Les Femmes de l’Immo/ Alexia Delage (Adresse en ville) : « Je suis aux petits soins pour mes clients ! »

Alexia Delage
© Amélie Marzouk

Alexia Delage a fondé il y a 10 ans « Adresse en ville », une agence immobilière digitale à Levallois. Elle est seule à la barre et seule « négociatrice, ce qui ne l’empêche pas, sur un secteur hyper concurrentiel, de très clairement tirer son épingle du jeu. Portrait d’une bosseuse, pleine d’énergie qui chouchoute ses clients !

Mysweet’immo : Pourquoi avoir choisi l’immobilier ?

Alexia Delage : Je suis tombée dans l’immobilier par hasard il y a 20 ans. Pour des raisons personnelles, je cherchais à me reconvertir professionnellement. J’ai fait mes premiers pas en tant que négociatrice salariée dans une agence d’un réseau de franchise à Levallois-Perret. J’avais beaucoup d’à priori sur le principe de la démarche commerciale. Je venais du monde de la mode. Je n’avais jamais entendu parler de la « prospection ». J’ai découvert ce que c’était. Et il est vrai, qu’au début, je n’étais pas très à l’aise. Qu’elle que soit sa forme, la démarche est très ingrate : il faut solliciter les prospects, les « enquiquiner » pour se faire connaître, valoriser son service et exister ! Finalement, tout s’est très bien passé. Je suis rapidement devenue chef d’équipe et j’ai passé 10 ans au sein de cette agence.

MS’I : L’immobilier, c’est une révélation ?

A.D : Avec l’immobilier, j’ai tout d’abord découvert le plaisir du contact humain. On rencontre tellement de monde. Au contact des autres, je me suis quelque peu révélée … Par la suite, maîtrisant davantage mon sujet, j’ai pris de l’assurance et le plaisir qui en découle. Dans ce marché parisien, notre objectif est de capter les vendeurs. Lorsque l’on parvient à gagner leur confiance, malgré la concurrence, c’est très satisfaisant.

Dans la mesure où cela fonctionnait, le métier de négociatrice était pour moi très agréable. Et lucratif : peu de conseillers parviennent à tirer leur épingle du jeu et à bien gagner leur vie. Au sein d’une agence immobilière, on bénéficie aussi d’une forme d’indépendance et de liberté que l’on ne trouve nul part ailleurs et qui n’a pas de prix.

MS’I : Qu’est-ce qui vous a poussé à vous lancer ?

A.D : Au bout de 10 ans dans une agence, il faut le reconnaître : on en a fait le tour. Il est temps de se renouveler. J’aurais presque dû partir avant. Mais c’était une prison dorée : tout se passait bien, je gagnais bien ma vie, il n’y avait aucune raison de remettre tout cela en question. Néanmoins, je rêvais d’une indépendance plus totale encore. D’où le choix de mon modèle : j’ai décidé de créer à Levallois, un secteur que je connaissais sur le bout des doigts, « Adresse en ville », une agence immobilière entièrement digitale sans vitrine ni collaborateur. Je suis seule à la barre et seule « négociatrice ». J’avais hésité à ouvrir une agence classique mais, il y a 9 ans, j’étais déjà convaincue que le secteur était prêt pour le passage au numérique. Aujourd’hui, je suis encore étonnée qu’il n’y ait pas davantage de structures en ligne. Le modèle est strictement identique à celui des agences « physiques », boutique et perte de temps en moins. Il y a beaucoup de mandataires mais cela n’a rien à voir !

MS’I : Qu’est-ce qui caractérise votre méthode de travail ?

A.D : Ce que je propose est très différent : je suis aux petits soins pour mes clients. Je privilégie une transparence et un reporting régulier de mes actions auprès des vendeurs. Je suis plutôt très rigoureuse et ne compte pas mes heures. Mon obsession, c’est de réaliser mes missions et que mes clients soient satisfaits. Je m’investis autant dans la promotion d’un studio que d’un grand appartement familial. Ceux qui viennent me voir veulent échapper au côté « abattage » des grosses enseignes, ainsi qu’au côté « requin » que véhicule encore le métier, même si l’image des professionnels tend à s’améliorer.

MSI : Auriez-vous imaginé une telle réussite ?

A.D : Levallois-Perret est un secteur hyper concurrentiel : il y a de grosses franchises, de gros indépendants, beaucoup d’agences… Mais je n’ai jamais douté. Lorsque je me suis installée seule, beaucoup ont pensé, qu’avec ce modèle, j’allais me planter. Force est aujourd’hui de reconnaître que j’existe. Ma réussite, c’est un cocktail d’ingrédients : j’ai l’expérience, un discours posé, clair, concis, une connaissance parfaite de mon secteur, des attentes et comportements de mes clients que je sais accompagner et rassurer dans un processus parfois stressant au regard des montants engagés… Les Avis de mes clients satisfaits sont ceux qui parlent le mieux de moi ! Mon modèle rassure également ceux qui sont inquiets à l’idée de passer par une agence immobilière.

Depuis 4 ans, je ne fais plus aucune prospection. Grâce au bouche à oreille et au retour de mes anciens clients, je réalise le chiffre d’affaires d’une agence de taille moyenne qui compte 3 conseillers.

MS’I : Un conseil à ceux qui démarrent dans l’immobilier ?

A.D : Il faut avoir de la patience. Ne pas envisager l’immobilier comme un Eldorado mais bien comme un métier qui nécessite formation puis expérience. Ceux qui démarrent s’attendent à gagner tout de suite 5 000 €/mois. Beaucoup de négociateurs jettent l’éponge trop tôt … C’est un métier qui s’apprend et ça prend du temps !

 

Alexia Delage, fondatrice d’Adresse en ville
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