Déconfinement : Barnes anticipe un exode urbain vers les campagnes et des résidences plus spacieuses

© mysweetmag/adobestock

BARNES prévoit une transformation du marché immobilier : une appréciation des biens résidentiels et spacieux en périphérie au détriment des appartements en centre-ville. Plus que jamais l’espace devient le luxe de demain.

Le confinement révélateur de nuisances urbaines

Surpopulation, concentration, promiscuité… sont grandement responsables du développement de la pandémie. Ces problématiques ne sont pas nouvelles, elles sont la norme dans les métropoles et mégalopoles. On peut y ajouter la pollution atmosphérique, visuelle et sonore, la délinquance…

La crise du covid-19 et les mesures de confinement ont mis en exergue ces aspects de la vie urbaine. « Pour la première fois, nous sommes restés confinés pendant 8 semaines au même endroit parfois à plusieurs dans un tout petit espace. De nombreux citadins ont pu constater les désavantages de la vie en ville tout en constatant son manque de sens sans les commerces, cafés, théâtres… C’est une lame de fond, peut-être le début d’un exode urbain », explique Bertrand Couturié, directeur associé chez BARNES Propriétés et Châteaux.

Le télé-travail pousse les citadins à la campagne

Le télétravail, parfois jusqu’à trois jours par semaine, avait déjà redonné de son charme à la résidence principale en campagne, loin du centre-ville et de ses nuisances. La généralisation du home-working risque d’accentuer ce phénomène. D’autant plus que le retour à la situation prépandémie ne semble pas pour tout de suite.

La possibilité et maintenant la nécessité de travailler à la maison encourage les citadins à chercher des résidences principales plus spacieuses qui se trouvent généralement en périphérie voire grande couronne pour Paris. L’objectif pour les acheteurs de demain sera d’avoir un extérieur améliorant le bien-être et un espace dédié au télétravail permettant d’être efficace même chez soi.

Certains ménages pourraient se trouver ainsi avec une résidence principale à la campagne et un pied-à-terre en métropole pour deux ou trois jours par semaine.

« L’exode urbain va lentement (mais sûrement) se mettre en place et entraîner un ralentissement de l’exode rural », estime Bertrand Couturié. Si la crise financière de 2008 avait impacté le marché des propriétés de campagne, la crise sanitaire de 2020 devrait remettre les biens ruraux au goût du jour.

 

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