % sur 1 an pour se situer aux alentours de 903 € mensuels, Annecy manque le podium de peu…

Locations meublées : – 0,7 % sur les loyers à Perpignan

Le palmarès des villes où les loyers des locations meublées reculent plus qu’ailleurs compte également Marseille (776 € par mois, charges comprises / – 2 % sur 1 an), Nantes (663 € / – 1,4 %), Amiens (610 € / – 1,3 %), Rouen (602 € / – 1,1 %), Boulogne-Billancourt (1 482 € / – 1 %) et Perpignan. Dans la Belle Catalane, les loyers des meublés (549 € par mois, en moyenne) accusent ainsi un recul de 0,7 % sur l’année.

Bon à savoir : Il est intéressant de noter que Paris et Annecy figurent toutes deux non seulement au classement des villes où les loyers des locations vides reculent le plus mais aussi à celui des villes où les prix à la location des meublés affichent les plus fortes baisses.

Locations vides : à Brest, la hausse des loyers atteint 7,7 %

C’est dans le département du Finistère que les loyers des locations vides progressent le plus rapidement. Jugez plutôt : les loyers brestois accusent pas moins de 7,7 % de hausse entre les mois d’avril 2020 et d’avril 2021. En moyenne, ils avoisinent 570 € mensuels, charges comprises. La deuxième place du classement des villes où les loyers des locations vides ont le plus augmenté depuis un an est occupée par Boulogne-Billancourt. Au terme de 4,8 % de hausse annuelle, le loyer d’un logement boulonnais se situe aux alentours de 1 465 € par mois, charges comprises. Quant à la troisième marche du podium, elle revient à Nantes. Dans la Cité Ligérienne, les prix à la location (vide) enregistrent 3,9 % de hausse sur un an pour approcher les 712 € par mois. Enfin, avec un loyer moyen de 541 € et une progression annuelle de 3,6 %, c’est Perpignan qui se hisse jusqu’à la (réputée peu enviable) quatrième place du classement.

Locations vides : 3,2 % de hausse à Limoges et à Angers

Le top 10 des villes où nous avons relevé les plus fortes hausses de loyer se poursuit. En cinquième position figurent, ex-aequo, Limoges (486 € par mois, charges comprises) et Angers (582 € mensuels, cc) avec 3,2 % de hausse sur 1 an. Mulhouse (581 € par mois, cc) et Dijon (596 €, cc) leur sucent toutefois la roue avec des prix à la location (vide) qui, en avril dernier, étaient de 3,1 % supérieurs à ce qu’ils étaient en avril 2020. Et pour finir, ferment la marche Lyon (865 € par mois) et Rennes (632 € par mois) avec des loyers qui accusent 2,9 % de hausse sur l’année.

Locations meublées : à Saint-Denis, les loyers explosent (+ 9,9 % sur 1 an)

Sur le marché des meublés, la hausse est conséquente dans la sous-préfecture de Seine-Saint-Denis. Les loyers moyens dyonisiens (990 € mensuels, charges comprises) accusent près de 10 % de hausse. La médaille d’argent de notre classement des villes où les loyers des locations meublées ont le plus progressé sur les douze derniers mois est décernée au Mans. Dans la Cité Plantagenêt, le loyer moyen (556 €/mois, charges comprises), augmente de 9,2 % sur 1 an. Quant à la médaille de bronze, elle revient à Dijon où le loyer moyen d’un meublé atteint 616 € mensuels, charges comprises, au terme de 7,9 % de hausse sur 1 an.

Locations meublées : 3,9 % d’augmentation à Orléans

Se hissent, ex-aequo, à la quatrième place du classement des villes dont les loyers des meublés accusent la plus forte progression sur 1 an, Reims (629 € mensuels, charges comprises) et Angers (628 €, charges comprises). Dans ces deux villes, la hausse locative atteint 5,7 %. Viennent compléter le classement :

  • Caen (573 €, cc / + 5,3 % sur 1 an).
  • Nîmes (619 € / + 4,9 %).
  • Lyon (1 018 € / + 4,6 %).
  • Orléans (615 € / + 3,9 %).
  • Saint-Étienne (516 € / + 3,5 %).

« Le marché du meublé connaît depuis plus d’un an un bouleversement sans précédent : les biens en location courte durée (étudiants, tourisme, déplacements professionnels) délaissés, faute de locataire, sont remis en location longue durée meublée par leurs propriétaires. Pour amortir la perte de loyer potentielle entre le bail saisonnier – nettement moins rémunérateur – et le bail classique, les propriétaires sont tentés depuis 1 an de gonfler les loyers. Dans le même temps côté locataires, la demande est en forte hausse. Portés par l’envie d’habiter plus grand, avec des espaces extérieurs, plus loin des grands centres urbains, les Français ont rarement été autant en recherche, tant sur des locations vides que meublées. Pour cette raison, les marchés vides et meublés suivent des trajectoires radicalement différentes. Pour les meublés, les prix sont artificiellement gonflés et l’offre explose nettement plus vite que le nombre de Français en recherche : le marché est incertain et subit en fonction des territoires des dynamiques de hausse ou de baisse à la fois brutales et imprévisibles. Pour les vides à l’inverse, la demande est en croissance continue dans un marché où l’offre est plutôt stable : les loyers restent sur une trajectoire globale de hausse en France »,  explique Florent Guiocheau, Responsable data du Groupe SeLoger.

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