Le 4e Baromètre Arthur Loyd révèle que les villes françaises sont inégales face à la crise

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Le 4e Baromètre Arthur Loyd de l’attractivité des métropoles françaises et du dynamisme des territoires tord le cou aux idées reçues et révèle une fracture territoriale qui se creuse. Pour la première fois, les premiers effets de la crise économique actuelle sur l’emploi sont analysés par territoires. Le résultat dessine une carte de France à plusieurs vitesses !

La crise sanitaire de la Covid-19 entraîne un choc inédit sur l’économie Française. Alors que l’économie est mise sous perfusion et que les restrictions de déplacements tendent à se maintenir dans le temps, le mode de vie urbain est remis en question. Les grandes villes ont-elles perdu de leur attrait ?

Le 4e Baromètre Arthur Loyd de l’attractivité des métropoles françaises et du dynamisme des territoires tord le cou aux idées reçues et révèle une fracture territoriale qui se creuse. Pour la première fois, les premiers effets de la crise économique actuelle sur l’emploi sont analysés par territoires. Le résultat dessine une carte de France à plusieurs vitesses :

  • Les départements ruraux et petites villes sont en souffrance avec une hémorragie démographique et une économie en berne. Ils subissent la crise de plein fouet en connaissant les plus fortes destructions d’emplois.
  • A l’inverse, les grandes métropoles régionales sortent leur épingle du jeu. Plus attractives que jamais, elles sont à l’origine de 80% de la hausse de l’emploi depuis 10 ans. Elles sont le moteur des évolutions structurantes pour l’économie française, et détiennent les clés de la reprise.
  • Exception sur la carte, Paris, pourtant fer de lance de l’économie française, encaisse un choc historique et perd graduellement.

Les Délaissées » : les zones rurales et villes moyennes décrochent

Les territoires ne sont pas égaux face à la crise. Pour la première fois, l’étude Arthur Loyd observe les destructions d’emplois par départements et fait ressortir une carte teintée de zones d’ombres : les départements ruraux, ou qui ne possèdent pas de grands pôles métropolitains sur leur territoire, ont moins bien résisté à la crise. Par exemple, des départements comme l’Aube, l’Allier, l’Indre, la Haute-Marne, la Vienne, les Vosges, le Calvados, la Nièvre, ou la Haute-Corse perdent en moyenne 4% d’emplois au 1ersemestre 2020, soit 0,6 point sous la moyenne nationale (-3,4%).

Cette fraction de la France, celle des espaces ruraux et des villes petites et moyennes, est à l’origine de seulement5% des créations nettes d’emplois en France au cours des 10 dernières années, alors qu’elle représente76%du territoire national. Au-delà des indicateurs économiques, plus de la moitié de ces territoires sont victimes d’une véritable hémorragie démographique et peinent à attirer, voire retenir leurs habitants.

 « Une conséquence directe de politiques publiques qui, depuis 20 ans, en rationalisant la dépense de l’Etat dans les territoires, ont privilégié l’essor des grandes métropoles. En favorisant la concentration, en quelques localisations clés, populations qualifiées, entreprises, et capitaux, les politiques publiques ont répondu au challenge de la concurrence mondiale et au défi de générer de la croissance économique », déchiffre Cevan Torossian, Directeur du département Etudes & Recherche d’Arthur Loyd.

Vers une intensification de la déprime économique et de la saignée démographique de certains territoires

La crise actuelle s’abat sur des territoires déjà fragilisés par les effets structurels de la désindustrialisation de l’économie française.

Cevan Torossian commente :« D’année en année, notre Baromètre avertit sur la situation inquiétante des petites villes et des espaces ruraux. Déjà face à un plafond de verre, ces territoires ne se sont jamais relevés de la crise de 2009. Aujourd’hui, la crise actuelle ne fait qu’amplifier les difficultés structurelles de ces grands oubliés de la mondialisation. » Parmi ces territoires, citons Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire), Saint-Dizier (Haute-Marne), Morlaix (Finistère), ou encore Châteauroux (Indre).

