« Monsieur Macron, Monsieur Le Maire, il faut créer un PLAN D’EPARGNE – salarial – URBAIN ! « , Joachim Azan

Joachim Azam fondateur de Novaxia, société qui valorise l’épargne d’investisseurs privés et institutionnels, tout en réalisant des projets de transformation immobilière audacieux pousse un coup de gueule pour redonner du sens à l’investissement.

Il faut redonner du sens à l’investissement. Voilà mon message.

Alors, oui, c’est vrai, les défis environnementaux et sociaux auxquels nous devons faire face dans les prochaines décennies sont nombreux : changement climatique, transition énergétique, accroissement des inégalités, épuisement des ressources ou encore transformation des villes. De nombreuses incertitudes subsistent, mais de multiples opportunités sont à saisir et c’est sur elles que je me concentre.

Disons-le sans détour, je constate chaque jour que le financement de l’aménagement n’est plus imaginable au regard des faibles dotations des collectivités.

A l’heure où les dotations des collectivités fondent comme neige au soleil et que les caisses de l’Etat se vident, j’appelle à ce que l’épargne des investisseurs soit fléchée vers des projets alliant la rentabilité et l’intérêt général.

Pour moi, une solution existe pour lutter contre cet effet ciseaux provoqué par la nécessité de réinventer la ville sur elle-même tout en ayant de moins en moins de moyens pour le faire et creusant les inégalités territoriales c’est de créer un Plan d’Epargne Urbain. L’idée est de réconcilier l’investissement avec l’intérêt général.

Comment ça pourrait marcher en pratique ?

Compte tenu de la faible capacité des pouvoirs publics à financer l’aménagement de nos villes, il est clair qu’aujourd’hui les investisseurs qui flèchent leurs épargnes vers des projets immobiliers peuvent avoir une démarche proactive aidante notamment via les projets à fort impacts positifs et il faut les y encourager.

Aujourd’hui la gestion financière ne vise pas uniquement à procurer des revenus. Elle permet aussi d’être acteur du changement de la société, en investissant dans ces projets.

Voilà pourquoi j’ai imaginé un « plan d’épargne – salarial- urbain » (PEsU) sur le modèle du « plan d’épargne en actions » (PEA) qui viendrait soutenir tous les projets immobiliers à forts impacts positifs répondant à des critères établis en amont.

Un tel véhicule financier aurait toutes les vertus. Il donnerait les moyens de transfigurer l’urbanisme de notre pays et de rapporter ainsi de la vie dans nos territoires tout en initiant un cercle vertueux si précieux à leurs habitants.

L’épargne salariale pourrait ici être le levier nécessaire. Celle-ci pourrait en effet être dirigée sur des fonds longs immobiliers à impacts positifs… N’attendons plus.

 

© mysweetimmo/DR