Immobilier Rentrée : « Pas de fortes baisses de prix de l’immobilier dans les mois qui viennent », Eric Allouche, ERA Immobilier

C’est la rentrée. L’occasion de faire un bilan de l’été et d’évoquer les tendances pour les prochains mois, avec Eric Allouche, directeur exécutif du réseau ERA Immobilier.

C’est la rentrée de Mon Podcast Immo. L’occasion de faire un bilan de l’été et d’évoquer les tendances pour les prochains mois, dans un contexte particulièrement incertain. Comment se porte le réseau ERA Immobilier ?Eric Allouche, directeur exécutif du réseau ERA Immobilier répond aux questions d’Alexis Thiebaut. Extraits.

Comment s’est passé cet été 2020 pour ERA immobilier ?

L’été 2020 a été un été de rattrapage suite à la période de confinement. Une période où tout s’est arrêté. Par contre, les besoins immobiliers étaient toujours très fortement présents. Donc beaucoup d’acquéreurs se sont pressés après le confinement pour acheter des biens immobiliers.

Donc on a vu des chiffres extrêmement importants et une quantité de biens vendus extrêmement importante, sachant que les stocks n’étaient pas suffisamment élevés puisqu’on a pas pu reconstituer ses stocks pendant ces deux mois. Donc, on a assisté à une demande qui était particulièrement forte et une insuffisance de produits. On a même pu observer sur pas mal de marchés des prix qui étaient à la hausse. Il y a eu très souvent absence de négociation compte tenu de cette demande très forte et de l’absence de produits sur le marché. Évidemment, c’est une tendance générale.

Gros rattrapage durant l’été. On arrive maintenant à la fin de l’été. C’est la rentrée. Comment se comporte le marché aujourd’hui ?

Au mois d’août, on était encore dans une phase de rattrapage. Ce phénomène de rattrapage va certainement s’arrêter, et on va repartir vers quelque chose de plus naturel.

Pour l’instant, on ne sait pas vraiment comment tout cela va tourner. Tout va dépendre de la conjoncture économique et de la capacité des gens à acheter des biens immobiliers. Là, on est un petit peu dans le brouillard, dans la mesure où on n’a pas encore suffisamment de visibilité concernant cette crise de la Covid. On ne sait pas combien de temps ça va durer. Tout va dépendre de la solution qu’on trouvera par rapport à cette situation et également son impact sur la situation économique.

Si la situation économique est morose, forcément, elle impactera le domaine immobilier. Nous n’avons pas de boule de cristal pour voir l’avenir. Néanmoins, il faut bien regarder les paramètres de l’immobilier : il s’agit d’un besoin intemporel. Difficulté ou pas, de toute façon, il faut vous loger. Il y aura toujours besoin de se loger.

Deuxième point extrêmement important, c’est que l’immobilier est un élément de sécurité. Quand vous achetez de l’immobilier, à priori, vous achetez quelque chose de tangible, pas comme un placement qui n’est jamais à l’abri d’une spéculation. C’est une valeur refuge.

Troisième point : les taux restent très bas. Tant qu’on a ces taux bas, l’immobilier restera intéressant. C’est extrêmement important de bien comprendre ce point-là puisque la seule valeur aujourd’hui qui offre des garanties, c’est l’immobilier et l’or. L’or, ça n’offre pas de revenu, alors que l’immobilier en offre.

Moi je suis donc relativement optimiste concernant l’immobilier. Évidemment, si l’activité économique se ralentit, l’immobilier sera affecté, mais sera certainement beaucoup moins affecté que d’autres domaines, notamment les loisirs, notamment les voyages, le transport…

Qu’est-ce que vous dites aux Français qui préfèrent attendre d’être sortis de cette crise, pour reprendre leur projet d’achat ou de vente ?

Je leur dis qu’ils font évidemment ce qu’ils veulent. Néanmoins, s’ils spéculent à la baisse en pensant que les prix vont baisser ? Peut-être, peut-être pas… S’ils ont quelque chose à vendre pour pouvoir acheter derrière, si le bien immobilier qu’ils envisagent d’acheter baisse, forcément, le bien immobilier qu’ils vont vendre baissera aussi. Donc, je pense qu’il faut quand même se dire que quand on trouve le bien immobilier qui correspond, il ne faut pas traîner.

Quand vous négociez le prix dans une période où il y a une forte demande, vous ne négociez rien du tout. Vous n’avez pas le temps de négocier, tout simplement parce que le bien part au prix.

Encore une fois, l’immobilier est une valeur sûre. C’est la seule valeur sûre. L’immobilier est le domaine où les crédits restent bas. Je ne pense pas qu’il y ait de baisse extrêmement forte dans les prochains mois.

Quels sont les projets et l’actualité d’ERA Immobilier ?

Notre actualité, c’est que le réseau s’est adapté à la situation de crise sanitaire. Toutes les agences ont un protocole très précis, très sérieux. Elles ont tous les moyens qui permettent de continuer à travailler pendant cette période un peu difficile (visites virtuelles, etc.). Donc, le réseau est en marche, le réseau est prêt. Actuellement, on est en phase de recrutement. On recherche toujours des collaborateurs dans les agences. C’est quelque chose qui démontre que nous sommes en pleine croissance. Nous avons une quinzaine de contrat de franchise qui ont été signés depuis la fin du confinement. Donc, nous sommes dans une dynamique extrêmement positive. Nous avons toujours des candidats qui veulent créer leur agence. Donc, toutes nos formations ont été mises en format distanciel, de sorte que nous pouvons délivrer la totalité de nos services à distance. Le suivi nos agences se fait également à distance.

Après, on n’a pas une visibilité précise sur ce que seront les contraintes de ce confinement. Est-ce qu’on va repartir vers un confinement ? Nous avons prévu tous les cas de figure : de pouvoir travailler à distance, de pouvoir recommencer notre activité telle qu’elle existait avant cette période de confinement. Nous sommes prêts pour toutes les circonstances.

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