Des prix toujours plus haut mais toujours pas l’ombre d’une bulle spéculative selon les notaires de France

Que disent les chiffres des notaires arrêtés au 3ème trimestre ? Si l’année 2018 devrait être meilleure que 2017, le prix des biens immobiliers dans les grandes métropoles ne cessent de s’envoler.

Bis repetita. L’année 2018 risque d’être aussi florissante que 2017 en terme de vente, selon les notaires de France. Si le total des transactions devrait encore rester sous la barre du million, les professionnels du droit anticipent un volume de 956 000 ventes soit 0,8 % de plus que par rapport à l’année dernière. Les prix dans l’ancien progressent également. +3,4 % pour les appartements et + 2,6 % pour les maisons. Le marché, soutenu par le niveau historiquement bas des taux de crédit immobilier, profite surtout aux primo-accédants. La part des acheteurs de moins de 30 ans a ainsi progressé et passe de 19,3 % à 19,8 %. Cibles privilégiés des banques, ces nouveaux acquéreurs ont réussi à passer à l’acte malgré les révisions à la baisse de la plupart des aides à l’acquisition.

Surchauffe à Bordeaux

Sur les trois premiers trimestres de l’année 2018 c’est à Bordeaux que les prix ont le plus flambé en grimpant de 18,6 % pour atteindre les 4 250 €/m², suivi de Lyon ( +9,2 %) à 3 890 €/m² et Rennes (+6,7 %) avec un m² moyen de 2250 €. Quant à la capitale, si elle ne figure pas dans le Top 3 des plus grosses augmentations de l’année, elle reste difficilement abordable. Le prix médian des logements atteint les 9 500 €/m² et la moitié des arrondissements de la ville dépassent les 10 000 €/m². En se fondant sur les avant-contrats, les notaires prédisent même une augmentation de 1,8 % des prix parisiens entre octobre 2018 et janvier 2019.

Baisses de prix  Saint-Etienne et Grenoble

Seuls Saint-Étienne et Grenoble poursuivent le décrochage amorcé dès 2011, avec des baisses de prix respectivement de -2,1 % et -3,9 %. Le marché reste hétérogène, ainsi « avec un budget de 150 000 €, un acquéreur peut opter pour un appartement de 2 pièces à Lyon ou de 3 pièces à Toulouse. Il peut également prétendre à une maison de 4 pièces à Béziers », indique Maître Thierry Thomas, notaire de Rezé et président de l’institut notarial de droit immobilier.

Le spectre de la bulle

Se pose alors la question d’une éventuelle bulle spéculative, tant les prix semblent atteindre des sommets dans des villes comme Bordeaux ou Paris. Pour maître Thierry Delesalle, notaire à Paris il ne s’agit là que d’un mythe : « Nous sommes exclusivement sur un marché d’utilisateurs. Il n’y a aucune bulle spéculative sur l’immobilier français. » Soulagement !

 

 

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