«Être une femme entrepreneure, c’est top ! », Nadia Manoukian, directrice ERA 12ème Avenue

Après quinze ans dans le notariat, Nadia Manoukian a ouvert une agence ERA Immobilier à Paris. Une aventure passionnante qu’elle aurait dû vivre, selon ses propres aveux, bien avant … Aujourd’hui, elle s’éclate ! Retour sur son expérience.

Notaire salariée durant quinze ans, Nadia Manoukian s’est arrêtée un temps de travailler pour élever ses enfants. Lorsqu’elle a voulu reprendre une activité, elle a souhaité changer d’orientation professionnelle. « J’avais envie d’autre chose, explique-t-elle. Je ne voulais plus avoir en permanence la tête dans les dossiers. » Au sein de l’étude qui l’employait à l’époque, il y avait un service transaction immobilière, elle savait donc à quoi correspondait le métier de négociateur et elle avait toujours gardé cette option de reconversion dans un coin de sa tête. Un bilan de compétences plus tard : son intuition lui donne raison. Apparemment, elle est faite pour ce métier.

Pouvoir prendre seule les décisions

En février 2016, enthousiaste, Nadia Manoukian ouvre une agence immobilière ERA Immobilier dans le 12ème arrondissement de Paris, non loin de la place de la Nation, qui propose un service transaction, gestion et location. La voilà à présent chef d’entreprise, seule à la barre. Un beau challenge pour cette femme qui a de l’énergie à revendre. « Quand on a été salariée pendant quinze ans, prendre les décisions, donner l’impulsion stratégique que l’on souhaite à son entreprise, c’est génial. Franchement, être une femme entrepreneur, c’est top ! », reprend-elle.

Faire son trou petit à petit

Aujourd’hui, deux ans après, elle est ravie. Malgré une concurrence féroce, et même si les mandats de vente ne rentrent pas facilement, elle s’est fait petit à petit une place dans le quartier. De son propre aveu, elle aurait dû se lancer il y a dix ans. « La bonne surprise, c’est que j’ai senti tout de suite que j’inspire confiance aux gens. Est-ce dû à ma personnalité ? Pour réussir dans ce métier, aller vers les autres est indispensable. Il faut sourire également. Désormais, ce qui m’amuse c’est que dans la rue, je dis bonjours à beaucoup de monde et tous n’ont pas de projet immobilier.»

Accompagner les clients jusqu’au bout de leur projet

Comme Nadia Manoukian est très accaparée par son travail, avec la volonté de bien s’occuper de ses clients, son agence se développe à son rythme. Pour l’instant, un seul collaborateur l’accompagne dans cette aventure qu’elle vit pleinement. Et pour cause : elle n’a pas toujours beaucoup de temps pour manager une équipe. « L’immobilier est un métier difficile : il ne faut jamais lâcher sans pour
autant faire de forcing, s’excuse-t-elle presque. Les jeunes ont du mal. Ils se découragent. J’en ai formés mais ils ne sont pas restés.»
La dirigeante s’applique à informer ses clients, avec soin, sur les différentes lois afférents à l’immobilier (Hoguet, SRU, Alur…) afin de les rassurer. Une conception du métier qui a trait à son caractère. Très à l’écoute, elle « cocoone » ses clients jusqu’à la fin. « Il faut s’adapter à la problématique de chacun, reprend-elle. Derrière chaque projet, il y a toujours une famille, un passé, un besoin… Ce qui me plaît le plus dans ce métier c’est accompagner jusqu’au bout acheteurs et vendeurs dans leur projet. Parfois je leur donne simplement des conseils sur la gestion de leur patrimoine. Là, c’est l’ancienne notaire qui s’exprime. On parle plus-value, fiscalité…»

Un métier qui réussit bien aux femmes

Récemment, à une cliente qui avait vendu par le biais de l’agence, elle n’a pas hésité pas à lui envoyer un petit sms pour lui souhaiter beaucoup de bonheur dans son logement futur. « C’est spontané, s’exclame-t-elle. Pendant 3 à 4 mois, nous avons attendu la signature, il y a eu des complications, ça crée forcément des liens. » Nadia Manoukian se retrouve donc bien chez ERA, avec l’esprit famille qui règne dans le réseau. Elle se sent parfaitement à sa place. « Pour moi, l’humain, c’est très important, ajoute-t-elle. Le digital, on ne peut pas s’en passer mais, si derrière, il n’y a pas d’empathie, on ne peut pas réussir dans l’immobilier. C’est vrai que ce métier sied bien aux femmes. Toutes y ont leur place et même en tant que chef d’entreprise ! »

© Olivia Delage
Era France