« Je suis un consultant au service des expatriés qui veulent investir et s’installer au Portugal », César de Brito

Comme beaucoup, César De Brito est tombé amoureux du Portugal. Après s’y être installé, il y a fondé son agence immobilière. Lors du salon Immobilier et Portugal à Paris, il a répondu aux questions de MySweetImmo et d’Ariane Artinian.

Tout plaquer et partir s’installer dans le pays de ses rêves, la folie dont tout le monde rêve. César De Brito l’a fait. Après avoir travaillé une quinzaine d’années dans le monde de la finance, en 2014 il s’installe à Lisbonne avec sa famille. « Je suis portugais d’origine, mais ma femme et mes enfants sont français » raconte-t’il. « Lors d’un week-end à Lisbonne, ma femme est tombée amoureuse de la ville, donc nous avons décidé de nous y installer ». Tout simplement. César De Brito le reconnait : La réglementation fiscale, le statut de Résident non-habituel créé en 2013 et l’envie de retrouver ses racines ont achevé de le convaincre. « Il y avait un potentiel énorme dans l’immobilier à mon arrivée car le marché était complètement vierge » raconte-t’il.

L’immobilier, plus simple et plus concret que la bourse

Son passé de financier aide César De Brito dans sa nouvelle vie professionnelle. « Ce que j’aime dans l’immobilier c’est que l’on retrouve l’analyse et la complexité d’un investissement boursier, mais en plus simple et en plus concret » explique-t’il. En 2014, il créé De Brito Properties en 2014, un réseau immobilier qui possède aujourd’hui deux bureaux : l’un à Lisbonne et l’autre à 40 km au sud de Lisbonne dans la région de l’Arrabida à Azeitao. Le réseau se décrit, en français notamment, sur son site internet comme « agence immobilière et de conseil dédiée à votre service afin de faciliter votre installation et investissement au Portugal ». D’ailleurs, son fondateur et directeur explique bien qu’il ne se voit pas comme un agent immobilier mais comme « un consultant au service des expatriés qui veulent investir et s’installer au Portugal ». Un consultant qui s’adresse aux futurs expatriés comme lui et qui prend en compte les notions fiscales et patrimoniales, inhérentes à toute installation portugaise

Nos clients, des retraités qui veulent vivre une nouvelle vie

César De Brito le reconnaît : « nos clients sont des clients retraités, qui décident de partir d’un centre urbain comme Paris, Lyon ou Lille et qui veulent vivre dans une nouvelle ville, au frais, au soleil et profiter ». Profiter d’un pouvoir d’achat élargi en comparaison de la France, et d’un art de vivre. D’autant que l’offre en logement va croissant, « sans excès » assure-t’il, « on a construit des résidences à taille humaine, même si c’est vrai que dans l’Algarve beaucoup de golfs et de resorts ont été bâtis ». Aujourd’hui d’après ce spécialiste, 1/5 des transactions immobilières au Portugal est faite par un étranger et les français représentent pour 1/3 des étrangers qui investissent dans le pays.

Plus de 6 000 résidents non habituels Français au Portugal

Aujourd’hui, un bras de fer s’installe entre la France et le Portugal. En effet, l’une voit ses résidents partir et s’inquiète. « La France veut renégocier, remettre en cause la convention établie entre Paris et Lisbonne qui dit que les français qui vivent au Portugal ne paient pas d’impôts » explique César De Brito. En effet, d’après lui il y a 23700 résidents non-habituels au Portugal depuis le lancement de la loi en 2013, dont un peu plus de 6000 sont français. Trop pour Paris qui souhaite resserrer la vis. Selon le ministre portugais des Affaires Etrangères, le jour où le Luxembourg, la Hollande, l’Irlande changeront leurs lois fiscales nationales pour attirer des entreprises, le jour où ces pays arrêteront les niches fiscales, le Portugal arrêtera aussi. « Le Portugal ne fait pas la promotion de l’évasion fiscale, il fait la promotion du Portugal comme la Floride de l’Europe » résume l’homme d’affaires.

Des opportunités dans la grande couronne de Lisbonne

Selon César De Brito, les prix sont effectivement en train de remonter au Portugal. « Il faut compter six mille euros le mètre carré pour pouvoir acheter un appartement à Lisbonne » raconte-t’il, « parce que la demande est telle que les prix s’ajustent ». Il faut rappeler que les prix s’établissaient environ à 2500 euros il y a cinq ans. Mais le consultant rappelle tout de même qu’un bien neuf à Lisbonne, la capitale du pays, est un luxe réhabilité, avec vue sur le Tage. « Mais aujourd’hui la grande couronne de Lisbonne présente encore beaucoup d’opportunités, les prix sont même divisés par quatre au m2, on peut encore acheter à 1000 ou 1500 euros le m2 dans l’ancien (…) dans le neuf on sera plutôt à 3000 euros ». Quand César De Brito parle de la zone située de l’autre côté du Tage, il entend la région d’Almada, Seychal, al Cochettes, Azeton, le tout situé à environ une demie-heure de Lisbonne. Sans oublier d’où il vient, César De Brito dévoile également quelques conseils de placement, recommandant le placement locatif sur le marché portugais, « celui qui rapporte le plus », mais surtout choisir « selon votre coeur (…) car l’immobilier est une affaire de passion, il faut plutôt écouter son coeur que son portefeuille ». Même si parfois l’un a plus de coffre…

© Andreane Meslard