Confinement et télétravail, un espoir pour les campagnes ? Cevan Torossian répond : « L’exode urbain du premier confinement est une belle illustration de l’amour des français pour la campagne, mais pas encore une tendance structurelle. Le développement du télétravail ou les nouvelles aspirations de certains citadins pour des lieux de vie plus apaisés pourrait rebattre les cartes et offrir un nouveau souffle au monde rural, mais il est trop tôt pour le dire. »

Les Résilientes » : Les grandes métropoles régionales encaissent le choc

Seules les grandes et très grandes villes françaises tirent leur épingle du jeu. Les départements centrés sur des métropoles de plus 500 000 habitants ont vu leur nombre d’emplois reculer de seulement3%au cours du 1ersemestre 2020. La présence d’une grande aire urbaine a clairement permis d’atténuer le recul de l’emploi salarié. C’est notamment le cas du Bas-Rhin, du Rhône, du Nord, du Loire-Atlantique, et même de la Haute-Garonne, avec Toulouse, qui avec -2,2%, enregistre l’un des plus faibles reculs de l’emploi de France en dépit de la crise importante que traverse le secteur de l’aéronautique.

Les clés de la résilience

Un quasi-monopole de l’emploi lié à la tertiarisation de l’économie

Les métropoles concentrent80 % de la hausse des emplois en France, alors qu’elles ne représentent que10 %du territoire. Une concentration qui s’explique notamment par la mutation de l’économie française vers le tertiaire. Les métropoles les plus dynamiques ont pour trait commun d’avoircréé les conditions d’accueil de ces nouveaux emplois tertiaires, avec une offre immobilière de bureaux adaptée à l’implantation des entreprises. Les nouveaux quartiers d’affaires, tels « La Part-Dieu » àLyonou « Euralille » àLille, ont par exemple envoyé le signal de territoires « business friendly » aux grands décideurs économiques.

Une posture de nouvel eldorado pour les startups

Les collectivités locales ont déployé des efforts importants pour accueillir les entreprises innovantes et les accompagner dans leur croissance, en proposant incubateurs, accélérateurs, mentorat et prêts. Elles ont aussi su proposer des coûts compétitifs (loyers, fiscalité locale) qui les ont rendu attractives.

2019 marque ainsi une inversion historique :pour la première fois, les régions enregistrent une hausse de + 26 % de levées de fonds par les startups, contre seulement +7 % en Ile-de-France. « Faire grandir une idée novatrice en région sans passer par la « case Paris », voilà une évolution majeure en France au cours de ces dernières années ! Les métropoles bénéficient à plein de la digitalisation de l’économie. Et les labélisations telle que French Tech sont l’aboutissement d’actions publiques volontaristes qui ont amené à décupler la vitalité des écosystèmes régionaux et changer le regard des investisseurs», précise Cevan Torossian.

De grands projets urbains qui ont augmenté l’attractivité 

L’attractivité dont bénéficient aujourd’hui les métropoles régionales est le fruit de grands chantiers de modernisation, initiés depuis 20 ans :

  • Embellissement et piétonisation des villes afin d’offrir un meilleur cadre de vie aux habitants, comme les secteur de la « Grande-Île » à Strasbourg, « l’Écusson » à Montpellier, ou plus récemment, l’axe Siam / Jaurès à Brest.
  • Réhabilitation ou construction de quartiers multifonctionnels à l’image de « l’Ile de Nantes », « Euro Rennes », ou encore, les « Bassins à Flots » à Bordeaux.
  • Amélioration de l’offre de transports par la mise en service de nombreuses lignes de tramway comme à Grenoble, Dijon, Caen, Angoulême, ou plus récemment, Nice, qui s’efforce de combler son retard en la matière, et rejoint le club très fermé des villes françaises dont l’aéroport est directement connecté au centre-ville par les transports de type tramway ou métro.

« Au cours des 20 dernières années, les métropoles régionales ont attiré les populations et notamment celles diplômées, ont massivement investi dans des infrastructures, se sont transformées et tertiarisées. Elles disposent donc des atouts pour leur permettre de capter la croissance future, et constituer demain le fer de lance de la reprise économique française », conclut Cevan Torossian.

L’exception parisienne : la ville-monde perd de son attrait

Paris, un solde migratoire en berne et un choc économique historique… Le solde migratoire de l’Ile-de-France est négatif depuis 30 ans. Chaque année, ce sont 200 000 franciliens qui partent ou retournent s’installer en région. Et si la fuite des parisiens n’est pas un phénomène nouveau, les indicateurs économiques montrent que Paris accuse historiquement le coup de la crise.

