Immobilier de luxe : « Le niveau de confiance des acquéreurs reste élevé en dépit de la situation », Julien Breuilh

MySweet'Immo · "Dans le luxe, le niveau de confiance des acquéreurs, reste élevé", Julien Breuilh, Propriétés Le Figaro

Julien Breuilh, directeur des études de Propriétés Le Figaro est l’invité d’Alexis Thiebaut.

Alors que les incertitudes demeurent en ce début d’année, Propriétés Le Figaro a interrogé ses internautes afin de mesurer leur état d’esprit, de mieux décrypter leurs attentes et de mettre en lumière leurs besoins pour faciliter leur prise de décision. Julien Breuilh, directeur des études de Propriétés Le Figaro décrypte les résultats au micro d’Alexis Thiebaut. Voici ce qu’il faut retenir*.

Un niveau de confiance et un optimisme qui restent fort

Si la confiance dans le contexte économique et social en France ou à l’international reste relativement faible – respectivement 26% et 33% – les personnes interrogées semblent plutôt optimistes concernant l’orientation du marché de l’immobilier (56%) et a fortiori celui du prestige (69%). 

Bien que cette dernière tendance soit en baisse par rapport à l’étude de 2019 (-7 pts), elle permet d’expliquer l’appétence toujours intacte des potentiels acquéreurs pour l’immobilier : 66% souhaitent acheter dans les 2 ans et 69% ont le sentiment que la période reste propice à l’acquisition. 

L’immobilier continue donc de représenter une valeur refuge même si les attentes des acquéreurs ont évolué, notamment en raison du confinement. L’achat d’une résidence principale reste prioritaire (57%) mais la volonté d’acquérir une résidence secondaire devient de plus en plus prégnante (31% ; +5pts) en particulier pour un usage personnel.

Envie d’espace, verdure et proximité du littoral deviennent des critères prioritaires pour les acquéreurs

Sans aucune surprise, le triptyque géographique – emplacement, localisation et environnement – occupe le trio de tête des critères principaux pour une prise de décision avec respectivement 59%, 58% et 53% des suffrages.

En revanche, les acquéreurs se montrent de plus en plus désireux d’acquérir une villa (50% ; + 3pts) au détriment d’un appartement, et plébiscitent davantage la Normandie et la Bretagne (26% ; +3pts) ainsi que la Provence (14% ; +2pts).

La présence d’un jardin revêt également un caractère prioritaire depuis le premier confinement (16%). L’étude note par ailleurs que le budget des acquéreurs pour acheter le bien de leurs rêves est sensiblement plus élevé qu’en 2019 : près d’un acquéreur sur 5 dispose d’un budget d’1.5 millions d’euros (+ 3pts). 

Compte tenu de ce budget et d’attentes de plus en plus affirmées, les acquéreurs ont donc besoin de bénéficier de nouveaux services pour prendre leur décision d’achat de manière sereine. La demande de géolocalisation demeure à un niveau élevé (79%) et la présence d’un descriptif textuel et visuel du bien est fortement souhaitée.

Quelques incertitudes pèsent néanmoins sur le marché de l’immobilier

Malgré des taux d’intérêt qui restent bas et qui continuent de soutenir le marché, une majorité des personnes interrogées ont une perception dégradée des déterminants conjoncturels ou structurels pouvant impacter en 2021 le marché de l’Immobilier de prestige

L’attractivité de la France et de Paris (63% ; -11pts), le contexte sanitaire (29% ; -11pts), et les prix de l’immobilier (58% -9pts) subissent les plus fortes baisses. La conviction qu’il existe aujourd’hui une bulle immobilière en France (67%) ou à Paris (74%) est encore palpable, et le logement Parisien n’apparait plus comme le placement le plus rentable. 

Si le logement à l’échelle nationale demeure attractif (30% ; + 3pts), ce sont désormais les actions (35% ; + 10pts) qui séduisent les potentiels investisseurs.

« Avec la crise sanitaire et économique, ainsi que les confinements ou autres couvre-feux successifs, l’immobilier de prestige joue non seulement un rôle de valeur refuge au sens figuré, pour investir, mais plus que jamais celui de valeur refuge au sens propre, permettant de concilier protection et liberté. Les Français les plus aisés ne s’y trompent pas, en plébiscitant « l’art de vivre à la française », incarné depuis plus de 30 ans par Propriétés Le Figaro », conclut Thibaut Gemignani, Directeur Général et Directeur de la Publication de Propriétés Le Figaro.

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