Covid-19 et crédit immobilier : Touché mais pas coulé !

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Contrairement aux apparences, l’immobilier n’est pas à l’arrêt. Les courtiers en crédit immobilier sont toujours bien présents. Les solutions de financements existent et les banques continuent d’accepter de nouveaux crédits. Le point avec Cafpi.

Même si les particuliers et des professionnels ont été pris de court durant ce premier mois du confinement, créant une crise sur toute la chaîne du logement, l’immobilier n’est pas pour autant à l’arrêt. Les courtiers en crédit immobilier sont toujours bien présents. « Qu’il s’agisse de la gestion des dossiers en cours, de l’étude de nouvelles demandes ou du montage de nouveaux dossiers, nous sommes capables en cette période d’aider les particuliers à accéder à la propriété » explique Philippe Taboret, Directeur Général Adjoint de CAFPI.

Des signes encourageants pour le marché immobilier

Après une réorganisation des effectifs, des process et des outils, les solutions de financements existent et les banques continuent d’accepter de nouveaux crédits. Banques et courtiers font le nécessaire pour soutenir au mieux le marché de la transaction immobilière.

Les chiffres sont parlants :

  • Concernant la gestion des dossiers en cours, tout fonctionne presque normalement depuis début avril. 100 % des dossiers avancent, même s’il faut souvent négocier les délais de réalisation. Le confinement apporte son lot de contraintes dans certains cas spécifiques, tels que le besoin de réaliser une expertise immobilière ou médicale, ou encore d’obtenir certains documents administratifs ou simplement de déménager.
  • Chez CAFPI, plus de 80% de l’activité concernant l’étude des nouvelles demandes est maintenue. Les outils numériques et digitaux permettent aux conseillers d’accompagner les particuliers dans la mise en place de leur projet immobilier pour l’après confinement. « Avec le confinement et les craintes associées, les futurs acquéreurs voudront soit trouver un bien plus spacieux ou avec un espace extérieur, soit investir dans une valeur sûre afin de se constituer un patrimoine moins risqué que d’autres placements », ajoute Philippe Taboret.
  • En revanche on observe la plus importante baisse d’activité pour le montage des nouveaux dossiers. Chez CAFPI, cette baisse est estimée à 60%. « Les compromis et les promesses de vente ont du mal à se signer car les biens ne peuvent pas être visités et la plupart des projets d’achat sont reportés. Néanmoins nous avons toujours des demandes de financement entrantes, le marché bien que fortement ralenti n’est pas pour autant à l’arrêt !», analyse Philippe Taboret.

Des taux en hausse mais toujours attractifs

En ce mois d’avril, les barèmes de taux affichés par les banques ont augmenté en moyenne de 0,25% sur toutes les durées. Soit 1% sur 10 ans ; 1,10% sur 15 ans, 1,40% sur 20 ans et 1,60% sur 25 ans. « Mêmes si les taux augmentent, ils restent bas et permettent toujours aux emprunteurs de financer leur projet immobilier dans d’excellentes conditions. Cette hausse est la conséquence de la situation économique qui a conduit les banques à ajouter une prime de risque dans leurs barèmes de taux. Cependant, les indicateurs restant stables, ces taux ne devraient plus augmenter dans les semaines à venir », indique Philippe Taboret.

Les banques en mesure de financer de nouveaux clients

Les banques se sont organisées et sont désormais, avec le concours des courtiers, en mesure de financer de nouveaux clients. « Nous travaillons de concert avec tous les acteurs du logement pour maintenir, tant que faire se peut, une dynamique du marché immobilier et permettre son redémarrage rapide. Les instances, telles que la Banque de France ou le HCSF ont aussi leur rôle à jouer afin de créer un environnement favorable aux emprunteurs !» conclut-il.

© SweetRédaction