En effet, la capitale voit l’emploi reculer de 4,1%, une baisse plus forte que la moyenne française, et remporte la « palme » des destructions nettes d’emplois par département en France, avec62 000 postes en moins, en seulement 6 mois. Cette chute brutale s’explique en observant les secteurs d’activité particulièrement touchés par cette crise sanitaire : le tourisme, les congrès, l’hébergement-restauration, l’évènementiel, la culture ou l’intérim, qui représentent habituellement un volume d’emplois important à Paris.

« Il est inédit de voir la capitale aussi fortement, et surtout, rapidement touchée par une crise économique, à l’inverse de la précédente crise financière de 2008-2009 », commente Cevan Torossian.

L’Île-de-France reste un pilier de l’économie du pays

Paris a certes un « genou à terre » avec la crise de la Covid-19, mais la région-capitale demeure toujours un moteur de l’économie du pays. Ainsi, l’Ile-de-France, qui a généré près de 480 000 créations nettes d’emplois au cours des 10 dernières années avant l’irruption de cette crise, a démontré sa capacité de rebond grâce à l’extrême richesse de son bassin d’emplois et de son tissu économique.

« Tout comme les métropoles régionales, celle du Grand Paris contribuera de manière significative au rebond de l’économie française lorsque l’épidémie de la Covid-19 sera jugulée. La profondeur unique de son capital humain représente un atout de taille dans la compétition que se livrent les villes-monde », décrypte Cevan Torossian.

Quelles sont les villes à surveiller pour porter la reprise française ? Qui détient la recette de l’attractivité ?

Focus sur les villes championnes de leur classement

Top 3 des très grandes métropoles  

  1. Lyon

Indétrônable ? Oui, la capitale des Gaules résiste encore et toujours à ses challengers. Ses atouts intangibles : 1ermarché des régions pour l’immobilier tertiaire parmi ses rivales, la mieux desservie par les infrastructures de transports et métropole offrant une richesse d’aménités culturelles et de formations dans l’enseignement supérieur sans égale. Elle reprend la 1èreplace à Toulouse pour la thématique de la Connectivité et de l’Innovation. Elle est par exemple la mieux couverte en Très Haut Débit (68 %) et a enregistré le plus grand nombre de levées de fonds réalisées par des startups en 2019. Cependant, elle continue de perdre des places pour les items de qualité de vie. Le coût du logement y a fortement augmenté, la rendant métropole la plus chère de sa catégorie après Nice. Parmi ses concurrentes, elle est également celle dont la qualité de l’air est la moins bonne. Attention à ne pas négliger la qualité de vie qui joue un rôle de plus en plus prégnant dans l’attractivité des métropoles…

  1. Toulouse

Toulouse avait de sérieuses prétentions pour souffler la 1èreplace à la Ville des Lumières, mais elle conserve une très honorable 2ndeplace. Elle pâtit principalement d’un marché immobilier tertiaire faisant grise mine. Ne faisant pas défaut à sa réputation, elle conserve son hégémonie sur les indicateurs économiques et ceuxdu dynamisme démographique et de la présence de talents : nulle autre métropole de sa catégorie ne peut se prévaloir d’une part aussi élevée de diplômés de l’enseignement supérieur parmi sa population. Bien classée également pour la thématique de Connectivité, elle accuse toutefois le coup pour les infrastructures de transport national. En effet, la crise sanitaire a fortement réduit les trajets aériens qui étaient un atout majeur dans l’accessibilité de la métropole, elle se retrouve donc défavorisée par rapport aux métropoles bénéficiant un accès LGV.

  1. Bordeaux

Une 3ème place à laquelle Bordeaux semble assignée malgré un réel dynamisme insufflé par l’arrivée de la LGV en 2017 et ses grands travaux. Une attractivité dont la métropole goûte déjà certains désavantages puisque sa fiscalité locale pour les entreprises a augmenté et s’affiche parmi les moins avantageuses des très grandes métropoles. Son cadre environnemental, son dynamisme démographique et son accessibilité sont de véritables atouts et compensent un retard pour l’Innovation. Elle est en effet l’aire urbaine de sa catégorie la moins couverte en très haut débit, tandis que la présence de cadres dans la fonction de conception & recherche n’est pas son point fort. Elle est également mal placée pour l’Ouverture à l’international, faisant de Bordeaux une ville moins connectée que ses concurrentes.

