Immobilier : Berlin et Paris affichent la plus forte croissance de leurs prix au premier semestre 2019

Si la croissance des prix sur les marchés résidentiels prime des métropoles internationales ne cesse de ralentir, Berlin et Paris tirent leur épingle du jeu. Ces deux villes ont connu une croissance remarquable !

La croissance des prix sur les marchés résidentiels prime des métropoles internationales a continué de ralentir au cours du premier semestre 2019, enregistrant une hausse de 0,4% seulement, portant la croissance annuelle à 0,7%, comparativement à une augmentation annuelle de 5% jusqu’en juin 2018.

« Plusieurs facteurs expliquent le ralentissement des marchés résidentiels prime dans les grandes villes mondiales, notamment les politiques gouvernementales, le coût de l’argent, l’augmentation de l’offre et l’incertitude économique mondiale», déclare Sophie Chick, Directrice Savills World Research. Toutefois, nous ne prévoyons pas de baisse significative des prix, mais une croissance stable qui pourrait connaître de légères fluctuations en valeur à moyen terme. »

Berlin et Paris affichent 8% de croissance au cours de la dernière année

Les dernières données de l’Indice Savills World Cities Prime Residential, montrent que Berlin et Paris ont connu une croissance remarquable de leurs marchés résidentiels prime ; environ 4% au cours des six derniers mois et 8% au cours de la dernière année. Les deux marchés affichent un faible niveau d’offre, couplé à une demande croissante d’acheteurs nationaux et internationaux.

L’immobilier résidentiel le plus cher est à Hong Kong

Le premier semestre 2019 a également marqué un tournant pour plusieurs villes chinoises où les prix ont augmenté après avoir baissé au deuxième semestre de 2018. Cela fait suite à un léger relâchement des restrictions en matière de logement, alors que leur économie ralentissait. Hong Kong, qui possède toujours l’immobilier résidentiel le plus cher au monde (à 45 400 € par m²), a enregistré une croissance de 1,3%.

Une tendance similaire a été observée à Moscou, où les prix ont augmenté de 1,2% après des années de baisse, alors que la monnaie russe est redirigée vers la capitale en raison de contrôles rigoureux à l’étranger. Ailleurs en Asie, à Kuala Lumpur et à Bangkok, où les prix sont respectivement de 2 600 € et 8 500 € par m², les prix prime ont augmenté de près de 2,5% au premier semestre de l’année.

Des stocks élevés à New York et Miami

À l’inverse, de nombreuses villes américaines ont connu une baisse des prix au premier semestre 2019 en raison des récentes modifications fiscales affectant la demande et, dans le cas de New York et de Miami, des stocks élevés sur le marché.

À Sydney et au Cap, les valeurs ont considérablement augmenté au cours des cinq dernières années, mais sont maintenant en baisse, les logements abordables, entre autres, contribuant au ralentissement du marché.

Les prix prime à Dubaï ont chuté de 20% au cours des cinq dernières années et continuent de baisser en raison des stocks élevés en construction neuve et de l’incertitude économique mondiale.

Sophie Chick poursuit : « À court terme, nous nous attendons à ce que les villes européennes continuent de surperformer, car elles bénéficient du Brexit et de prix de vente comparativement moins élevés à l’échelle mondiale. À long terme, la création de richesses sera essentielle à la croissance des marchés résidentiels prime, tout comme la stabilité politique et économique et une évolution démographique favorable. »

 

© SweetRédaction