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10 conseils pour se lancer dans l’auto entreprenariat à la rentrée !

Vous en avez le bol du salariat ? Vous vous demandez si l’auto-entreprise n’est finalement pas la bonne solution ? Voici les conseils de Jénora Sagbohan, Responsable service client chez Evo’Portail.

Rejoignez une grande communauté d’indépendants

Depuis sa création en 2009, le régime de l’auto-entrepreneur rencontre un vif succès. Pourquoi ne pas franchir le cap comme plus de 1,1 million de Français qui l’ont adopté ? Les avantages  de l’auto-entreprise sont nombreux : inscription rapide, formalisme réduit, charges fiscales et sociales selon le chiffre d’affaires… Une structure à portée de clic, où tout est réalisable depuis le net pour s’établir à son compte. Liberté peut aussi rimer avec solidarité et échanges d’expériences grâce aux clubs d’auto-entrepreneurs et aux espaces de co-working.

Interrogez-vous sur  vos propres capacités

Avant d’ouvrir son auto-entreprise, il faut s’interroger sur le fait d’être humainement  et financièrement capable d’être totalement autonome. Ou de concilier son goût de l’indépendance avec un emploi salarié. Dans le premier cas, il faut être tenace, motivé, avoir une force de capacité de travail pour assumer d’être son propre patron. C’est à dire savoir gérer son temps, travailler de chez soi avec des volumes horaires variables, ne rendre compte qu’à ses clients.

Cumulez liberté et emploi salarié

Le confort de la vie salariée freine parfois l’envie de tout quitter pour l’indépendance,  contingentée par une dépendance économique et la peur de ne pas réussir. Le cumul auto-entreprise et emploi salarié peut être une bonne alternative entre le tout ou rien. Bien entendu, l’employeur doit être informé, par devoir de loyauté, qu’une activité complémentaire est exercée. Durant ses heures salariées, il est évidemment exclu de travailler pour son propre compte. En cas de cumul, les deux activités ne peuvent être concurrentielles. Cette interdiction s’applique même en l’absence de clause de non-concurrence dans le contrat de travail.

 Réalisez une étude de marché

Il ne suffit pas d’avoir le meilleur projet, produit ou service possible…Il faut aussi le vendre ! Il est donc indispensable de mener une étude de marché, en observant la concurrence locale et nationale par internet ou en faisant la pige des journaux. Il ne faut pas reculer devant une forte concurrence, si le secteur est lucratif. Il y a surement une place à prendre. Par ailleurs, l’étude de marché permettra aussi de définir le business plan, indispensable pour une bonne gestion de la trésorerie. Car, comme tout chef d’entreprise, l’auto-entrepreneur, s’il venait à ne plus pouvoir honorer des échéances, doit entamer une procédure de cessation de paiement, sous peine d’une poursuite pour défaut de paiement.

Déclarez et gérez votre activité

Pour devenir auto-entrepreneur, il faut effectuer une déclaration de début d’activité en ligne. Selon la nature de l’activité, il n’est pas nécessaire d’attendre le numéro de SIRET pour prospecter et vendre. Il faut simplement bien connaître les plafonds de chiffre d’affaires en dessous desquels, l’auto-entrepreneur est en franchise de base de TVA, c’est à dire 82 800€ pour l’achat-vente et 33 200€ pour la prestation de services. Enfin, d’ici 2019, les activités artisanales seront dispensées du stage de préparation à l’installation (SPI) jusqu’ici obligatoire pour obtenir son immatriculation. Le Gouvernement le supprime dans la loi PACTE qui entrera bientôt en vigueur.

Comment financer votre auto-entreprise ?

Les auto-entrepreneurs ont l’obligation d’avoir un compte bancaire dédié depuis le 1er janvier 2015, à l’exception de ceux qui réalisent moins de 5000 euros annuel de chiffre d’affaires. Un compte courant peut suffire pour justifier les transactions liées à l’auto-entreprise. Avant d’ouvrir son compte, il est conseillé de consulter plusieurs banques  pour comparer les offres de services et leurs coûts. Ensuite, comment amorcer son projet ? Soit en utilisant son épargne personnelle, par un emprunt auprès de proches ou en sollicitant un prêt d’honneur. Ce capital de départ sera utile notamment pour acheter du petit matériel et/ou créer, ouvrir un site internet.

 Communiquez pour vendre

Se faire connaître et vendre seront les 2 objectifs majeurs une fois l’auto-entreprise lancée. Il faut viser l’efficacité et un budget maîtrisé. Un logo, un papier à en-tête (avec les mentions légales), des cartes de visite, un dépliant avec une offre claire, en version numérique… L’ensemble peut être réalisé en ligne, à moindre frais, en veillant à une cohérence graphique. Il est aussi possible de se faire accompagner car si l’on ne maîtrise pas un minimum les usages de la communication, l’effet peut être catastrophique. Enfin, on peut utiliser le mailing à condition qu’il soit ciblé et bien adressé. Et les relations presse si l’auto-entrepreneur possède des contacts qualifiés.

Soyez visible sur le web

Vitrine par excellence d’un savoir faire ou d’un produit, le site web, home made ou sous traité est indispensable. Il expose les qualités et compétences de l’auto-entreprise tout comme les offres et tarifs des produits et services.  Il faudra veiller à le mettre à jour régulièrement, notamment par des retours d’expériences clients. Un site à relier aux réseaux sociaux, pour assurer une bonne e-réputation et de la notoriété spontanée, évidemment !

Dépassez vos limites

Le succès est au rendez-vous. C’est tant mieux. En cas de dépassement du premier seuil de chiffre d’affaires (82 800€ pour l’achat-vente et 33 200€ pour la prestation de services), pas de panique : seul le bénéfice de la franchise en base de TVA s’arrête. Mais le régime micro-social et fiscal demeure.  Si la tendance positive se confirme, l’auto-entreprise peut aussi dépasser les seconds seuils (70.000 euros pour les services et 170.000 euros pour l’achat-vente), les avantages du régime fiscal et social s’éteignent, pour entrer dans le régime réel. L’option pour le versement fiscal libératoire est remplacé par une déclaration de revenus et ajustement des impôts dus. En route vers la création d’une société au régime commun.

Sortez par la bonne porte

Si l’auto-entreprise a été un tremplin vers la création d’une société, c’est que la conjonction projet, marché, clients était la bonne. Certes, la gestion d’une structure de droit commun est plus complexe mais elle prouve la solidité de l’auto-entrepreneur qui a réussi son pari. En revanche, si l’auto-entreprise a été créée mais que le temps nécessaire n’a pas été trouvé pour la développer ou que le succès n’est pas au rendez vous, il est tout aussi simple de cesser l’activité en ligne. Par ailleurs, si l’auto-entreprise est restée 24 mois sans chiffre d’affaires déclaré, elle sera radiée. Mais rien n’empêche de se réinscrire à nouveau au régime. Par la petite porte ou sur la pointe des pieds, il y a toujours un bon moyen de s’en sortir avec l’auto-entreprise.

 

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