 Top 3 des grandes métropoles 

  1. Rennes

Rennes double sa rivale de toujours en arrivant pour la première fois à la 1èreplace de sa catégorie ! Joli parcours pour cette métropole qui était 4èmedans l’édition 2017. Cette première place est due à une amélioration de ses résultats en économie et en immobilier tertiaire. L’arrivée de la LGV a stimulé son quartier d’affaires Euro Rennes où la construction d’immeubles de bureaux neufs ont permis l’implantation d’entreprises, comme Biocoop ou la société Niji qui y a déménagé son siège social.  Toutefois, des résultats fluctuants pour sa Qualité de Vie : mieux placée pour son cadre environnemental grâce à une baisse de la pollution, elle perd au contraire des places pour le coût du logement. Elle a vu ses prix résidentiels augmenter, conséquence presque inévitable de son regain d’attractivité.

  1. Nantes

Nantes se fait doubler de peu cette année par sa voisine bretonne. Elle se fait damer le pion quant à son marché d’immobilier tertiaire : moins favorable que celui de Rennes cette année, Nantes souffre également d’une pénurie de bureaux neufs en centre-ville et à Euro nantes, qui alimente la hausse des loyers pour les entreprises. La métropole effectue cependant un sans-faute sur les Performances économiques, son point fort. Nantes est par exemple la seule économie régionale de cette envergure à pouvoir revendiquer plus de 66 000 créations nettes d’emplois dans le secteur privé au cours des dix dernières années. Compétitive pour la connectivité et l’innovation, elle est au coude à coude avec Montpellier pour ces indicateurs, mais s’incline néanmoins pour les infrastructures de transports nationales. La crise sanitaire a eu un impact non négligeable sur son accessibilité aérienne. Avant-dernière pour le coût du logement, Nantes est victime de son succès. Un trait commun pour les métropoles avec une évolution démographique importante ces 20 dernières années.

  1. Montpellier

Montpellier renoue enfin avec le podium après l’avoir manqué de peu l’année dernière. Elle conserve sa 1èreplace pour la thématique Connectivité & Innovation, et améliore son classement dans les trois autres thématiques ! Bien qu’elle enregistre de bons résultats pour l’immobilier tertiaire, elle se positionne dernière pour l’accueil des entreprises en raison d’une fiscalité locale défavorable (par exemple, la cotisation foncière des entreprises a augmenté de 10 points en 8 ans). Cependant, elle demeure très attractive, avec les meilleurs résultats quant au dynamisme démographique. Bénéficiant d’une position géographique avantageuse, elle est d’ailleurs très bien reliée aux autres métropoles par les transports. Avec près de 30 % d’évolution de sa démographie en 20 ans, la pression sur son immobilier résidentiel se fait sentir. Elle est d’ailleurs en dernière position de l’item Coût du logement pour la 4èmeannée consécutive.

Top 3 des métropoles intermédiaires 

  1. Tours

Après avoir échoué au pied du podium l’année dernière, Tours excelle enfin en atteignant pour la première fois la meilleure place. Elle gagne notamment des points en économie puisqu’avec près de 202 000 emplois, elle possède le 2èmeplus grand bassin d’emplois de sa catégorie, un atout pour les entreprises. Ville de congrès et de tourisme d’affaires avant l’irruption de la crise sanitaire, elle obtient également la 1èreplace pour l’item d’Ouverture à l’international. Dernier élément au tableau, sa qualité de vie se dessine en clair-obscur. D’une part des atouts en mobilité locale, avec notamment un taux de congestion des routes faible, mais d’autre part, le charme des bords de Loire font grimper le coût du logement : son marché locatif atteint ainsi les prix de Nantes, pourtant deux fois plus grande…

  1. Orléans

Orléans monte pour la toute première fois sur le podium des métropoles intermédiaires les plus attractives. Bien qu’irrégulière dans ses atouts, elle parvient à se hisser à la 2èmeplace, portée notamment par la vigueur de son marché d’immobilier tertiaire, signe d’une certaine vitalité de son tissu économique. D’ailleurs, l’item de Bilan économique va dans ce sens puisqu’Orléans combine de très bons résultats dans la majorité des indicateurs : faible taux de chômage (6,9 %), fort taux de création d’entreprises et un bassin d’emplois en 3èmeposition de sa catégorie. De plus, elle est bien positionnée pour l’item de dynamisme démographique, dans lequel elle s’impose face à sa rivale Tours. En renforçant son offre de formation, elle est parvenue à mieux se positionner pour l’indicateur du taux de diplômés d’enseignement supérieur parmi sa population. Très accessible depuis la capitale, elle reste néanmoins beaucoup moins bien reliée aux autres métropoles et au reste du territoire.

