« Pourquoi j’ai quitté Barnes », Virginie Calmels

Virginie Calmels revient sur les raisons de son départ de Barnes. Elle y exerçait la fonction de Présidente de Barnes France, CEO de Barnes international, CEO de Barnes Hospitality et co-actionnaire depuis un peu plus de trois mois.

Arrivée chez Barnes le 11 mars dernier, j’ai mené durant les premières semaines un audit de l’entreprise dont j’ai remis les 35 pages de conclusions le 5 juin dernier à l’actionnaire majoritaire Thibault de Saint Vincent.

Ce rapport avait pour ambition de structurer le groupe, de pallier les manquements, de rectifier certains dysfonctionnements et de faire face à de très nombreux risques face à certaines pratiques constatées.

Depuis cette date j’étais en attente de la garantie de l’actionnaire de sa volonté de mise en œuvre des préconisations nécessaires, voire urgentes, dans l’intérêt social de l’entreprise. Suite au refus des actionnaires jeudi 21 au soir, réitéré vendredi 22 au soir, de me garantir leur accord pour la mise en œuvre des mesures correctrices préconisées dans ce rapport, je me suis retrouvée dans l’impossibilité de poursuivre ma mission et n’ai pas eu d’autre choix que de cesser toutes mes fonctions de mandataire sociale des 3 entités françaises que je présidais en démissionnant, avec prise d’effet immédiat, de ma fonction de CEO du groupe, ce dont j’ai informé les actionnaires le samedi 22 juin.

Par courrier daté du 23 juin monsieur Thibault de Saint Vincent prend acte de ma démission et me rappelle l’article 7 de mon contrat de mandat social précisant qu’ « en cas de rupture quelle qu’en soit la cause, les parties s’obligent à s’accorder sur les termes d’un ou plusieurs communiqués communs relatant cette rupture et ses motifs ». Compte tenu des différents éléments parus ce matin dans la presse, et notamment de la volonté de la société de tenter de ternir mon image et d’attenter à ma réputation, je n’ai d’autre choix que de communiquer moi-même et de réserver bien évidemment tous mes droits.

En ce qui concerne les informations parues ce matin dans Challenges et Business Immo selon laquelle « une visite domiciliaire ordonnée par les agents de la Direction générale des finances publiques a eu lieu le 13 juin dernier au siège du groupe à Neuilly-sur-Seine ainsi qu’aux domiciles des actionnaires Heidi Barnes et Thibault de Saint Vincent », je tiens à préciser que je ne suis nullement concernée à titre personnel par cette « série de perquisitions », l’enquête judiciaire en cours visant principalement les actionnaires pour des faits présumés qui sont antérieurs à mon arrivée dans le groupe.

© SweetRédaction