L’immobilier, une manne de plus de 30 milliards pour l’Etat !

Les comptes du logement 2017 révèlent que l’année passée a permis à l’État d’empocher plus de 30 milliards d’euros. Ce jackpot devrait toutefois être exceptionnel.

Ce sont des rapports qui passent souvent inaperçus dans la torpeur estivale. Leur lecture est pourtant bien souvent instructive. Le 31 juillet, le ministère du Développement durable publie sur son site les « Comptes du logement 2017 », un document qui recense l’ensemble des chiffres liés au secteur immobilier pour l’année écoulée. On y a apprend notamment que la très bonne santé du marché français a permis à l’État d’empocher 32,5 milliards d’euros.

Le neuf et l’ancien, tous les deux moteurs

Première confirmation de ces comptes du logement : l’immobilier ancien s’est très bien porté pendant toute l’année 2017. Les taux, toujours plus faibles, des crédits immobiliers, ont incité les acquéreurs à franchir le pas. Or, sur chaque transaction immobilière, l’État perçoit un pourcentage du prix de vente (indument appelé « frais de notaire »). Mathématiquement, lorsque le nombre de transactions augmente, les rentrées pour l’État sont plus importantes. En 2017, elles ont représenté 13,1 milliards d’euros, soit un bond de 17,6 % par rapport à 2016.

Le rapport pointe également la bonne santé du logement neuf : le secteur de la construction a connu une belle année 2017, au point que la TVA sur la mise sur le marché de logements neufs a permis à l’État d’empocher 6,5 milliards d’euros l’an passé.

Une conjoncture exceptionnelle

Cette manne financière pourrait cependant ne pas se renouveler pour les années à venir. « Aussi favorable que cette situation puisse paraître, certains signes de tension font leur apparition« , prévient ainsi une source au ministère citée par le Parisien. Les taux de crédit ne descendent plus, les constructions de logements neufs ralentissent, et le nombre très élevé de transactions enregistré en 2017 ne se répètera probablement pas en 2018. Les rentrées d’argent pour l’État devraient donc s’en ressentir.

En outre, ces bénéfices devraient être un argument utilisé par la rue de Varenne pour défendre son budget lors du Projet de loi de finances 2019. Dans le cadre des économies budgétaires, le gouvernement pourrait chercher à faire des économies dans les sommes qu’il alloue au portefeuille de Jacques Mézard.

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