  1. Brest

Grâce à des performances constantes, la métropole brestoise garde le cap dans une catégorie où la compétition est rude. Elle s’améliore pour les indicateurs économiques, et conquiert même la 1ère place pour cette thématique, traditionnellement sous drapeau clermontois. Elle conserve par exemple l’avantage quant à l’indicateur des Activités Métropolitaines Supérieures dans l’emploi privé : 19 % des effectifs salariés dans des secteurs de pointe. Elle attire aussi les populations, notamment les jeunes, et compte par exemple 14 % d’étudiants parmi sa population, soit plus qu’à Grenoble ou Nantes. Accessible en TGV, elle subit malgré tout une déconvenue sur sa connectivité avec la suppression de nombreuses lignes aériennes suite à la crise sanitaire. Toutefois, 2ème métropole pour la Qualité de vie et ville dont le coût du logement est le plus compétitif de sa catégorie, elle a le potentiel d’attirer de nouveaux arrivants portés par un vent breton favorable.

Top 3 des agglomérations de taille moyenne 

  1. Valence

Valence termine cette année encore la course en pole position de sa catégorie. Les atouts de son territoire, situé entre Vercors et Provence, sont désormais connus et tiennent la comparaison avec des aires urbaines d’une toute autre envergure : une croissance démographique comparable à celle d’Angers ou Orléans, un capital humain qualifié au même niveau que Metz ou Caen, ou encore, une accessibilité digne de certaines grandes métropoles.  D’autres aspects viennent consolider l’attractivité de la capitale de la Drôme : elle dispose du meilleur appareil de formation et d’enseignement supérieur de sa catégorie, et d’aménités urbaines très appréciées (offre culturelle, tables étoilées et mondialement connues, etc). Cependant, Valence cède du terrain cette année sur les thématiques Performances économiques et d’Immobilier tertiaire. Un recul compensé en partie par la meilleure offre de soins de sa catégorie. Un classement qui tombe à pic !

  1. Niort

Capitale française des assureurs mutualistes, Niort se distingue une fois de plus pour ses excellentes performances économiques, qui la placent cette année encore à la 2nde place du classement. Le chef-lieu des Deux-Sèvres présente un taux de chômage parmi les plus bas de France et son économie, fortement tertiarisée pour une agglomération de cette taille, a généré de nombreux emplois dans le secteur privé depuis dix ans : le nombre de postes y a augmenté de 11 %, une performance comparable à… Aix-Marseille !  Dotée d’un campus universitaire bien calibré à sa spécialisation économique et d’un certain dynamisme démographique, Niort bénéficie d’un coût du logement plutôt accessible, aux portes du marais poitevin. Ses handicaps restent néanmoins connus : une Ouverture à l’international en retrait, et une desserte en transports moins efficace que ses concurrentes, bien qu’à 2h de Paris en TGV.

  1. Angoulême

Angoulême retrouve le podium après deux années de disette. Elle parvient à conserver sa 1ère place pour la Qualité de vie tout en améliorant son score dans les autres thématiques. 1ère cette année pour l’item de marché immobilier tertiaire, elle vient marcher sur les plates-bandes de Valence, d’habitude tenante du titre. Elle accuse quelques lacunes pour la thématique de Connectivité, notamment dans l’item Ouverture à l’international, qui l’empêche de se positionner à une meilleure place sur le podium malgré un fort potentiel. Située sur le trajet de la LGV Atlantique, son accessibilité s’est d’autant plus renforcée avec la capitale et les autres métropoles du territoire. Célèbre grâce à son festival de la bande dessinée, elle bénéficie d’un cadre de vie agréable : boisée, ensoleillée, peu polluée. Contrairement à sa comparse bordelaise, elle n’a pas connu de flambée de ses prix d’immobilier résidentiel suite à l’inauguration de la LGV.

 

 

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