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Préférez l’achat à la location si vous comptez détenir votre bien plus de 3 ans… et si vous pouvez emprunter !

Vous vous demandez s’il est préférable d’acheter ou de louer ? L’étude Meilleurtaux.com vous donne la réponse dans les 36 plus grandes villes de France.

Meilleurtaux.com, comparateur et courtier en produits financiers dont le crédit immobilier, présente pour la cinquième année consécutive, son étude « acheter ou louer ? ». Cette étude analyse et décrypte l’opportunité d’acheter ou louer pour une surface moyenne de 70m² dans les 36 plus grandes villes de France. Elle tient compte du prix au m², des taux d’intérêt de l’emprunt et de la taxe foncière pour l’achat ; du montant des loyers et du rendement de l’argent placé qui aurait été consacré à l’apport personnel en cas d’achat pour la location.

2,8 mois pour rentabiliser une acquisition en 2018

Il fallait 5 années de détention pour que l’achat d’un 70 mètres carrés soit plus intéressant que la location en 2014. Grâce à la baisse des taux, ce délai  qui était tombé à au niveau record de 2 ans et 6 mois en 2016 est désormais de 2 ans et 8 mois pour un 70 mètres carrés ( 3 ans et 1 mois pour un 30 mètres carrés). « Si le record de 2016 n’a pas été tout à fait atteint, nous en sommes vraiment proches » explique Maël Bernier, directrice de la communication de Meilleurtaux.com.

Merci aux taux bas !

Les conditions de taux exceptionnels permettent, malgré une fiscalité locale en hausse et des prix globalement en progression, de réduire ou maintenir la durée de rétention nécessaire d’un bien dans 33 villes sur 36 ; seules les villes dont les prix se sont fortement renchéris voient la durée de détention nécessaire d’une résidence principale augmenter par rapport à 2017. C’est le cas de Montreuil, Lyon, Bordeaux et Paris. A l’exception de ces 4 métropoles, la durée de détention se réduit pour 28 villes et reste stable pour les 5 autres.

« En clair, cela signifie que pour un bien de 70m², au bout de 2 années et 8 mois de détention d’une résidence principale, l’achat se révèle plus intéressant que la location. Autrement dit, si une personne reste locataire plus de 2 années et 8 mois de ce type de bien, la location lui fait clairement perdre de l’argent » explique Maël Bernier. « Et si nous enlevons les 3 grandes agglomérations que sont Lyon, Bordeaux et Paris, la durée de détention moyenne nécessaire tombe à 2 ans et 1 mois » ajoute-t-elle.

Le délai tombe à 1 an seulement à Brest et grimpe à près de 12 ans à Paris

Brest détient le record avec 2 ans et demi de moins qu’en 2017, suivie par Clermont-Ferrand et Rennes qui gagnent 2 ans et Villeurbanne, Toulouse et Toulon qui gagnent 1 an et demi. Elles sont au nombre de 4 : Montreuil, Lyon, Bordeaux et Paris. Subissant de plein fouet la hausse des prix de l’immobilier, les acheteurs doivent ici rester dans leur bien respectivement 5 ans et demi de plus qu’en 2017, 1 an et demi pour Lyon et Bordeaux et 2 ans et demi de plus pour Paris. Comme lors de la précédente étude en 2017, ce sont les très grandes villes qui sont à la peine. Ainsi, en seulement deux ans, les acheteurs parisiens voient la durée nécessaire de rétention de leur résidence principale à l’achat passer de 6 ans et demi à 11 ans et demi ; Bordeaux passe de 5 ans en 2016 à 11 ans en 2018 et Lyon de 5 à 9 ans. Néanmoins, si l’achat en 2018 reste plus vite favorable qu’en 2014 et 2015 pour Lyon et Paris, ce n’est toutefois pas le cas pour Bordeaux.

Taxe foncière élevée et prix en hausse : cocktail perdant

Si les taux plus bas (1,45% sur 20 ans pour 1,75% lors de notre précédente étude) ont permis d’absorber voir de gommer totalement dans la majorité des grandes villes la hausse des prix, ce n’est pas le cas dans celles qui cumulent hausse des prix et taxe foncière élevée.  « A l’instar de l’année dernière, 2018 est globalement une très bonne année pour l’acquisition d’un bien immobilier car celle-ci reste très rapidement plus favorable que la location, notamment grâce à des taux toujours très bas. A l’exception de quelques villes comme Paris ou Bordeaux, qui enregistrent une hausse continue de leurs prix et dans le cas de Bordeaux une taxe foncière qui plus est élevée, il est clair qu’aujourd’hui mieux vaut dans la très grande majorité des villes de France acheter sa résidence principale plutôt que d’engloutir ses revenus dans un loyer ! » conclut Maël Bernier.

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