L’immobilier, miroir des préoccupations sociétales et inépuisable sujet de Conversation de Salon !

Conversation de Salon

La première Conversation de Salon hors les murs a permis de croiser les regards et d’ouvrir la réflexion sur les problématiques à l’œuvre dans l’immobilier. Et donné lieu à d’inédites discussions entre le député LREM Mickaël Nogal, le président de la FNAIM Jean-Marc Torrollion, et l’artiste Rens Lipsius en présence de nombreux professionnels de l’immobilier.

Un programme inédit, des sujets de conversations variés

La première Conversation de Salon hors les murs qui s’est tenue jeudi 20 février au Rens Lipsius Studio dans le 10ème arrondissement de Paris, a donné lieu à des discussions inédites entre le député LREM Mickaël Nogal, le président de la FNAIM Jean-Marc Torrollion, et l’artiste Rens Lipsius en présence de nombreux professionnels de l’immobilier. Les conversations ont porté sur la proposition de loi sur les rapports locatifs qui sera débattue à l’Assemblée Nationale en mai, la parité femme homme, la rénovation énergétique, et l’urgence de la préservation de la nature.

La proposition de loi Nogal

Mickael Nogal
Mickael Nogal

Alors que la future réglementation en matière d’immobilier va se dessiner dans les semaines à venir, le député Mickaël Nogal a profité de ces conversations informelles pour rappeler les mesures phares de sa proposition de loi : Sécurisation des propriétaires contre les impayés ; consignation du dépôt de garantie auprès d’un professionnel de l’immobilier ; réinstauration du principe d’un seul garant par locataire pour éviter les abus. Il est revenu aussi sur les mails diffusés par PAP.fr pour inciter ses abonnés à s’insurger contre sa proposition de loi qui obligerait les propriétaires bailleurs à passer par un agent immobilier pour gérer la location. « C’est une fake news, s’insurge t-il. Je rappelle qu’il y a une constitution dans notre pays, et qu’elle garantit le droit de propriété. Un propriétaire fait ce qu’il veut de son bien immobilier et ma proposition de loi ne change rien à cela ».

« Je tiens à souligner que ce projet de loi Nogal aura tout notre soutien. Un projet de loi que je trouve très courageux et qui, pour les administrateurs de bien, est aussi un devoir d’exigence. Je tiens par ailleurs à rappeler que cette proposition de loi n’est qu’une partie de l’intégralité des propositions du rapport, et dans ce rapport il y a bien d’autres propositions sur lesquelles nous pourrons travailler », précise Jean-Marc Torrollion, Président de la FNAIM.

La création d’un fichier des incidents de paiement

Jean-Marc Torrollion
Jean-Marc Torrollion

La conversation porte ensuite sur le couac de communication autour de la création d’un fichier des incidents de paiement de loyers, initiative contre laquelle s’est insurgée aussitôt le ministre du logement Julien Denormandie. « Il y a sur cette question un réel besoin de réassurance global. L’idée de ce fichier est de circonscrire la réalité des mauvais payeurs, de ne pas être dans la sur réaction tout en pouvant bénéficier de l’accès à ces informations. Nous avons une véritable volonté de revisiter le système», explique le Président de la FNAIM.

La parité femme-homme

Autre sujet de discussion, la nécessité d’œuvrer pour la parité dans l’immobilier. « Aujourd’hui, la branche de l’immobilier c’est 147 000 salariés, et 62% de femmes », constate Jean-Marc Torrollion. Mais sur 9 000 adhérents que compte la FNAIM, nous n’avons que 2 255 femmes chefs d’entreprises titulaires d’une carte professionnelle.»

L’occasion pour le député Nogal d’insister sur la nécessité de laisser plus de place aux femmes, mais également que ces femmes aient la possibilité de gagner en responsabilité. « J’ai la volonté, en tant qu’homme politique, d’accompagner ces changements dans l’économie afin que l’égalité femme-homme soit davantage une réalité, notamment sur le sujet du congé parental qui reste un frein à l’embauche», affirme Mickaël Nogal. L’égalité femme-homme ne peut être atteinte uniquement par la loi, elle doit également être soutenue par les entreprises.»

L’égalité des chances

Mickael Nogal
Mickael Nogal

Et l’égalité des chances dans tout ça ? La question d’égalité d’accès au logement soulève la problématique de sélection des candidats locataires dans un contexte de concurrence forte et de sélectivité moins rationnelle. « Aujourd’hui, il ne suffit plus de montrer sa solvabilité pour avoir un logement, il est désormais demandé deux, trois voire quatre garants pour prouver que le futur locataire a la capacité de régler son loyer correctement ! Cela implique que, demain, il ne faudra plus seulement gagner 3 fois le loyer pour faire preuve de solvabilité, mais bel et bien 10 fois le prix du loyer dû à la concurrence accrue, déplore Mickaël Nogal. La sélection des locataires existera toujours, néanmoins, il faut désormais éviter d’ajouter des obstacles d’accès au logement à une personne solvable. »

Après avoir rappelé qu’il y a plus de discrimination dans les locations via les particuliers que via les professionnels, le député insiste sur les vertus de la sécurisation des revenus locatifs (impayés, dégradation, frais de procédure, paiement de l’avance des loyers qui le locataire fat défaut) pour lutter contre la discrimination : « Les difficultés rencontrées par le locataire ne doivent pas impacter le propriétaire. Il faut passer à un rapport gagnant gagnant ».

L’urgence de la protection de la nature

Mickael Nogal, Ariane Artinian et Rens Lipsius
Mickael Nogal, Ariane Artinian et Rens Lipsius

Pour clôturer ce rendez-vous iconoclaste, l’artiste Rens Lipius présente sa démarche d’artiste militant pour la préservation de l’environnement. L’an passé, il a répondu à l’invitation de Jozef Verbruggen, président d’Untamed Travelling, et de Beks Ndlovu, président de l’African Bush Camps au Zimbabwe – qui signifie littéralement « maison de pierre ». « Je suis parti installer mon atelier dans la brousse du Zimbabwe pour attirer l’attention sur la nécessité de lutter contre braconnage. Sur place, j’ai travaillé avec les moyens du bord : huile de moteur, huile de cuisine, chiffons…. J’ai produit une centaine d’études à l’huile. De retour à Paris, j’en ai fait des lithographies ». Ces œuvres sont vendues entre 249 euros (30x40cm) et 499 euros (62×86 cm). La moitié des recettes couvre les frais de production, l’autre est versée à au profit de la Fondation African Bush Camps.

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