Dopé par les taux bas, le marché de l’ancien est toujours aussi dynamique

achat immobilier

Alors que les prix parisiens devraient dépasser les 10 000 €/m² au mois d’août, l’ancien poursuit sa croissance, sans emballement spéculatif, comme en témoigne la hausse annuelle des prix qui s’établit depuis 2017 à environ 3% chaque année. Le point avec Ikory, société de gestion d’actifs spécialisée dans le résidentiel.

Une dynamique soutenue dans l’Hexagone

Arrêté à fin mai 2019, le volume annuel des ventes de logements anciens atteint un record absolu, avec 994 000 ventes enregistrées, soit un volume en hausse de 4,4% sur un an.

Ce sont les conditions d’emprunt, toujours plus avantageuses qui auront stimulé le marché. En effet, les taux de crédit records (1,25% en moyenne en juin dernier) sont comparables à ceux de l’inflation (1,2% sur un an en juin dernier), la durée moyenne des crédits accordés continue de s’allonger (228 mois en moyenne en juin 2019) et le pouvoir d’achat immobilier des français retrouve son point haut enregistré en 2002. Cette situation contribue à rendre solvables un plus grand nombre de potentiels acquéreurs, notamment les primo-accédants. Ces derniers auront été à l’origine d’environ un quart des transactions sur le premier semestre 2019. Tous les signaux sont donc au vert et laissent présager une très bonne tenue des volumes de vente sur le second semestre 2019.

Les prix de vente, quant à eux, continuent leur progression

Leur hausse annuelle, qui atteignait 3,0% à la fin du premier trimestre 2019 se stabiliserait autour du même chiffre à fin juillet. A cette date, l’augmentation annuelle serait de 2,6% pour les maisons et de 4,5% pour les appartements. Sur les trois derniers mois, de mai à fin juillet 2019, leur hausse respective atteindrait 2,9% et 2,6%. En régions, les derniers chiffres publiés font état d’une hausse annuelle des prix de 2,6% entre le premier trimestre 2018 et le premier trimestre 2019, avec une progression plus marquée sur cette période pour les appartements (+2,9%) que pour les maisons (+2,5%).

Paris et Lyon: les deux villes les plus chères

Parmi les plus grandes villes françaises, Lyon occupe la deuxième place de métropole la plus chère de France avec une dynamique de hausse des prix soutenue sur un an (10,3%). A l’inverse, Bordeaux, qui avait connu une flambée des prix en 2017 et 2018, semble retrouver une certaine stabilité de son marché et observe même une baisse des prix sur un an (-0,9%). Plus bas dans le classement, Nantes voit ses prix augmenter fortement. Attirés par son dynamisme économique actuel, environ 8 000 nouveaux habitants s’y installent chaque année, contribuant à une raréfaction de l’offre de logement et à une hausse des prix de vente.

Le marché francilien flambe

Depuis maintenant trois ans, le volume des ventes en région Île-de-France atteint des sommets. Sur la période récente, cette tendance ne se tarit pas. En effet, de février à avril 2019, 44 770 transactions ont été réalisées en région francilienne soit 10% de plus qu’à la même période l’an dernier. La grande couronne (42% des ventes) aura été légèrement plus dynamique que la petite (37%) sur cette période.

Côté prix, l’Île-de-France observe la même dynamique haussière que l’ensemble de l’hexagone. Arrêtée à avril dernier, la hausse des prix des appartements franciliens atteignait 4,7% sur un an et celle des maisons 2,1%. D’après les avant-contrats des notaires, le prix moyen d’un appartement devrait s’établir à 6 230 €/m² en août prochain et celui d’une maison à 320 400 € l’unité

L’immobilier dans la capitale plus calme depuis le début de l’année

Après une baisse des volumes de vente en 2018, Paris enregistre une hausse de ses ventes sur le premier semestre 2019. De février à avril 2019, 9 190 biens se sont échangés dans la capitale. Un total supérieur de 5% à celui enregistré à la même période l’année dernière. Toutefois, ces volumes restent faibles au regard de l’activité enregistrée dans les années 2000 (autour de 35 000 ventes annuelles en moyenne entre 1999 et 2007) et s’expliquent par la pénurie d’offre à laquelle fait face la capitale. Ce manque de biens disponibles contribue actuellement à une très forte tension sur les prix de vente qui augmentent rapidement. Le prix du m² parisien, qui s’établissait à 9 760 €/m² en avril dernier, atteint ainsi 9 990 €/ m² en juillet et devrait se stabiliser autour de 10 090 € en août. La barre symbolique des 10 000 €/m² serait donc franchie courant été 2019 et la hausse annuelle des prix atteindrait à cette date 7,1%.

La faiblesse historique des taux d’intérêt booste toujours le marché

Alors qu’un ralentissement était attendu par certains après les hauts volumes enregistrés entre 2016 et 2018, la conjoncture immobilière reste toujours très bien orientée à mi-année 2019. L’effet d’aubaine lié à la faiblesse historique des taux d’intérêt pousse toujours plus de candidats à l’acquisition. Les délais de commercialisation se rétractent, la durée moyenne des crédits s’allonge, signe d’un marché toujours très fluide. Ce dernier semble stable, sans emballement spéculatif comme en témoigne la hausse annuelle des prix qui s’établit depuis 2017 à environ 3% chaque année.

Une très belle année immobilière 2019

« La conjoncture économique en Europe et les récentes annonces de la BCE permettent d’affirmer qu’un redressement significatif des taux d’emprunt n’est pas d’actualité, analyse Stéphane Imowicz, Président d’Ikory. L’environnement macro-économique devrait donc continuer à soutenir une demande déjà fort. Par ailleurs, l’encadrement des loyers (en vigueur depuis le 1er juillet dernier à Paris) devrait contribuer à freiner légèrement les ventes à destination des investisseurs. Cependant, ces derniers ne peuvent, à eux seuls, déstabiliser le marché. » Et de conclure : « Nous anticipons une belle année pour le secteur de l’immobilier résidentiel ancien avec un volume de transactions total proche du million d’unités et un prix de vente moyen en hausse d’environ 3%. »

 

© mysweetimmo/adobestock