Crise du coronavirus : Les banques font preuve de mansuétude pour ceux qui ont un crédit immobilier en cours 

Bruno Rouleau, Président de l’Association Professionnelle des Intermédiaires en Crédit revient sur les conséquences de la crise du coronavirus sur les particuliers ayant un projet de financement ou un crédit immobilier en cours.

Invité de Mon Podcast Immo, Bruno Rouleau, le président de l’APIC revient sur l’impact de la crise du coronavirus pour les emprunteurs. Extraits choisis.

Une lettre aux ministres Bruno Le Maire et Julien Denormandie

« A circonstances exceptionnelles, il faut des dispositions exceptionnelles. »

« A l’appel du ministre des finances , les mesures ont été orientées essentiellement vers les entreprises, ce qui est une bonne chose parce que cela préserve et protège des emplois mais il me semblait intéressant d’attirer aussi l’attention sur les particuliers. »

« La lettre propose d’allonger le délai des clauses de conditions suspensives pour les porter de 45 à 60 jours à 90 jours minimum ».

« Il  faut offrir aux détenteurs d’un crédit immobilier la possibilité de suspendre ou reporter leurs échéances de remboursement afin de soulager la trésorerie des ménages qui seraient confrontés à une baisse de revenus, et uniquement en cas de baisse de revenus afin de ne pas surcharger davantage les services concernés dans les banques.

Lire son contrat de prêt

« Les clients en situation compliquée examiner leur contrat à la loupe, pour voir s’ils peuvent bénéficier d’un clause particulières leur permettant de s’adapter à la situation, avec une suspension ou un report d’échéance.

Contacter son banquier

« Les emprunteurs qui redoutent d’avoir des difficultés de remboursement doivent contacter leur banquier  ou le courtier en crédit.

« Selon les premiers retours que nous avons, les banques font preuve de mansuétude avec les clients qui pensent être entravé dans leur remboursement ».

« Il faut comprendre que but des banques n’est pas de mettre les clients au contentieux. »

« Ce n’est pas parce que l’OAT remonte ces jours-ci que les taux des crédits immobilier va remonter brutalement.  »

« En France, le consommateur en France est protégé par le taux d’usure. »

 

© Ariane Artinian